Cover Journal de visionnage : 2025 (+ Avis)
Liste de

57 films

créée il y a environ 2 mois · modifiée il y a environ 15 heures
L'Homme qui en savait trop
6.6

L'Homme qui en savait trop (1934)

The Man Who Knew Too Much

1 h 15 min. Sortie : 1 mars 1935 (France). Policier

Film de Alfred Hitchcock

KiraYagami a mis 6/10.

Annotation :

01/01

On démarre 2025 avec comme chaque année un nouveau Hitchcock, et ici on part sur un film qui m'intriguait depuis un moment, puisque j'avais déjà vu son remake il y a de longues années (en 2016, putain le coup de vieux encore). Je n'ai pas trop de souvenirs du remake, mais en découvrant l'original, je comprends pourquoi Hitchcock a ressenti le besoin de revoir sa copie. C'est loin d'être un mauvais film, structurellement il marche bien, on a quelques séquences d'anthologie (la séquence dans le Royal Albert Hall notamment), c'est drôle (beaucoup plus qu'on ne pourrait l'imaginer), et il y a des éléments d'écritures qui m'ont pris au dépourvu (un bête setup payoff en particulier est d'une simplicité folle mais efficace).

En plus de tout ça, on a Peter Lorre au casting, et ce type a une vraie gueule de cinéma, une aura folle qui en fait un méchant iconique dès qu'il apparaît quelque part. Malheureusement le reste du casting ne suit pas, les personnages manquent de charisme et ne sont pas super bien écrit de façon à ce qu'on puisse les distinguer facilement. De plus, Hitchcock n'est pas encore totalement au point en terme de réalisation, malgré comme je l'ai dit plus haut des séquences excellentes, il y a, particulièrement dans la première partie, pas de mal de moments qui sont légèrement déroutant dans l'instant, sans rien gâcher de l'ensemble heureusement.

Bref, c'est loin d'être son meilleur film, mais ça reste intéressant à découvrir, c'est pas trop long et même un Hitchcock "moyen" reste plaisant à voir, et comme toujours une belle façon de commencer une nouvelle année de cinéphilie.

Kié la petite peste
6.7

Kié la petite peste (1981)

Jarinko Chie

1 h 45 min. Sortie : 9 février 2005 (France). Animation, Comédie, Jeunesse

Long-métrage d'animation de Isao Takahata

KiraYagami a mis 6/10.

Annotation :

01/01

J'avance dans la filmographie de Isao Takahata, le cofondateur du Studio Ghibli, et avant de m'attaquer à son travail au sein du studio, je tenais quand même à voir ce qu'il nous avait offert juste avant. L'an dernier, Goshu le violoncelliste avait été une magnifique surprise, malheureusement il n'en est pas de même pour ce film. C'est mignon, les personnages sont attachants (à part le père, lourd comme c'est pas permis, et même si c'est intégré à l'intrigue, c'est fatiguant à la longue), c'est drôle et assez adulte dans ses thèmes en dépit de son design enfantin. Le personnage de Kié est une superbe création aussi. J'aurais sans doute aimé encore plus le film s'il était moins long et/ou mieux rythmé, mais là ça traîne en longueur. Et je me demande aussi si ça n'était pas prévu pour être le premier d'une série de films, ou pour introduire un animé, car la fin est très ouverte, presque trop.

Wish - Asha et la bonne étoile
5.1

Wish - Asha et la bonne étoile (2023)

Wish

1 h 35 min. Sortie : 29 novembre 2023 (France). Animation, Aventure, Fantastique

Long-métrage d'animation de Chris Buck et Fawn Veerasunthorn

KiraYagami a mis 6/10.

Annotation :

01/01

Un Disney qui s'en est pris plein la gueule, j'en comprends certaines raisons, notamment l'animation pas terrible, même si pour une fois Disney faisait un effort pour varier son style, ça ne fonctionne pas vraiment. L'histoire est quant à elle très classique, une gentille qui veut faire le bien, un méchant qui veut faire le mal, et quelques comic relief autour, dont un animal qui parle, évidemment c'est vu et revu, mais c'est loin d'être désagréable, au contraire même, ça se suit sans le moindre effort. Pour une fois on a un réel méchant qui n'est pas révélé sur la dernière partie du film, mais c'est aussi un peu dommage que le personnage soit si peu mémorable au final. Et puis les chansons ne restent pas forcément en tête, mais elle sont efficaces pendant le film. C'est clairement pas un film marquant, loin de là, mais c'est tout à fait correct, le seul truc qui est con c'est que Disney ait décidé de célébrer son 100ème anniversaire avec un film aussi insipide, mais s'ils ont fait bien mieux, ils ont aussi fait LARGEMENT pire.

