Cover ✪ La Quête du Nanar Ultime ✪

✪ La Quête du Nanar Ultime ✪

Depuis plus de vingt ans, je suis un fervent lecteur des chroniques de Nanarland. J'ai été bercé par les aventures de Max Thayer, j'ai usé des lecteurs vidéo à entendre que Philiiiiippe était un enculé, j'ai chiné les brocantes pour dégotter LE téléphone Garfield et je n'ai pu me résoudre à prendre parti entre le connisme et côtisme.

Pourtant, je n'ai jamais réellement osé me plonger sans filet dans ces œuvres "mythiques". Peur de ne pas être à la hauteur, d'être déçu, de ne jamais m’extirper de cette dimension parallèle, les raisons sont aussi nombreuses qu'indistinctes. Mais tel les humanistes de la Renaissance, je me dois de comprendre, de savoir, de voir. Ainsi, me basant sur les chroniques et les bouquins de Nanarland, d'autres avis collectés à droite et à gauche, et ma propre curiosité, je peux le crier haut et fort, dès aujourd'hui je me lance dans la quête du Nanar Ultime... !

☢☢☢☢ Navet mais pas nanar
✪ Nanar médiocre
✪✪ Nanar sympathique
✪✪✪ Nanar incontournable
✪✪✪✪ Nanar ultime ?

Liste de

192 films

créée il y a plus de 7 ans · modifiée il y a 3 mois
Best Worst Movie
7.3

Best Worst Movie (2009)

1 h 33 min. Sortie : 2009 (France). Comédie, Drame

Documentaire de Michael Stephenson

Kohohohala l'a mis en envie.

Annotation :

Classement à la louche des ✪✪✪
1# Birdemic
2# The Room
3# Le Faucon
4# Devil Story : Il était une fois le diable
5# Turkish Star Wars
6# Le clandestin
7# Kill for Love
8# Dragon Kickboxers
9# Crocodile Fury
10# Vijayendra Varma
11# Flic ou Ninja
12# Sharknado 2
13# Eaux Sauvages
14# La Revanche de Samson
15# Terreur Cannibale
16# Le Lac des morts vivants
17# R.O.T.O.R
18# White Fire/Vivre pour Survivre/Le Diamant
19# Mon curé chez les Thaïlandaises
20# Haseena Atom Bomb
21# Strike Commando
22# Mac et moi
23# I am here... Now
24# Mega Piranha
25# Ölüm savasçisi
26# Parking
27# Troll 2
28# Dinosaur from the Deep
29# For Your Height Only
30# Samurai Cop
31# Cara Majaka
32# Super Mario Bros.
33# Harpies

Classement annexe des meilleures pires VF

1) Birdemic
2) Aladin et la Lampe magique
3) Dumbbells
4) Eaux sauvages
5) Jaguar Force

Les films ci-dessous sont classés par ordre chronologique inversé de visionnage.

War of the Worlds
2.2

War of the Worlds (2025)

1 h 31 min. Sortie : 30 juillet 2025. Drame, Science-fiction, Thriller

Film de Rich Lee

Kohohohala a mis 3/10.

Annotation :

Vu en VF en 2025

Bizarrement, l'idée n'était pas si mauvaise : raconter un récit de grande ampleur à travers l'unique écran d'ordinateur d'un mec. Ça a déjà été plus ou moins fait d'ailleurs, mais là, Amazon avait mis les moyens. Un peu. Donc on revisite la Guerre des Mondes. Ok, pour en faire quoi ? Difficile à dire. Ici, on met l'accent sur l'omniprésence des données informatiques et des réseaux de surveillance qui en découlent. D'ailleurs les aliens, ce sont les data centers qu'ils veulent bouffer cette fois-ci. Venant d'Amazon, c'est rigolo, surtout quand ils se font passer pour l'expression ultime de la notion de liberté. "Hé, le gouvernement, vous avez pas le droit de voir ce que les citoyens mettent dans leur panier Amazon !" Ça dénonce sévère. Tout le discours est ambigu puisque le héros passe son temps à surveiller ses enfants (en même temps, vu qu'il ne semble avoir aucune feuille de route, il commence par surveiller des trucs au pif mais finit inlassablement par espionner surtout sa fille, oula), on comprend que c'est pas bien, mais au final ça sauve la vie de tout le monde, donc ça va c'est ok un peu.
Sur le plan technologique, on croit à rien, le type a accès à TOUT, il a des drones tous les 50 mètres, mais il a besoin de se faire livrer une clé USB alors qu'il bosse dans l'informatique, au secours. On va pas trop taper sur le scénario, déjà qu'il est foutu n'importe comment et est encore plus prévisible qu'un épisode de Scooby-Doo. Non on va taper sur Ice Cube plutôt. Comme il est en appel visio pendant 95% du film, ben on voit sa tronche en permanence et c'est violent. On dirait nous quand on fait semblant d'écouter pendant une réunion en visio et que tout à coup on nous interroge. Il a toujours l'air à la fois concentré et complètement paumé, mais pour le coup, c'est pas du jeu d'acteur, c'est naturel, ça se voit. En revanche, ça pique quand il doit faire semblant d'être surpris, les mains sur le front avec la bouche ouverte. On s'attend presque à ce qu'il dise "ohlala, ben ça alors". Une vraie usine à mèmes. Une petite pensée pour Eva Longoria qui s'est perdue dans le coin et qui passe le film à se faire raccrocher à la gueule. Si on est de bonne humeur, le film peut donc être un peu marrant. Sinon, on attend que ça se termine en pensant à autre chose, comme dans une réunion en visio.

Srigala
-

Srigala (1981)

1 h 27 min. Épouvante-Horreur, Thriller

Film de Sisworo Gautama Putra

Kohohohala a mis 4/10.

Annotation :

Vu en VOST en 2025

Ce petit slasher indonésien n'est franchement pas honteux quand on le compare à certains opus de son inspiration principale sorti un an plus tôt : Vendredi 13. Il est juste très chiant. Souvent les nanars sont généreux, là c'est très pauvre. Il y a un mystère autour d'un lac hanté, une malédiction, des mecs mystérieux qui enquêtent, des jeunes gens qui campent dans le coin. Finalement, ça tourne surtout au plan drague entre les deux groupes. Après quelques scènes de peur digne de Scooby-Doo, les monstres-fantômes finissent par se montrer un tout petit peu avant de disparaître, et c'est dommage car on n'est pas très loin du 'Lac des morts-vivants'. Pas grand chose à se mettre sous la dent, hormis un bateau qui explose sans raison alors qu'il arrive dans le sable, des monstres qui ressemblent à la voisine de Stanley Ipkiss et un combat de karaté hyper violent entre les deux copines juste parce que le même gars leur tourne autour.

On a volé Charlie Spencer !
2.8

On a volé Charlie Spencer ! (1986)

1 h 36 min. Sortie : 24 décembre 1986 (France). Fantastique, Comédie

Film de Francis Huster

Kohohohala a mis 3/10.

Annotation :

Vu en 2025

Un doliprane s'il-vous-plait. Le premier film réalisé par le grrrrrrand Francis Huster (mon chouchou) et qu'il cherche à faire disparaître (pas difficile, tout le monde s'en tamponne) est une espèce de truc imbitable, irregardable, monté et joué comme une pub d'une agence bancaire dans un jus des années 80 du plus mauvais cru. C'est terrible. Ça se veut arty, avant-gardiste, un peu nouvelle vague, léger et profond à la fois. Le résultat est stupéfiant. Je ne sais pas encore si c'est le film le plus con que j'ai jamais vu, je n'ai absolument rien compris, encore moins que mon film pakistanais en vo non sous-titrée. Ça donne des moments absurdes qui peuvent largement faire sourire, mais il faut s'accrocher.
Nanar à réserver aux fans du grrrrrrrrand Francis ou aux amateurs du genre (quel genre du coup ? le film français prétentieux ? y'a des amateurs ?). On en trouve facilement des extraits ou des répliques sur internet. J'ai noté celles-ci, maintenant je vais me coucher après cet excès de poésie.

— Elle est où, ta tire ?
— À côté du banc.
— Et il est où, le banc ?
— À côté de ma tire.
— Et ils sont où, le banc et ta tire ?
— L’un à côté de l’autre.

— Pourquoi on peut pas ouvrir les fenêtres ?
— Parce que les volets sont devant les fenêtres.
— Ça sert à quoi d’être au Crillon si on peut pas voir la place de la Concorde ?
— C’est l’Americaine Embassy.
— La quoi ?
— L’Americaine Embassy.
— La quoi ?
— L’Americaine Embassy.
— La quoi ?
— C’est l’ambassade américaine.

— Je t’aime. (sanglots pleins de morve)
— Ah ben non, non. Tu peux pas m’aimer. Faut se laisser aimer pour qu’on puisse vous aimer. Puisque je me laisse pas aimer, comment veux-tu que tu m’aimes ?
— (regard hébété, plein de morve) On n’a qu’à partir tous les trois, si on s’aime : Sarah, toi et moi. C’est une nourriture comme une autre.
— Je digère mal.
— Je te laisserai jamais, je te dis. Je t’ai là-dedans, je t’ai dans le ventre.
— Eh ben vomis !

Ed
4.4

Ed (1996)

1 h 34 min. Sortie : 1996 (France). Comédie, Sport

Film de Bill Couturié

Kohohohala a mis 5/10.

Annotation :

Vu en VF en 2025
✪✪
1996, alors que les films animaliers pour enfants ont la côte (Sauvez Willy, Beethoven, Air Bud), les producteurs ont ici décidé de remplacer l'enfant par Matt LeBlanc. Ce dernier joue tellement comme une patate qu'on a l'impression de voir un film avec Joey Tribbiani et ses grands yeux étonnés. Bon après, faut avouer que c'est pas un cadeau, ce film (merci Estelle).
Déjà, rien n'est jamais clair dans le scénario. Joey est chez ses parents (qu’on ne reverra plus) et pouf il fait partie d’une équipe de baseball. C'est quoi cette équipe ? Je sais pas, on dirait qu'ils sont professionnels, mais le stade est petit (d'ailleurs TOUS les matchs du film s'y déroulent, à croire qu'ils sont condamnés à jouer à domicile) et les vestiaires sont minables. Pourtant, y'a toute une histoire autour des joueurs qui risquent d’être virés et retourner à leur vie pourrie. Pas trop compris cet enjeu, surtout que ça n'arrive qu'une fois et pour un seul joueur (le pauvre jeune et tout gentil Jim Caviezel). En revanche, Joey, qui déchire tout à l'entrainement, est nul à chier en matchs et se met toute l'équipe à dos. Heureusement les coachs ont une idée du tonnerre (meilleure que les messages dans les casiers pour dire qui qui reste et qui qui dégage de l'équipe). Ils recrutent un chimpanzé comme mascotte et forcent notre gentil héros concon à l'héberger. Bon point pour le film : le costume du singe, et surtout le masque, fait très bien le job.
Celui-ci se révèle évidemment être une brute au baseball, il peut prendre part aux matchs et à partir de ce moment, l'équipe est imbattable. En plus Joey devient très bon car il a réussi à choper la voisine grâce à la fille (de la voisine) qui n'hésite pas à le vendre en constatant "qu'il a un très beau cul" (elle doit avoir neuf ans...) et au singe qui sert de baby-sitter (scène de rots et de pets quatre étoiles) pendant que les tourtereaux vont à la fête foraine. À la fin, le singe se fait enlever et électrocuter déguisé en clown, Joey va le sauver (ce con de singe savait écarter les barreaux, en fait) et tout se termine dans le bonheur le plus abject.
Comédie familiale dégoulinante de grand n'importe quoi (Joey et Ed dans le même lit, Joey bourré et Ed faisant pipi dans le même WC, scène de voiture où Ed conduit environ à 250 km/h dans les petites rues résidentielles), ‘Ed’ est loin d’être un film calibré (a priori produit à la va-vite pour surfer sur le succès de Friends) mais il reste sympathique et joliment nanar.

Captain Barbell
-

Captain Barbell (1986)

1 h 47 min. Sortie : 1986 (France). Science-fiction, Action, Aventure

Film de Leroy Salvador

Kohohohala a mis 4/10.

Annotation :

Vu en VO en 2025

Oui, c'est fauché, oui, c'est couillon, mais non, ça ne vaut pas le détour. Résistant encore une fois à une VO exotique (pas mal de dialogues en anglais toutefois), je ressors de ce Captain Barbell franchement déçu. Cette histoire de super-héros est tout à fait classique. On y retrouve un p'tit gars qui manque d'assurance, il tombe sur des haltères magiques, il se transforme en héros à cape (pas le même acteur, au moins on comprend que personne ne le reconnaisse, prends ça Clark Kent !) et il va... heu... sauver des gens. Les effets spéciaux sont nuls (les incrustations surtout), mais on est loin de l'homme-puma où ça devenait très rigolo. Là on voit juste qu'ils sont fauchés et qu'ils font au mieux. Rien d'indéfendable.
Pas besoin de s'étendre sur cinq paragraphes, c'est un petit film qui se veut rigolo (huhuhu la grosse dame qui tombe par terre et qui fait un trou dans le sol) dans une ambiance de films de monstres asiatiques déjà vus mille fois (les costumes, les décors). On trouvera bien quelques séquences qui font sourire. Vite fait.

Une grande année
4.8

Une grande année (2006)

A Good Year

1 h 58 min. Sortie : 3 janvier 2007 (France). Drame, Romance, Comédie

Film de Ridley Scott

Kohohohala a mis 4/10.