Bird
7

Bird (2024)

1 h 59 min. Sortie : 1 janvier 2025 (France). Drame

Film de Andrea Arnold

KiraYagami a mis 6/10.

Annotation :

02/01 (vu au cinéma)

Barry Keoghan dans le rôle de sa vie, celui d'un père indigne. Mais parlons plutôt du film... Blague à part, c'est typiquement le genre de film qui n'est pas fait pour moi. Il y a un réalisme trop puissant dans la misère qu'on voit à l'écran que ça devient trop compliqué pour moi de prendre un minimum de plaisir devant le film, et ce malgré l'inclusion de quelques éléments fantastiques. Il y a un petit côté Miyazaki live action dans certaines séquences, mais visuellement, ça manque cruellement de magie et tout ce qu'on a devant nous c'est le vrai monde, ce qui est un peu lourd à la longue. J'ai eu un problème avec la façon dont c'était filmé, autant quand la caméra ne bougeait pas c'était magnifique, mais dès qu'elle était en mouvement l'image était ultra flou et me filait mal à la tête, mais je suis incapable de dire si c'est le film lui-même ou ma vue qui se dégrade salement. Sinon pour une note plus positive, les acteurs sont très convaincants, que ce soit Nykiya Adams qui a la dure tâche de porter le film, Barry Keoghan qui doit offrir une certaine profondeur à un personnage en apparence assez vide, ou Franz Rogowski qui arrive à rappeler l'innocence d'un Robin Williams alors que mal joué son personnage aurait pu passer pour un gros pointeur.

Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon
7.7

Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon (1970)

Indagine su un cittadino al di sopra di ogni sospetto

1 h 55 min. Sortie : 16 octobre 1970 (France). Policier, Drame

Film de Elio Petri

KiraYagami a mis 7/10.

Annotation :

02/01

Retour au cinéma italien après le traumatisme du voleur de bicyclette, et là c'est beaucoup plus sur ma longueur d'onde. Le film est à mi-chemin entre le thriller hitchcockien et une grosse satire politique qui se prend très au sérieux. Si le côté hitchcockien fonctionne à merveille, avec le twist qu'il cherche à se faire attraper et non pas échapper à son crime, la satire politique est plutôt inconstante, parfois glorieuse (la séquence finale notamment), mais souvent trainant un peu en longueur au milieu du film. Une belle découverte donc, mais vu les 30 premières minutes j'aurais pensé qu'on aurait déjà un sacré concurrent pour mon top 10 de 2025, et donc une très légère déception au bout du compte.

Wallace et Gromit - Le Mystère du Lapin-garou
7.1

Wallace et Gromit - Le Mystère du Lapin-garou (2005)

Wallace and Gromit: The Curse of the Were-Rabbit

1 h 25 min. Sortie : 12 octobre 2005 (France). Animation, Comédie

Long-métrage d'animation de Nick Park et Steve Box

KiraYagami a mis 7/10.

Annotation :

03/01 (revisionnage ; +1)

Quel pied ce film, une histoire simple mais tellement bien racontée, les gags sont efficaces, c'est bien rythmé, et puis il a un charme incroyable avec ce stop motion en pate à modeler qui sent bon l'artisanat et la passion (les empreintes digitales sur les modèles c'est une touche inimitable par exemple).

Wallace et Gromit - La Palme de la Vengeance
7.1

Wallace et Gromit - La Palme de la Vengeance (2024)

Wallace & Gromit: Vengeance Most Fowl

1 h 19 min. Sortie : 3 janvier 2025 (France). Animation, Aventure, Comédie

Long-métrage d'animation de Nick Park et Merlin Crossingham

KiraYagami a mis 7/10.

Annotation :

03/01

On retrouve le charme du premier film, avec cette fois-ci un méchant bien marquant, l'animation en stop motion est toujours aussi belle (même si "trop" belle par moments, où ça ressemble juste à de l'animation classique, mais dès qu'on est sur des plans plus serrés on peut retrouver tous les détails de pate à modeler qui font le charme des Aardman. Un film qui ne réinvente pas la formule du studio, mais a-t-elle besoin de l'être ?

L'Inconnu du lac
6.6

L'Inconnu du lac (2013)

1 h 40 min. Sortie : 12 juin 2013 (France). Drame, Thriller, Érotique

Film de Alain Guiraudie

KiraYagami a mis 6/10.