Annotation :

Vu en VF (et un peu en VO) en 2025
✪✪
Il n'était pas prévu que celui-ci apparaisse dans cette liste, mais j'ai trop rigolé pour ne pas lui octroyer cet honneur. En vrai, c'est très subjectif de le caractériser en nanar ; pour la plupart des spectateurs, ce sera juste un film très nul. Mais il y a des circonstances qui font pencher la balance. Les noms, déjà. Ridley Scott. Bordel de bon sang. Le mec qui a fait l'un des tous meilleurs films de l'histoire du monde (pas ouvert au débat). Et Russel Crowe. Voir ces deux très grands noms du cinéma hollywoodien (je sais, aucun des deux n'est américain) à l'affiche de... cette espèce de téléfilm de Noël sans Noël, quelques années à peine après Gladiator (qui est loin d'être l'un des tous meilleurs films de l'histoire du monde), c'est déjà très rigolo. L'acteur néo-zélandais (je l'avais dit) cabotine comme jamais dans le rôle d'un boursicoteur londonien un peu connard (forcément) qui redécouvre la campagne de son enfance. Il va y croiser tout un tas de personnages bien frrrraaaaançais hauts en couleur et souvent franchouillards dans un festival du cliché pas trop malveillant (bon, on voit qu'il aime pas trop les Français, mais il interprète un Anglais donc ça joue)(ouais mais alors pourquoi il gueule "Laaaance Armstrong" dès qu'il croise des cyclistes ?)(la blague a pas très bien vieilli d'ailleurs).
Sur sa route, il va tomber sur une Mario Cotillard bien vénère (pour changer...) avec son premier vrai rôle hollywoodien et surtout, SURTOUT, un Didier Bourdon en état de grâce. C'est lui le vrai binôme de Russel Crowe. Et c'est fou parce que c'est notre Didier Bourdon national en mode sketch des Inconnus ("héhé, c'est encore moi, le père Ducrasse") et c'est magique. En VO (anglais approximatif) comme en VF (doublage très approximatif).
Tout ce joli monde se retrouve ainsi dans le film le plus con du monde, une vraie bluette prévisible et nunuche à chaque instant, l'adaptation sur grand écran du pire roman Harlequin. Dans tout ce gloubi-boulga de "comédie" sentimentale cousue de câble métallique blanc, on arrive à piocher quelques moments de grâce comme l'arrivée en France en avion (qui survole Gordes, mais bien sûr) sur la musique d'Alizée (pffffr) ou un match de tennis d'anthologie (et monté n'importe comment) entre Russel Crowe et Didier Bourdon. Un vrai kamoulox premier choix.

Entrez vite... vite, je mouille!
-

Entrez vite... vite, je mouille! (1979)

1 h 17 min. Sortie : 25 juillet 1979. Érotique, Comédie

Film de Jean-Pierre Bouyxou

Kohohohala a mis 3/10.

Annotation :

Vu (en cachette) en 2025

Les 'Super nichons' m'ayant laissé sur ma faim, je me tourne naturellement vers un film érotique au titre évocateur. Oula, c'est très érotique quand même. Oui, bon, ok, c'est carrément un porno, faudra pas le répéter à ma mère.
Première incursion dans le monde du pornanar qui a donné naissance à pas mal de scènes ou répliques cultes (la plus magique étant "Tu retires tout y compris le Tampax. (...) En ce moment je parierais que tu t'imagines déjà que tu suces ma bite au rythme du coup de fouet de mes couilles sur ta gueule." Dommage c'est dans un autre film.). Le problème, c'est que dans les pornos, les dialogues débiles ne correspondent qu'à 5% du film et qu'il faut se fader tout le trempage de biscuits, rentrage de poils et autre dégorgeage de dindon. Comme je suis consciencieux, j'y ai jeté un œil désintéressé. Faut avouer que les gros plans sur un gros moustachu pendant l'extase qui crie "ah mes couilles !!", c'est pas trop mon truc.
Bon, et les 5% de scénario dialogué ? Ouais c'est rigolo. C'est l'histoire d'Agnès qui travaille comme bonne chez un couple de bourgeois qui vivent dans une maison bof bof bourgeoise. D'ailleurs leur chambre est exactement la même que celle de la petite sœur du mari, c'est pas de bol quand même. Y'a aussi un papi gâteux qui s'appelle Napoléon (interprété par un mec de 45 ans) et un notaire qui vient avec sa secrétaire pour bidouiller le testament du vieux pour que le mari prenne tout le fric. Il faut bien comprendre qu'à chaque fois que des personnages se croisent quelque part, c'est parti pour un quart d'heure d'exploration corporelle. Évidemment, les acteurs jouent abominablement mal, tout sonne faux, comme dans un film de Rohmer, et c'est de loin le plus nanar.
Heureusement, à la fin, Agnès réussit à faire chanter le mari et le notaire pour qu'ils abandonnent leur plan machiavélique, avec l'aide de sa sœur et de la secrétaire. Ça se conclut logiquement dans une partouze improvisée avec également la participation du facteur et de la femme frigide. On notera que le mari qui s'offusquait de la tenue de sa bonne ("Mais enfin Agnès ! Jeune dévoyée ! ") n'hésite pas à se taper sa propre sœur. Puis, cinq minutes plus tard, il n'hésitera pas à s'offusquer quand sa propre sœur se tape son propre grand-père.

Haseena Atom Bomb
-

Haseena Atom Bomb (1990)

Sortie : 1990 (France). Comédie musicale

Film de Saeed Ali Khan

Kohohohala a mis 3/10.

Annotation :

Vu en VO en 2025
✪✪✪
Ça va être compliqué de parler de ce film. 2h20 de bordel sans nom en version originale, il faut s'accrocher. Nanarland a dit très justement que le cinéma pakistanais semble être le mélange écœurant du pire des cinémas indien et turc. Ainsi, on alterne entre séquences dansées et chantées, et bastons à base de 25 coups de poing par seconde. L'histoire ? On s'en fout un peu, mais a priori c'est une histoire de vengeance avec une femme forte (dans tous les sens du terme) qui va trucider plein de moustachus bedonnants avec l'aide d'autres moustachus ventripotents, dont un qui achève ses victimes avec une seringue aussi grande que lui. Malgré des longueurs vraiment reloues, ce nanar vaut vraiment la peine, notamment pour ses scènes d'action qui poussent tous les potards (qui étaient déjà vachement poussés dans ma quête du nanar ultime) du mauvais goût épileptique et du ridicule involontaire. Autant sur la réalisation que sur l'interprétation, c'est fauché, c'est généreux, c'est épuisant, c'est débile, c'est bruyant, c'est moustachu, c'est du très haut niveau.

Super nichons contre mafia
3.1

Super nichons contre mafia (1974)

Double Agent 73

1 h 12 min. Sortie : 1974 (États-Unis). Policier

Film de Doris Wishman

Kohohohala a mis 2/10.