Annotation :

03/01

Depuis le visionnage de Miséricorde, le dernier film de Guiraudie n'a pas cessé de me travailler tellement il est riche thématiquement. Quelques mois plus tard, c'est vers son film le plus connu que je me tourne, en espérant y retrouver la même richesse. Pendant la première partie du film, ça fonctionne à merveille, d'abord dérouté par les lieux et cet aspect huis clos à ciel ouvert, on finit par s'y attaché et ça devient presque un personne à part entière. En parlant de personnages, le fait de ne les voir que dans ce contexte rajoute de la saveur à ce récit car jamais nous ne saurons qui ils sont réellement. On expérimente donc ce lieu, ses codes, sa routine, et une nudité masculine qu'on ne voit jamais autant représentée, avec plein de types de corps différents et sans jugement du réalisateur. Jusque là tout va bien, mais le film est aussi un thriller, et c'est là que ça commence à mal tourner pour moi, si l'attirance entre le personnage principal et le tueur est très intéressante à voir, l'intrusion d'un élément policier va venir refroidir un peu un récit qui se suffisait à lui-même jusque-là, et même si c'est dans la thématique, cet élément extérieur qui s'introduit dans ce milieu si parfaitement codifié gâche un peu tout pour pas grand chose, comme s'il fallait absolument rappeler au spectateur ce qui est moral ou non. Enfin, c'est un film qui ne sait pas se conclure, et je trouve la fin assez paresseuse. Intéressant dans l'ensemble, mais pas très marquant en ce qui me concerne.

Les Trois Âges
7

Les Trois Âges (1923)

Three Ages

1 h 04 min. Sortie : 24 septembre 1923 (États-Unis). Comédie, Muet, Romance

Film de Edward F. Cline et Buster Keaton

KiraYagami a mis 6/10.

Annotation :

04/01

Un concept intéressant, divisé en trois périodes historiques, mais ça manque de gags marquants, et en dehors de la course de chariots avec des chiens, c'est assez convenu, même si pas désagréable du tout, ce sera vite oublié en ce qui me concerne.

Transit
5.8

Transit (2018)

1 h 41 min. Sortie : 25 avril 2018 (France). Drame

Film de Christian Petzold

KiraYagami a mis 8/10.

Annotation :

04/01

Un film brillant dans sa construction, Petzold prend une histoire se passant en pleine Seconde Guerre Mondiale mais qui se passe à notre époque, c'est déroutant, mais ce côté intemporel est la plus grande force du film (en plus de nous rappeler à quel point l'Histoire est amenée à se répéter). C'est presque une histoire de fantômes, on y suit des âmes qui errent, en attendant d'être éventuellement sauvées, mais constamment dans la peur. Si la menace "directe" prend assez vite du recul dans le film, elle reste dans les esprits de chaque personnage, et toutes leurs actions, leurs mots, sont conditionnés par ça, et par l'extrême solitude qu'ils ressentent tous. Et puis on a le magnifique Franz Rogowski au centre de tout ça, dont le dilemme interne représente tout l'enjeu du film. Ayant envie d'explorer un peu plus le cinéma de Petzold, c'est une belle façon de me motiver pour la suite.

Le Cercle rouge
7.8

Le Cercle rouge (1970)

2 h 20 min. Sortie : 20 octobre 1970 (France). Policier, Thriller, Drame

Film de Jean-Pierre Melville

KiraYagami a mis 8/10.

Annotation :

04/01

Nouveau Melville, et nouvelle leçon de mise en scène comme à chaque fois que je découvre un des films de ce maître du cinéma. Il n'a pas besoin de dialogues sans fin pour nous présenter ses personnages, tout se fait intelligemment via les visuels, la mise en scène, le montage, les regards et mouvements des acteurs, c'est tout un travail d'ambiance qui se met tranquillement en place, et avant même qu'on puisse s'en rendre compte, on est déjà dans l'acte final du film, avec cette longue séquence de casse assez jouissive à voir. Les casses au cinéma, c'est le genre de truc que seul un incapable peut rater tellement c'est intéressant, que celui-ci soit réussi ou non, qu'on connaisse le plan à l'avance ou non, que les personnages soient compétents ou non, il y a toujours un élément pour attirer notre attention, et ici Melville s'en donne à coeur joie, nous donnant suffisamment d'informations pour qu'on puisse comprendre l'enjeu global, mais pas assez pour qu'on puisse être au même niveau que les personnages, et ça marche à la perfection, donnant lieu à une des plus belles séquences de casse qui soit. Melville s'entoure d'un paquet d'acteurs charismatiques en plus, l'ensemble roule tout seul pour nous donner un excellent film, et très bien rythmé, qui fait que les 2h20 passent en un clin d'oeil.

Ondine
6.2

Ondine (2020)

Undine

1 h 30 min. Sortie : 23 septembre 2020 (France). Drame, Romance

Film de Christian Petzold

KiraYagami a mis 7/10.