Annotation :

Vu en VOST en 2025

La promesse de ce formidable titre n'est que partiellement exécutée. Des nichons, ah ça oui, y'en a. Mais super... c'est déjà plus compliqué. C'est une sorte de film d'espionnage raté où la super agente est une femme à la poitrine démesurée. Histoire qu'elle les sorte à peu près à toutes les scènes, ils ont eu l'idée génialement débile de lui greffer un appareil photo dans le nichon gauche. Du coup elle appuie dessus et ça prend une photo. Cherchez pas à comprendre, c'est comme ça. Donc le double agent 73 (double, lol, c'est drôle) doit trouver un méchant, elle a une liste et elle va les éliminer les uns après les autres. Il faut avouer que ses méthodes ne sont pas banales, elle va réussir à en tuer un en lui insérant... des glaçons dans la bouche. Heu, ok.
Bon, présenté ainsi, on peut penser qu'on est devant un petit film d'exploitation coquin pas désagréable. Attention, c'est le paragraphe misogyne "critiquons le corps d'une femme". Désolé mais c'est pas possible. Si sa poitrine peut faire illusion quand elle est habillée, ça devient hideux quand elle est en soutif. Ça déborde de tous les côtés et ça lui fait des bourrelets sur les côtes avec la peau tirée et flasque à la fois. Et quand elle enlève le soutien-gorge, chaque sein tombe lourdement en-dessous du nombril. Il y probablement des amateurs, Isaac Newton par exemple. Et je n'évoquerais pas le fait qu'elle ait le sourire d'Austin Powers.
Revenons aux qualités cinématographiques de ce truc. Je ne les ai pas trouvées, tout le monde joue horriblement mal, la caméra bouge, c'est souvent flou, le montage à la limite de l'aléatoire (parfois on a un plan de 2 secondes sur un arbre, comme ça, pour rien) sauf si vous aimez les personnages qui utilisent les téléphones à cadran. En conclusion : concept incroyable, exécution médiocre, visionnage très pénible, film presque trop mauvais pour en rire. Petit regret, il parait que la VF est très chouette, mais je ne crois que je redonnerai sa chance au produit.

Vikingdom 3D
2.9

Vikingdom 3D (2013)

Vikingdom

1 h 54 min. Sortie : 2012 (France). Aventure, Action, Fantasy

Film de Yusry Abd Halim

Kohohohala a mis 4/10.

Annotation :

Vu en VF en 2025

Petit film de série Z qui se noie dans un océan de fonds verts, Vikingdom aurait pu faire le bonheur de la programmation nocturne de la modérément regrettée NRJ12. Pas grand chose à en dire, aussitôt vu, aussitôt oublié, même si le niveau de divertissement est honorable. L'histoire de ce demi-dieu viking qui doit aller torgnoler Thor, en compagnie d'une armée de bras cassés dont un chinois kung-fu et une nana en bikini (au milieu des icebergs, elle est sacrément résistante) tient presque la route. On est largement plus dans un archétype de jeu de rôle bête et rigolo que dans un délire wtf. Ça se tape dessus, ça trahit, ça complote, ça picole, ça fait des bisous dans la barbe. Évidemment la réalisation ne fait pas dans la dentelle, la colorimétrie est archi saturée dans une sorte d'inspiration post-300 bien baveuse mais généreuse. On notera quand même l'usage excessif des perruques qui semble bien mettre mal à l'aise les pauvres acteurs qui viennent cachetonner sans grand entrain. Ils sont toujours en train de rejeter la tête en arrière pour virer les mèches qui viennent se mettre dans leurs yeux. Petit bonus aussi pour ce chien des enfers totalement miteux et finalement quasi Terry-Gilliamesque.

Parole de flic
3.9

Parole de flic (1985)

1 h 36 min. Sortie : 21 août 1985 (France). Policier

Film de José Pinheiro

Kohohohala a mis 4/10.

Annotation :

Vu en 2025
✪✪
Un beau programme qu’Alain Delon (le Cuneyt Arkin français) s’est construit à sa gloire : « Alain Delon présente », « Produit par Alain Delon », « Écrit par Alain Delon », « avec Alain Delon », il interprète même la chanson de fin en anglais dans le pire accent français qui soit.
Alain Delon vit en Afrique dans un fantasme post-colonial: les enfants l’adorent, les femmes se battent pour lui et il joue aux cartes avec les locaux pour aller se castagner avec le gros costaud mauvais perdant (petit passage gênant de danse de pectoraux). Alors qu’il batifole dans les vagues avec un gosse sur les épaules, on lui apporte un message et Alain Delon voit son sourire niais se transformer en expression de douleur déchirante (sa fille s’est faite tuer pour avoir volé quatre magnétoscopes). Voila, c’était ses deux seules expressions du film. Détail exceptionnel : quand il comprend, il jette le gamin de ses épaules qui, après un double salto en arrière franchement comique, va s’exploser dans les vagues.
Une fois en France, Alain Delon trouve les coupables en une scène et on voit sa traque des méchants, les uns après les autres. Il fait preuve d’une violence inouïe : il met la tête d’un gars dans le compartiment congélo d’un frigo (au moins 10 secondes, rendez-vous compte !) et casse gratuitement l’ampoule de la lampe d’un mec. Il menace un type en écrasant deux noix dans sa main (« tes couilles… »). Un autre gars se défend avec un chalumeau particulièrement bruyant puisqu’il va couvrir les dialogues… heureusement il va vite l’éteindre en y soufflant dessus. Alain Delon est doté d’une force surhumaine puisqu’il projette ses ennemis juste en les agrippant par les cheveux (les mauvaises langues diront que les ennemis se jettent inexplicablement en avant). C’est peut-être grâce à son entrainement Rockyesque avec destruction de sacs de frappe et footing avec sa capuche joliment nouée sous le menton. Il en profite aussi pour dormir chez la petite fliquette, une Valérie Pécresse version jeune, qui lui propose de passer la nuit sur son « fouton » avant de succomber, sous fond de saxo sirupeux, à ses charmes. Elle va même se faire tirer dessus et traiter de salope mais ça va, elle survit et se retrouve sur un lit d’hôpital les nichons à l’air.
Scène finale, Alain Delon a trouvé qui est le méchant (et ses motifs un peu pas clairs) et le piéger grâce à un déguisement et un numéro de clown d’anthologie, dans un cirque. Mais ça, il faut le voir pour le croire.

Fortress
4.7

Fortress (1992)

1 h 28 min. Sortie : 17 mars 1993 (France). Action, Science-fiction

Film de Stuart Gordon

Kohohohala a mis 5/10.

Annotation :

Vu en VF en 2025

Petit plaisir coupable de la période fin 80 - début 90 de mon enfance. On est, là encore, à la croisée des chemins navet, nanar et bon film. Navet parce rien n'est à la hauteur des ambitions du film, aucune ampleur dans les décors ou le récit, rien n'est crédible dans ce futur déjà daté avec cette prison qui doit coûter une blinde mais pourquoi faire, ces décors étriqués, cette IA qui décrit à haute voix tout ce qu'elle fait avec cette surabondance d'écrans (dans une prison ? mais pourquoi faire encore) et moult petits détails à la con comme l'espèce de gyroscope soi-disant futuriste. Nanar parce que surtout Christophe Lambert. C'est déjà le début de la fin de sa carrière hollywoodienne prometteuse et il en fait des caisses ("Naaonnn !" en se jetant mollement contre le mur quand il apprend que sa femme vit avec le directeur de la prison... le spectateur lambda en fera de même devant la débilité du scénario), notamment quand il interprète le lavage de cerveau avec une intensité touchante. Il y a aussi les scènes d'action fauchées mais généreuses en hémoglobine et pains dans la gueule (normalement, il décède dès la première baston où il se mange une barre de fer en plein front). Et puis bon film parce que ça divertit bien, qu'il y a quelques détails SF gentiment inattendus et que, bien avant d'autres films, on voit des citoyens américains fuir leur enfer de pays pour aller se réfugier au Mexique. Ouah, c'est politique en plus.

En Büyük Yumruk
3.4

En Büyük Yumruk (1983)

1 h 16 min. Sortie : 1 mai 1983 (Turquie). Action

Film de Çetin Inanç

Kohohohala a mis 3/10.

Annotation :

Vu en VO en 2025
✪✪
Version originale et c’est dommage car d’après le magnifique générique dessiné à la main, le senaryo est de Cuneyt Arkin himself. C’est pas du Godfrey Ho non plus, et a priori c’est une histoire avec des gentils : le dom Juan Cuneyt Arkin (l’homme qui sauva le monde, quand même…), toujours égal à lui-même, le beau gosse du Bosphore, regard pénétrant et profond, un peu blasé et satisfait à la fois, du genre « moi j’ai vécu des trucs mais j’en dirai pas plus », sourires en coin même pas lubriques alors qu’il tombe sur une femme en sous-vêtements toutes les dix minutes avec des zooms insistants sur leurs attributs féminins (peut-être qu’il les trouve un peu trop grassouillettes et maquillées, ça se défend) et il est donc accompagné d’une jeune femme évidemment très vite en pamoison devant ce bel éphèbe grisonnant.
Il y a aussi les méchants : une centaine de mecs interchangeables affublés de moustaches ou de cagoules (peut-être des deux, mais on saura jamais), notamment un ersatz du Requin de James Bond, avec des feuilles d’aluminium dans les dents.
Apparemment, c’est une histoire de cartel de drogue à démanteler mais on s’en fout, on est là pour voir Cuneyt se castagner et on en a pour notre argent. Régulièrement, il va démolir des armées de mecs à mains nues. Parfois il va en assommer trois avec un seul coup de pied mollasson, parfois il va enchainer neuf (j’ai compté) coups de pieds retournés sur le même gars. Ces combats sont à peu près la seule raison valable de s’infliger le film car c’est toujours une expérience de voir ce quasi-cinquantenaire, à la carrure imposante et au brushing impeccable, se battre la bouche grande ouverte comme dans un film de Bruce Lee… même s’il peine à tendre complètement la jambe lorsqu’il balance ses coups de pied dans la gueule.
Malgré ses longueurs, quelques séquences mémorables : quand il saute sur les mecs en gueulant « YAAAA » puis en faisant une roulade sur le corps d’un ennemi au sol pendant qu’une femme se fait fouetter par un cagoulé avec des cris franchement NSFW, quand il lance une grenade et que c’est littéralement des (images d’archives de) feux d’artifice, la scène de quasi-presque-sexe habillé sous fond de saxophone, toutes les transitions sans transitions du genre il est dans un nightclub avec un mec et paf ils sont dans une chambre d’hôtel à s’envoyer des patates de forain puis à rigoler comme des cons sur un canapé.
Nanar à réserver aux aficionados de Cuneyt.

The Resort
2.7

The Resort (2021)

1 h 15 min. Sortie : 30 avril 2021 (États-Unis). Épouvante-Horreur

Film de Taylor Chien

Kohohohala a mis 4/10.

Annotation :

Vu en VF en 2025

Tout petit film insignifiant, 'The Resort' est un cas un peu particulier : il s'applique pendant près d'une heure à ne rien proposer, à sombrer dans la paresse la plus crasse et dans un ennui incompréhensible pour mieux nous surprendre dans les vingt dernières minutes avec des effets presque potables et des idées intéressantes. Ainsi, le spectateur un peu distrait et/ou négligent pourra se dire que hé, c'était pas si mal au final ! Sauf que non, je ne dirai rien sur ce film, c'est une merde.
Bon, un p'tit peu quand même. On suit les pérégrinations de quatre jeunes en vacances à Hawaï et qui projettent de faire de l'urbex dans un hôtel abandonné et potentiellement hanté. À la fin, ça se passe mal, et voila, vous avez l'intégralité du scénario. Clairement, le film aurait eu plus d'impact en court-métrage sauf que personne ne regarde les courts-métrages. Donc le film dure 1h15 (merci). Après d'interminables scènes de dialogues abscons qui lorgnent largement moins du côté de Tarantino que d'Eaux Sauvages (et une halte 'Tahiti Douche' dans un décor de cascade même pas filmé une fois en plan large), nos quatre zozos débarquent au RESORT. C'est bien dommage car le décor est réel et ne manque pas de potentiel. Mais il n'est pas vraiment utilisé et c'est un vrai gâchis. Heureusement, on se raccroche à quelques effets nanars un peu légers comme le jeu d'acteur amateur (surtout le faux Thor qui invente l'inverse de surjouer, il sous-joue), les situations gentiment invraisemblables et le doublage VF qui vient poignarder des dialogues déjà bien vides avec des traductions un tantinet approximatives ("C'est la première fois que je chasse des fantômes dans le cadre d'une enquête. - Oui, moi non plus...").
Ainsi on ne ressent aucune tension alors qu'il aurait été tellement facile de faire frissonner à peu de frais... Allez hop, on passe directement à la fin, c'est attendu au niveau du scénario, pourtant un effet gore cheap mais très visuel parvient à réveiller le pauvre spectateur jusqu'à la fin qui n'est pas avare en jumpscares et twists efficaces. Hé, mais c'était pas si mal en f... Aaaargh !

Sous la Seine
3.7

Sous la Seine (2024)

1 h 41 min. Sortie : 5 juin 2024. Action, Drame, Épouvante-Horreur

Film de Xavier Gens

Kohohohala a mis 5/10.