Annotation :

05/01

Petzold adapte ici un mythe plus ou moins connu (je vais pas faire genre que je suis un expert, je découvre complétement), et décide de s'entourer une nouvelle fois de Paula Beer et de Franz Rogowski. Les deux ont une superbe alchimie et sont magnifiques devant sa caméra. C'est un film qui opère comme une romance classique avec seulement quelques moments de fantastique qui s'introduisent là où on ne les attend pas forcément, mais qui ne sortent pas de nulle part. La scène de rupture au début du film est non seulement une parfaite introduction au film, au personnage de Paula Beer, mais aussi à l'aspect mythologique de l'oeuvre via certains choix de dialogues. Et encore une fois, si l'oeuvre est contemporaine, Petzold choisit de ne pas lui donner de placement précis dans le temps. Une belle réussite encore, et ça va me motiver à creuser un peu plus son oeuvre, car c'est un artiste très intéressant.

Barbara
6.7

Barbara (2012)

1 h 45 min. Sortie : 2 mai 2012 (France). Drame

Film de Christian Petzold

KiraYagami a mis 7/10.

Annotation :

05/01

Petzold s'attaque ici à la séparation Est/Ouest de l'Allemagne, et c'est clairement le genre de film qui mériterait d'avoir un minimum de contexte historique pour l'apprécier pleinement. Il fonctionne même quand on est teubé comme moi, car l'histoire en elle-même est simple et va droit au but, mais je suis sûr qu'il serait encore plus impactant en faisant 2/3 recherches sur cette période là. Nina Hoss est incroyable comme à son habitude, et son duo avec Ronald Zehrfeld marche du tonnerre, car on ne sait jamais sur quel pied danser avec lui, le film étant suffisamment flou tout en nous donnant assez d'informations pour nous donner envie de lui faire confiance. C'est un thriller assez froid qui va se permettre de jouer avec certains codes du film d'espionnage, et va nous mettre face à la terrible situation vécue en Allemagne de l'Est. Puis Petzold oblige, il sait conclure ses films de façon marquante tout en déjouant nos attentes.

Amistad
6.3

Amistad (1997)

2 h 35 min. Sortie : 25 février 1998 (France). Historique

Film de Steven Spielberg

KiraYagami a mis 6/10.

Annotation :

06/01

Un film compliqué car on est en droit de se demander ce qui a inspiré Spielberg à faire ce film, à raconter cette histoire. Sans être mauvais, ni quelconque, l'ensemble est tout de même sacrément bordélique. Déjà le film n'a pas réellement de protagoniste, on pourrait à tort penser qu'il s'agit du personnage de Djimon Hounsou, autour duquel gravite le coeur émotionnel de l'histoire, mais il est très souvent mis de côté au profit de Matthew McConaughey, qui joue l'avocat défendant sa cause. Comme Spielberg n'a pas l'air de vouloir tomber dans les travers du film de white savior, il n'ose pas non plus en faire le protagoniste. Le film alterne entre les deux, on pourrait se dire que c'est juste un film avec deux protagonistes, mais dans les faits non. C'est rempli d'excellents moments de cinéma, en terme d'émotion ou d'action, voire les deux, après tout Spielberg n'est pas un pitre derrière une caméra, et ça pourrait être un film sacrément solide s'il durait 1h45. Le soucis, c'est qu'après avoir atteint une conclusion solide et logique, on a le droit à un épilogue qui s'éternise comme c'est pas permis, avec à l'intérieur un monologue interminable d'Anthony Hopkins (qui met de côté Hounsou et McConaughey). Du coup on se retrouve avec un film de 2h30 qui est bordélique comme c'est pas permis, et beaucoup trop long.

Madagascar
6.2

Madagascar (2005)

1 h 26 min. Sortie : 22 juin 2005 (France). Animation, Aventure, Comédie

Long-métrage d'animation de Eric Darnell et Tom McGrath

KiraYagami a mis 6/10.

Annotation :

07/01 (revisionnage ; +1)

Premier visionnage depuis TRES TRES longtemps, c'est pas désagréable, certains gags marchent bien, d'autres moins, c'est bien rythmé, ça passe vite. En soit c'est un film tout à fait satisfaisant, même si c'est le cliché total du film Dreamworks, entre le chara design rudimentaire, le casting des célébrités du moment pour jouer les personnages principaux (tu sais que Friends vient de se conclure car David Schwimmer joue la girafe), les références incessantes à la pop culture, sans oublier (ce qui vient avec le succès du film) la franchisation du truc. Mais bon, encore une fois on passe un bon moment, et il y a désormais un petit aspect nostalgique.

The Order - La confrérie de l'ombre
6.4

The Order - La confrérie de l'ombre (2024)

The Order

1 h 54 min. Sortie : 7 février 2025 (France). Policier, Drame, Thriller

Film de Justin Kurzel

KiraYagami a mis 6/10.