Annotation :

Vu en 2024

Coup de génie d'avoir produit et sorti ça juste avant les Jeux Olympiques. Coup de génie, également, d'avoir autant réussi à manquer le coche. "Sous la Seine" est bien un ratage. Pas de quoi crier au scandale : les amateurs de films de requin sont vaccinés tant leur genre de prédilection est un puits de caca sans fond. Mais au vu du budget et des personnes impliquées, on pouvait s'attendre à mieux. Les acteurs sont souvent fadasses (je commence à m'interroger sur la légitimité de Bérénice Béjo dans ce métier, j'ai l'impression que le métier aussi), les effets numériques un peu légers et la réalisation, malgré parfois une certaine maîtrise de l'angoisse, tombe trop dans la facilité (bordel, ce cri féminin à chaque jumpscare...) et ne parvient pas toujours à se positionner entre le film de requin sérieux à l'ambiance pesante, et le jeu de massacre généreux et sanglant.
Ainsi, les deux premiers tiers sont gentiment chiants et la fin est plutôt rigolote et foutraque.
Alors... Nanar ou pas ?
Moui, allez.
Les attaques du requin ne manquent pas de détails un peu couillons, et en premier lieu (running-gag du film, volontaire ou pas ?) les gens qui tombent inexplicablement dans l'eau. Le requin attaque ? Pour un mec qui veut sortir de la Seine, il en entraine huit dans le fleuve. Si l'on y ajoute une technique d'attaque surprenante et le fait qu'il y ait des centaines d'obus au fond de la Seine (pour un résultat détonant), il est difficile de ne pas rigoler un peu. Ce feu d'artifice final (je m'emballe un chouïa, peut-être) est étonnamment contrebalancé par une fin abrupte qui a le mérite de proposer une tonalité inattendue.

Santa Claws
3.1

Santa Claws (2014)

1 h 30 min. Sortie : 4 novembre 2014 (États-Unis).

Film DTV (direct-to-video) de Glenn Miller (X)

Kohohohala a mis 4/10.

Annotation :

Vu en VF en 2024

'The Asylum', c'est pas que des requins géants, des piranhas géants et des femmes peu frivoles. C'est aussi des petits chatounets trop meugnons qui viennent filer un coup de main à Santa Claus dans un téléfilm de Noël à la guimauve sous hormone.
Dans "Les Chaventuriers de Noël" (quelqu'un a probablement été payé pour ce titre français), on suit donc les pérégrinations de trois chatons espiègles (malgré leur bouche en image de synthèse) qui provoquent une crise d'allergie chez le papa Noël et doivent donc prendre sa place dans le traineau pour assurer la livraison des cadeaux. Super, non ? Comment ça non ? Bon, l'argument comme quoi cet arc narratif ne doit occuper que un quart du film est valable. Le reste du temps, on va se focaliser sur le maître des chatons, un enfant dénommé Tommy, dont la mère ne veut plus fêter Noël depuis qu'elle a aperçu le Père Noël et que personne ne l'a crue. Traumatisée, celle-ci fait vivre un enfer à son fils qui, certainement pour se venger, joue la comédie comme une patate pendant tout le film. Comme il manquait un troisième larron pour bien équilibrer une situation dont on se fout déjà royalement, on a aussi le personnage du voisin, archétype du geek puceau, ancien camarade de la maman. Tension sexuelle à son comble car on imagine bien le gars se tripoter la nouille à chaque fois qu'il la croise. Pendant ce temps-là, les petits chatons se sont crashés dans un décor de fausse neige (on voit le plastique tendu juste en-dessous) mais le geek obsédé parvient à faire repartir le traineau à distance en faisant apparaître un moteur à réaction phallique (mais ça, c'est mon interprétation de l'œuvre).
Tout ça n'est pas très passionnant et la résolution de cet adorable petit merdier insignifiant se résout sans trop de problèmes, malgré ce connard de papa Noël qui fait une DEUXIÈME CRISE D'ALLERGIE en bouffant des cookies au beurre de cacahuète. Il faudrait que les scénaristes commandent de l'inspiration à Noël.

Clash Commando
4.3

Clash Commando (1986)

Clash of the Ninjas

1 h 30 min. Sortie : 15 mars 1989 (France). Action, Policier

Film de Godfrey Ho

Kohohohala a mis 4/10.

Annotation :

Vu en VF en 2024
✪✪
Allez un p'tit 2 en 1 de Godfrey Ho, ça faisait longtemps. 'Clash Commando' se traine une jolie réputation dans le monde du nanar et il faut avouer qu'il est assez homogène dans ce qu'il propose. Le lien entre les deux métrages (celui qui a été pompé et les scènes tournées par Godfrey avec des acteurs plus occidentaux) est assez fluide et le scénario a le mérite d'être compréhensible à la première vision. En gros, y'a des méchants avec une sorte d'américain très classe et diabolique, et y'a les gentils (INTERPOL !) avec une sorte d'américain pas classe du tout, un mix improbable entre Sylvester Stallone et Gérard Klein. Coup de bol, les deux sont des ninjas (les deux personnages, pas Stallone et Gérard Klein). On nous explique ça très sérieusement dans un bureau d'Interpol.
En vrai, le film m'a un peu ennuyé. Si le doublage est assez merveilleux (on dirait un dessin animé de la même époque), il peine à rattraper quelques situations longuettes et hors-de-propos. Heureusement, de nombreux détails ont réussi à m'arracher quelques sourires bienvenus : des seconds rôles qui en font des caisses, des tournures de phrases bizarres et des ninjas complètement incohérents. Car oui, 'Clash Commando' (titre français horrible) se termine par une très très belle bagarre de ninjas couillons. Épées en plastique, shurikens magiques, tête qui tourne à toute vitesse sur elle-même, le menu est complet et pas trop écœurant. Je recommande aux habitués.

Mega Piranha
3.1

Mega Piranha (2010)

1 h 30 min. Sortie : 10 avril 2010 (France). Action, Fantastique

Téléfilm de Eric Forsberg

Kohohohala a mis 3/10 et a écrit une critique.

Annotation :

Vu en VF en 2024
✪✪✪
C'est pas trop un ratage volontaire pour un 'The Asylum' mais c'est un putain de ratage quand même. Le film est monté comme un épisode de '24h chrono' pour les nuls avec des mouvements de caméra saccadés et tremblotants, parfois à l'épaule, souvent faits avec les pieds, agrémentés de "swoooosh" ou "tadam" à chaque transition. Et comme on est un peu con (bah oui, sinon on regarderait pas ça, même le film il le sait), à chaque fois qu'on retourne quelque part, une voix-off virile nous redonne le nom du lieu avec le même plan d'ensemble. La répétition des plans, c'est le fil rouge du film. Les piranhas en image de synthèse dégueue qui nous foncent dessus ? On y a droit à chaque attaque, quel que soit le lieu (rivière, ville ou océan, balec) ou leur taille (car oui, ils grandissent, là est toute la subtilité du scénario).
Le héros, un sous-JCVD qui manque de naturel même quand il doit marcher trois mètres, est une sorte d'espion qui vient enquêter sur la disparition de l'ambassadeur américain au Venezuela. Je vous passe les détails (remerciez-moi) mais un groupe de piranhas est dans le coup. on le savait grâce à la première scène d'introduction où ils dévoraient deux clampins qui faisaient un pique-nique dans la forêt amazonienne (???) puis dans une seconde scène d'introduction où ils dévoraient l'ambassadeur, le bateau de l'ambassadeur et deux ou trois plans-nichons qui passaient par là par hasard.
Après quelques rocambolesques péripéties à base d'infiltration foireuse, de batailles contre des piranhas avec des coup de pieds (meilleure scène du film), de laboratoire top secret où on entre comme dans un moulin et de piranhas géants qui sautent dans des bâtiments pour mieux les faire exploser (des cousins des oiseaux de Birdemic ?), nous voici à la fin du film. Ou autrement dit, l’arnaque du siècle.
Après avoir tout testé, y compris une torpille atomique, le plan des américains est limpide : on va en blesser un (de piranha, pas d'américain) et les autres le boufferont. Notre espion de choc finit par tuer un piranha géant (qui avait encore un hélicoptère dans la gueule, ce film caresse la perfection), et tous les autres se ruent sur le cadavre de ce dernier... mouais. On voit surtout un deux piranhas s'approcher vite fait. À ce moment, il doit y en avoir encore des dizaines qui fracassent la côte de la Floride. Peu importe, les héros se congratulent au ralenti, coucher de soleil, roulage de galoche avec la scientifique, générique de fin.

Doutes
1.9

Doutes (2013)

1 h 24 min. Sortie : 13 novembre 2013. Comédie, Drame

Film de Yamini Lila Kumar

Kohohohala a mis 4/10 et a écrit une critique.

Annotation :

Vu en 2024
Et surtout vu avec des sous-titres anglais.
BORDEL MAIS QUEL CONNARD S'EST DONNÉ LA PEINE DE FAIRE DES SOUS-TITRES ANGLAIS ?
✪✪
C'est l'histoire de deux mecs insupportables dont la vie ne tourne inexplicablement qu'autour de la vie politique française. Ils sont une putain de caricature des Parisiens (ronchons, égocentriques, toujours à étaler leur culture, méprisants, dans l'entresoi) et que le film devient le maître-étalon du film d'auteur parisien qui se déroule dans des appartements. À chaque fois qu'ils se voient (car ils sont meilleurs amis alors qu'ils peuvent pas se blairer, c'est le seul truc réaliste du film dans la description des Parisiens), ça commente les faits politiques du moment (2007-2012). Et TOUT se rapporte à ça : Hé regarde, j'ai fait un plat corrézien en hommage à François Hollande ! Hé écoute, ma femme s'est barrée parce qu'elle est bouleversée par l'arrestation de DSK !
Du coup, zéro enjeux, zéro progression de l'intrigue, juste une succession de saynètes imbuvables qui permet un voyage dans le temps qui n'était pas franchement nécessaire. En vrai, le projet se casse la gueule surtout parce que finalement ça ne vole pas haut. Un film politique, pourquoi pas, mais il aurait fallu aller plus loin que "ohlala, Sarko qui cite Léon Blum, ça m'a mis les poils" ou "quand même, Anne Sinclair, quel courage". C'est de la politique sous le prisme du fait divers, du culte de la personnalité, du journalisme bas-de-gamme. Pas étonnant quand on voit que Christophe Barbier est au casting et que la réalisatrice est son épouse (son unique film d'ailleurs, étonnant).
"Doutes" est donc très chiant. Néanmoins, il reste quelques solides morceaux de bravoure pour le chasseur de nanar aguerri. Les rôles masculins sont terribles de fausseté (les actrices paraissent presque pas mal en comparaison). Barbier qui imite Sarkozy, Biolay dévasté par l'affaire DSK et en général il est dévasté pendant tout le film, notamment quand il va déblatérer cinq minutes sur l'inutilité des rideaux. Enfin, Les dialogues sont souvent un avant-goût de l'écriture de ChatGPT quand on lui demande de raconter une blague.

"Tu n'oublieras pas de saler, en cuisine aussi tu fais ça très bien, de mettre ton petit grain de sel !
- Qu'est-ce qu'on mange ?
- Poule au pot !
- Je dois me sentir visée ?
- J'ai toujours salué ta grande acuité de jugement, ta suprême lucidité et ton goût du calembour douteux. Tiens regarde, on a un problème avec le pot... 'fin le Paul."

Jason X
4.2

Jason X (2001)

1 h 25 min. Sortie : 31 juillet 2002 (France). Épouvante-Horreur, Science-fiction, Thriller

Film de James Isaac

Kohohohala a mis 4/10.

Annotation :

Vu en VOST en 2024

Si la saga Vendredi 13 n'est pas la plus imprévisible du genre (mais alors vraiment pas), il faut avouer qu'ils ont fait fort pour chercher à se démarquer avec cet opus. Ce pauvre couillon de Jason délaisse son petit lac bucolique, ses pontons en bois vermoulu et ses cabanes aux fenêtres trop fragiles pour aller effrayer du clampin 455 ans plus tard dans un vaisseau spatial. Voila. Quitte à faire n'importe quoi, autant y sauter à pieds joints et tant pis pour les grosses éclaboussures de merde.
C'est donc dans une ambiance graphique à la Star Trek (autant par le côté SF trop propre que par l'aspect cheap) que le colosse sanguinaire va remettre le couvert pour chasser la jeune fille pas très couverte. Pas grand chose à se mettre sous la dent, quel que soit le degré de visionnage, car le film oscille entre l'actionner bourrin peu inspiré (entre Alien, Starship Troopers et Space Mutiny) et le nanar volontaire qui se la joue un peu cool. Donc pas cool du tout.
Lamentable et paresseux en tout point (scénario, acteurs, direction artistique), ce Jason X a réussi à enterrer une franchise (si on oublie la tentative de reboot) qui n'avait plus rien à dire depuis le début. Allez, avec un peu de volonté, on trouvera de quoi sourire de temps en temps devant les réactions débiles et caricaturales des personnages... et puis le décalage entre les deux univers est trop absurde pour ne pas réussir à en profiter un tout petit peu quand même.

King Kong contre Godzilla
5

King Kong contre Godzilla (1962)

Kingu Kongu tai Gojira

1 h 39 min. Sortie : 11 août 1962 (États-Unis). Action, Aventure, Comédie

Film de Ishirô Honda

Kohohohala a mis 4/10.