Annotation :

07/01

Thriller adapté d'une histoire vraie, ça se déroule dans les années 1980. Je précise car con comme je suis, avec la photo très moderne et le fait qu'on soit dans le trou du cul des USA, je pensais que ça se passait de nos jours, je trouvais ça un peu bizarre qu'un nazi soit là en mode "d'ici 10/15 ans on aura certains d'entre nous au pouvoir", comment ça dans 10/15 ans ? T'as vu qui vient d'être réélu ? En plus le fils du nazi joué par Nicholas Hoult s'appelle "Clinton", et pour un nazi je trouvais ça bizarre et je comprenais pas vraiment le film. Puis à un moment la date s'est affichée et je me suis juste rendu compte que je suis trop teubé pour mon bien. Le film en lui-même ? C'est du Kurzel, j'accroche pas du tout à son cinéma que je trouve d'une fadeur folle, sur le papier on a un thriller bien sombre avec des personnages non manichéen des deux côtés, ça pourrait être glorieux, mais on se fait chier la plupart du temps. Le film est sauvé par ses acteurs, notamment un Jude Law hanté, et qui arbore une glorieuse moustache, mais ça ne décolle jamais vraiment, et le commentaire politique laisse un peu à désirer (pourtant le bandeau de fin relie bien à l'actualité, mais un Spike Lee l'a fait 1000 fois mieux dans Blackkklansman notamment).

La Chambre d'à côté
6.3

La Chambre d'à côté (2024)

The Room Next Door

1 h 47 min. Sortie : 8 janvier 2025 (France). Drame

Film de Pedro Almodóvar

KiraYagami a mis 7/10.

Annotation :

11/01 (vu au cinéma)

Mon deuxième Almodovar après Julieta, son premier long en anglais, bref compliqué pour moi de le situer dans sa filmo pour l'instant, mais on sent clairement que c'est un film espagnol, notamment dans les dialogues. Almodovar s'entoure ici de deux des plus grandes actrices de leur génération, Julianne Moore et Tilda Swinton, et évidemment, elles délivrent comme il faut, en dépit encore une fois de dialogues qui ne sonnent pas vraiment naturels (particulièrement dans la première partie du film). Esthétiquement c'est superbe, que ce soit les grands espaces ou les jeux de couleurs, c'est très soigné, jusque dans le maquillage et la garde robe des actrices, c'est un film qui a le sens du détail. Maintenant je dois quand même avouer qu'il m'a laissé sur ma faim, il met du temps à démarrer, et quand il démarre réellement, j'ai du mal à ressentir toutes les émotions que le film aimerait nous faire ressentir (et ce qui n'aide pas c'est quand le film essaie de jouer avec nos émotions, sauf qu'il y a un côté prévisible à ce moment là qui fait que je n'ai rien ressenti). C'est un film sur l'acceptation du deuil, mais qui manque de "panache" dans son propos, sur un sujet similaire j'ai préféré Blackbird. Sinon au-delà des deux actrices principales, j'ai bien apprécié le personnage de John Turturro qui semble être écrit pour me rendre hommage, entre son amour pour Julianne Moore, sa haine du néolibéralisme et de l'extrême droite, et son pessimisme pour le futur, je me suis senti représenté comme rarement devant un film. Reste que pour un film sur lequel je suis mitigé, j'ai apprécié la proposition, et ça me donne envie d'explorer un peu plus Almodovar dans le futur.

La Résidence
6.9

La Résidence (1969)

La Residencia

1 h 39 min. Sortie : 9 août 1972 (France). Thriller, Épouvante-Horreur

Film de Narciso Ibáñez Serrador

KiraYagami a mis 6/10.

Annotation :

11/01

Premier film de ce FFSC next gen, proposé par Cerell, il avait tout pour me plaire sur le papier, c'est un proto-giallo espagnol, dont Suspiria s'est très clairement inspiré. Et s'il n'atteint pas le niveau de maestria du film d'Argento, il reste quand même très intéressant pour un film qui semble presque oublié, même moi je n'en avais jamais entendu parlé avant qu'il soit vu par cerell, ce qui en terme d'horreur est assez rare pour être souligné. J'ai particulièrement apprécié le travail du réalisateur derrière une caméra très dynamique, ainsi que le montage, notamment pour certaines transitions, qui contribue à donner une atmosphère très (dé)plaisante. J'ai aussi adoré les décors gothiques de cette école, et le fait qu'on devienne nous aussi prisonnier des lieux. Les personnages sont de gros archétypes mais fonctionnent pour la plupart. Mais j'ai deux problèmes qui m'ont empêché d'adhérer totalement au film. Le premier est presque accessoire, c'est que pour un film d'horreur, ça manque d'horreur, pas niveau sang ou quoi que ce soit, mais en terme de ressenti, le fait d'en savoir plus que les personnages sur ce qu'il se passe n'aide pas. Ensuite, et surtout, ça avance trop vite, les personnages me plaisent, j'aimerais passer plus de temps avec elles avant qu'il ne leur arrive quelque chose, et que le film passe plus de temps à développer ses thèmes (comme la répression sexuelle qu'elles ressentent), quand la fin arrive, c'est trop rapide pour moi. Je ne suis pas mécontent d'avoir découvert ce film, au contraire, mais je ressens quand même une petite déception car ça semblait être taillé pour moi.

Pierrot le Fou
7.2

Pierrot le Fou (1965)

1 h 50 min. Sortie : 5 novembre 1965. Policier, Drame, Romance

Film de Jean-Luc Godard

KiraYagami a mis 7/10.

Annotation :

12/01

Il y a une une première fois à tout, et Pierrot le Fou c'est la première fois que je ne déteste pas un film de Godard, et même la première fois que j'aime un de ses films. Bizarrement ici tous ses gimmicks fonctionnent, c'est drôle, dynamique, visuellement sublime, et le duo Belmondo/Karine fonctionne à merveille. Le seul problème, c'est que ça commence à traîner un peu trop sur la deuxième moitié du film, mais je suis convaincu que je le reverrai un jour, et ça ne m'étonnerait pas que ce reproche disparaisse. En tous cas ça me redonne de l'espoir pour Godard, et cette expérience positive me motivera à ne plus automatiquement skip quand je vois passer un de ses films.

A Real Pain
6.5

A Real Pain (2024)

1 h 30 min. Sortie : 26 février 2025 (France). Drame, Road movie

Film de Jesse Eisenberg

KiraYagami a mis 8/10.

Annotation :

17/01

Une comédie dramatique simple, mais efficace. On y suit deux cousins qui se réunissent peu après la mort de leur grand mère pour voyager sur ses terres polonaises, elle qui avait échappé à la Shoah. Et la plus grand qualité du film, c'est qu'il est d'une justesse folle, il sait accentuer les moments forts, mais ne verse jamais dans le pathos, et dans un récit mêlant dépression et Shoah, c'est plutôt bienvenue. C'est un film qui fait penser à du Linklater par moments quand Eisenberg laisse juste ses personnages exister et parler entre eux. Et la plus grande qualité, c'est avant tout la performance bouleversante de Kieran Culkin, qui certes joue sur son image, mais y ajoute une dimension supplémentaire avec le deuil et la profonde dépression ressentie par son personnage. Et ce que j'aime dans tout ça, c'est qu'au lieu de nous offrir un arc complet pour tous ses personnages de façon très hollywoodienne, le film se concentre sur un moment dans la vie de ses personnages, et reste très ouvert, et ça le rend encore plus fort.

Je suis toujours là
7.2

Je suis toujours là (2024)

Ainda Estou Aqui

2 h 15 min. Sortie : 15 janvier 2025 (France). Biopic, Drame, Thriller

Film de Walter Salles

KiraYagami a mis 9/10 et a écrit une critique.

Annotation :

18/01 (vu au cinéma)

Voir critique.

Just a Kiss
6.8

Just a Kiss (2004)

Ae Fond Kiss...

1 h 43 min. Sortie : 14 juillet 2004 (France). Drame, Romance

Film de Ken Loach

KiraYagami a mis 6/10 et a écrit une critique.

Annotation :

19/01

Voir critique.

Sonic 3, le film
5.7

Sonic 3, le film (2024)

Sonic the Hedgehog 3

1 h 49 min. Sortie : 25 décembre 2024 (France). Action, Aventure, Fantastique

Film de Jeff Fowler

KiraYagami a mis 6/10.

Annotation :

22/01

La saga s'améliore de film en film, moins il y a de sous intrigue avec les humains, mieux c'est. Et je ne compte toujours pas Jim Carrey dans les humains, qui a l'air de s'éclater à jouer deux personnages ici, donc la majorité du film c'est lui et les personnages animés. Ça ne vole pas très haut mais c'est plaisant, l'histoire de Shadow est même émouvante, l'humour venant de Sonic est un peu lourdingue mais pour les autres ça va, les scènes d'actions sont lambda, mais c'est rempli de couleurs vives donc au moins ça attire l'attention. Un film assez bateau jusqu'à son troisième acte qui est pour le coup vraiment palpitant, et élève le niveau global du film. Et c'est le genre de film pour lequel le fan service est plaisant, alors que je ne suis pas très fan de Sonic en dehors d'un ou deux jeux.

Panic Room
6.6

Panic Room (2002)

1 h 52 min. Sortie : 24 avril 2002 (France). Policier, Thriller

Film de David Fincher

KiraYagami a mis 7/10.

Annotation :

25/01 (revisionnage ; +1)

C'est pas le meilleur Fincher, notamment car c'est un peu trop classique sur le papier, mais Fincher en tire tout ce qu'il peut et l'éxecution est parfaite, il se permet d'expérimenter sans arrêt avec les effets numériques, le tout dans un espace "restreint" (aussi restreint qu'une immense maison en plein New York peut être). C'est très inventif dans la façon de filmer et les acteurs sont tous excellents (dont Jared Leto, très bien utilisé, et surtout Dwight Yoakam). Pour le reste, c'est un thriller mené de main de maître, bourré de tension, notamment quand Fincher joue avec les silences et coupe la musique. C'est pas le film le plus original sur le papier, mais avec un tel réalisateur derrière la caméra, il est aussi efficace que possible.

Le Dossier Maldoror
6.6

Le Dossier Maldoror (2024)

2 h 35 min. Sortie : 15 janvier 2025 (France). Drame, Thriller, Policier

Film de Fabrice Du Welz

KiraYagami a mis 5/10.

Annotation :

25/01 (vu au cinéma)

J'en attendais pas énormément, mais j'étais curieux par le sujet du film et comment il allait choisir de traiter ça. Pendant la première moitié, ça fonctionne plutôt bien, malgré quelques problèmes de rythme, on entre dans cet univers mêlé entre la romance de la vie privée et l'horreur de la vie professionnelle, le tout dans une Belgique des années 90 très bien reconstituée, avec une photo qui donne souvent l'impression d'être sortie d'un journal TV de ces années là (c'est un compliment), et un générique d'ouverture très Fincheresque qui donne le ton.

Le problème c'est qu'à un moment, ça devient trash pour rien, c'est gratuit, on a l'impression de suivre la famille de Massacre à la tronçonneuse, et j'ai l'impression que c'est là uniquement pour choquer le spectateur. Et pour n'importe quel autre sujet , je dis pas, peut-être que ça aurait pu fonctionner, mais là on parle pédophilie et réseau pédophile, je me sens juste sale en voyant ça. Et le côté obsessionnel de l'enquête tombe un peu à l'eau aussi car j'ai du mal à croire en ce personnage joué par Anthony Bajon, qui n'est pas mauvais, mais j'ai parfois l'impression de voir un lycéen faisant sa crise plutôt qu'un gendarme faisant du zèle.

On a aussi toute une critique du système belge (de l'époque ?) avec ces différents types de forces de l'ordre qui se marchent dessus et empêchent l'enquête d'avance, mais le film ne le rend pas très bien je trouve et c'est très confus si on n'a pas le contexte (quoi que, de mémoire l'épisode de Faîtes entrer l'accusé était relativement clair dessus).

Plus ça avance et moins j'y crois, c'est très brouillon comme film, c'est très mal rythmé dans sa seconde partie, et c'est vraiment ridicule par moments, où on a l'impression d'assister à un thriller américain bas de gamme, avec une réalisation qui manque cruellement de retenue dans ce qu'elle montre ou pas.

La piel que habito
7.4

La piel que habito (2011)

2 h. Sortie : 17 août 2011. Drame, Épouvante-Horreur, Thriller

Film de Pedro Almodóvar

KiraYagami a mis 8/10.

Annotation :

26/01

J'avais de grosses attentes pour ce film, que je laissais de côté depuis bien trop longtemps, et j'ai été conquis. C'est un film d'une immense perversité, qui derrière la superbe esthétique d'Almodovar cache plein de saletés. Le film est portée par une performance de haut vol d'Antonio Banderas, dans un rôle de Frankenstein moderne, aussi glaçant que charmant, typiquement le genre de personnage bien construit qu'il ne peut pas développer quand Hollywood l'utilise pour une scène ou deux (même si son charme naturel fait souvent le taf). C'est un film tordu à plein de niveaux mais ultra satisfaisant, qui prend le temps de dévoiler toute sa perversité.

I Know Who Killed Me
4.5

I Know Who Killed Me (2007)

1 h 45 min. Sortie : 27 juillet 2007 (États-Unis). Thriller, Policier

Film de Chris Sivertson

KiraYagami a mis 5/10.

Annotation :

26/01

Le film a une sale réputation car les gens aimaient bien chier gratuitement sur Lindsey Lohan à l'époque, mais ce n'est clairement pas justifié, au contraire. C'est un film qui prend beaucoup de risques, très inspiré par le travail de Lynch sur pleins d'aspects, l'utilisation des couleurs est très cinématographiques, le réal insiste beaucoup sur la dualité rouge/bleu, les acteurs sont très bons dans l'ensemble (dont Lohan qui a un rôle pas du tout évident à jouer), et c'est d'une crassitude sans nom dans certaines scènes. C'est un film plaisant à suivre jusqu'à son final, où justement la comparaison avec Lynch va s'arrêter car ici on va avoir toutes les réponses possibles, le mystère s'envole, et le final est ultra convenu, un bête tueur contre victime après qu'on ait eu droit à l'explication de tous les éléments de l'intrigue. Tout ça gâche un film qui jusque là était très bien construit et laissait beaucoup de réflexion pour le spectateur, et au final ce qui aurait pu devenir à terme un film culte revu en boucle ne reste qu'un thriller bateau des années 2000 sans aucun intérêt au-delà du premier visionnage.

Witness - Témoin sous surveillance
6.7

Witness - Témoin sous surveillance (1985)

Witness

1 h 52 min. Sortie : 22 mai 1985 (France). Policier, Drame, Romance

Film de Peter Weir

KiraYagami a mis 7/10.

Annotation :

26/01

Sur le papier c'est pas un film qui donne spécialement envie, mais dans l'exécution, c'est tout le génie de Peter Weir en tant que réalisateur qui opère. Si le thriller classique du début du film fonctionne bien, c'est toute la partie chez les Amish qui rend le film aussi bon, notamment car on voit Kelly McGillis et Harrison Ford (qui n'a jamais été aussi charmant à l'écran, sérieusement) fondre l'un pour l'autre, tout en sachant que c'est un amour impossible. C'est un film bourré de non dits, qui sont filmés à merveille, mais aussi sur le gouffre séparant ces deux mondes, il y a un compte à rebours qui pèse sur toute la durée du film, mais comme les personnages on fait tout pout l'ignorer en espérant ne jamais être ramené à la dure réalité qui les attend derrière.

Rencontres du troisième type
7.1

Rencontres du troisième type (1977)

Close Encounters of the Third Kind

2 h 09 min. Sortie : 24 février 1978 (France). Science-fiction, Aventure, Drame

Film de Steven Spielberg

KiraYagami a mis 8/10.

Annotation :

28/01 (revisionnage)

C'est marrant de dire ça d'un film ayant eu un énorme succès à sa sortie et endurant l'épreuve du temps, mais c'est un Spielberg presque oublié, ou plutôt dont on ne parle plus autant qu'on devrait le faire. Comme souvent chez Spielberg, c'est maîtrisé de A à Z, c'est sublime visuellement, notamment les scènes nocturnes qui sont à tomber par terre, et les effets spéciaux qui sont encore impeccables presque 50 ans après. Le film est un mélange entre une histoire d'obsession totale et d'une première rencontre avec les extraterrestres, les différentes perspectives se combinant à la perfection jusqu'à un final magnifique et parfaitement exécuté d'un point de vue émotionnel. Et au niveau des acteurs, je suis assez bluffé par François Truffaut qui a une sacrée présence à l'écran. Pour n'importe quel réalisateur, ce film serait l'accomplissement de toute une carrière, pour Spielberg, c'était un mardi comme les autres.

Un parfait inconnu
6.8

Un parfait inconnu (2024)

A Complete Unknown

2 h 21 min. Sortie : 29 janvier 2025 (France). Biopic, Drame, Musique

Film de James Mangold

KiraYagami a mis 6/10.

Annotation :

01/02 (vu au cinéma)

Pour un biopic musical, c'est pas si mal, il évite un tas de pièges qui rendent ces films imbuvables généralement (l'imitation plutôt que la performance, la condensation de toute une vie en 2h, la même intrigue à chaque fois, ou encore le traitement révérencieux de la figure au centre du film), la figure de Dylan est traitée comme un vagabond, presque comme dans un western. Ce n'est pas un film qui prétend cerner qui il est, mais qui cherche plutôt à nous présenter l'une des nombreuses facettes du personnages, et c'est en ça qu'il est plutôt réussi, et grâce à un excellent Chalamet aussi qui justifie toutes les nominations qu'il reçoit ces derniers mois. Il chante mal, a l'air désintéressé par tout, on a parfois envie de le claquer, mais son talent est indéniable, c'est toute l'essence de Dylan qu'il convoque. Le reste du casting est solide aussi, notamment Boyd Holbrook, qui s'efface totalement dans le rôle de Johnny Cash. C'est un film tout à fait compétent dans l'ensemble, James Mangold n'est pas n'importe qui quand même, c'est presque plaisant, c'est rare les films qui arrivent à nous faire comprendre le côté révolutionnaire de leur sujet juste via la mise en scène, et il le fait, MAIS c'est bourré de musique partout, et surtout, de musique de Bob Dylan, et un coup ou deux, ça va, mais si c'est un artiste de génie, c'est clairement pas le chanteur le plus intéressant qui soit, et assez rapidement ça me gonfle de l'entendre chanter non stop, encore plus quand le film nous tease 50 fois Blowin' in the Wind. Un bon moment, dans le haut du panier en terme de biopics musicaux, mais ça reste limité.

KiraYagami

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