Annotation :

Vu en VF en 2024
✪✪
Ce 3e film Godzilla est un film japonais mais souvent présenté dans sa version américaine avec des inserts d'un mec de l'ONU qui s'adresse directement au spectateur dans une ambiance bizarre de journal télévisé. Le sérieux avec lequel lui et ses différents intervenants (dont un chilien avec l'accent marseillais) analysent la situation créée par les deux monstres rentre en pure contradiction avec le reste du film. Car il faut bien comprendre qu'à l'instar de "Godzilla versus Mégalon", c'est bien à un film pour enfants qu'on a affaire. J'espère.
Le film commence par la re-découverte de Godzilla (ou plutôt d'un mec en costume dont on voit la jonction au niveau du cou) qui sort d'un iceberg géant et qui se dirige vers le Japon pour tout péter. Puis trois couillons japonais se rendent sur l'île du Crâne pour récupérer King Kong (ou plutôt un mec en costume élimé effet t-shirt mouillé quand il est dans l'eau) pendant une longue séquence exotique au milieu d'une tribu de japonais blackfacés. Le singe géant finit par s'échapper et se dirige vers le Japon pour tout péter.
Je vous passe les détails des mecs très sérieux de l'ONU, mais on va tout faire pour que les deux monstres se croisent pour se mettre sur la tronche et après une première rencontre décevante (King Kong se chie dessus et repart la queue entre les jambes), les scénaristes se rendent compte que zut alors le combat est vachement déséquilibré quand même. Alors hop, on dirait que l'électricité affaiblit Godzilla mais donne de la puissance à King Kong. Quel coup de bol.
Avant de conclure par le climax annoncé, le déferlement de violence attendu, la boucherie inévitable, il convient de faire un point maquettes. C'est un festival de camions et de grues télécommandés, d'arbres en mousse et de petits bonhommes immobiles. Visuellement c'est Toy Story avant l'heure. C'est mignon mais ça casse évidemment toute immersion surtout quand au milieu on a Godzilla qui remue frénétiquement ses petits bras musclés parce qu'il a touché une ligne à haute tension.
Donc combat final, Godzilla est perdu dans la montagne et on lui balance King Kong. Avec des ballons. Oui, oui, comme la maison dans "Là-Haut". Le meilleur plan du film, c'est ce pauvre singe, suspendu à une dizaine de ballons, qui descend du ciel. La bagarre arrive enfin, une pauvre scène de catch de 7 min où les deux costumés se roulent dessus, s'envoient des rochers en polystyrène, agitent débilement les bras et à la fin personne ne gagne.

Winnie the Pooh: Blood and Honey
2.8

Winnie the Pooh: Blood and Honey (2023)

1 h 40 min. Sortie : 24 mars 2023 (France). Épouvante-Horreur

Film de Rhys Frake-Waterfield

Kohohohala a mis 4/10.

Annotation :

Vu en VF en 2024
✪✪
Le nanar, comme la vie, c'est souvent une affaire d'opportunité. Profitant de l'arrivée de Winnie l'Ourson dans le domaine public, une bande de gentils escrocs sautent sur l'occasion pour en proposer une version horrifique à bas coût. Financièrement parlant, c'est payant : 100 000 $ de budget pour plus de 5 millions de recettes. Et sur l'écran ça donne quoi ?
En vrai, dans les grandes largeurs, c'est juste moyen moins moins. Un slasher avec zéro inspiration, zéro scénario, zéro trouille, zéro tension, mais une photo largement potable et quelques effets gore presque satisfaisants. Bon bref on s'en fout, on n'est pas là pour faire une critique du film, et puis quoi encore.
Cinq jeunes nanas bien foutues louent une maison à la campagne et sont prises pour cible par un duo de tueurs. Pas plus. Le film enchaîne les clichés juste pour enchaîner les clichés. Par exemple, avant d'arriver, elles s'arrêtent dans la station service la plus abandonnée du monde pour tomber sur le mec le plus flippant de l'univers. Ah, il n'a pas d'essence, bon ben salut. Elles repartent et on ne reverra plus le gars. Je passe les détails, mais toutes les décisions débiles sont systématiquement prises (on est 4, faisons deux groupes de 2 ; oh un mec chelou apparaît sur mon selfie, boh tant pis, je retourne dans mon jacuzzi).
J'ai occulté volontairement la principale raison de l'existence de ce film... car rien que l'écrire, c'est douloureux. Dans ce film, WINNIE L'OURSON EST UN PUTAIN DE PSYCHOPATHE SANGUINAIRE ! On est largement moins dans le malaise profond que dans la pire des débilités. Même si le design du masque est presque potable, bah c'est un masque quoi. Avant d'avoir vu le film, je ne savais pas si c'était censé être le vrai Winnie ou un redneck déguisé. La justification de cette déchéance improbable est donnée lors d'une introduction "animée" par le stagiaire de 3e. On apprend que ce salopard de Jean-Christophe a laissé tomber ses amis de la forêt des rêves bleus et qu'ils ont fini par bouffer Bourriquet parce qu'ils étaient incapables de se nourrir seuls. Gné. Maintenant, c'est la forêt de la casse-auto craignos. Winnie a un physique de camionneur et vit avec un phacochère qui prétend être Porcinet. Devenu adulte, JC revient avec sa copine et tombe sur le duo de gros balaises et se met à sangloter que ce n'est plus "le Winnie d'avaaaaant"... On est bien d'accord : mon enfance et Jean Rochefort viennent de se retourner dans leurs tombes.

L'Empire
5.5

L'Empire (2024)

1 h 50 min. Sortie : 21 février 2024. Aventure, Comédie, Drame

Film de Bruno Dumont

Kohohohala a mis 5/10.

Annotation :

Vu en 2024

Le film est conforme à l'affiche et à la bande-annonce : une sorte de mix impossible entre Star Wars et un épisode de Strip Tease. Connaissant assez peu l'œuvre de Dumont, je ne me prononcerai pas sur la question qui divise la critique, "Est-ce qu'il se fout de la gueule de ses acteurs amateurs ou est-ce de la tendresse rigolote ?" Je note juste que le personnage extraterrestre joué par Camille Cottin, suite à un dialogue à base de "Et sinon ça va ? - Ah, ben faut biieeen, hein !", lâche un petit "Ah, les humains... tellement attachants... et cocasses." Bon, on s'en fout un peu.
Donc y'a ces fameux acteurs amateurs bien du terroir, ils bafouillent, ils ont un accent rigolo (largement moins que le québécois quand même) qui fait qu'on comprend pas toujours et ça leur donne un air un peu demeuré... mais c'est bienveillant. Peut-être. Et au milieu de tout ça, on nous cale une histoire de lutte entre deux empires intergalactiques sous fond d'héritier à tuer, de sabres laser et de scènes de sexe torride au milieu d'un champ sous les yeux placides d'un cheval blanc. En vrai, le film joue constamment sur ce décalage et ça fait un peu sourire ("OÙ EST LE MAAAARGAT ??? - Ah bin ça va, il est avec Mémère hein"). Mais je n'ai pas compris pour quoi faire. Tout semble gratuit et décorrélé, un peu comme si Dumont, à la suite d'un gage alcoolisé, avait tiré des cartes au hasard et vazi démerde-toi, écris un film avec ça. Ok, donc Luke Skywalker c'est le pêcheur du coin et Han Solo il va jouer comme un figurant AB Productions. Mais ça va, on va voir le cul des Leïa toutes les cinq minutes.
Donc au bout d'un moment, quand on a compris le délire, et bien on s'ennuie pas mal. Aucune tension, les ennemis se croisent sans se foutre sur la gueule, ils se chapardent l'héritier comme des couillons chacun leur tour. Outre l'aspect débilesque du concept qui sera assumé à chaque seconde, ce qui rend le film gentiment nanar ça va être aussi la présence hallucinée de Luchini dans le rôle du Luchini habituel. Il cabotine comme jamais et c'est du grand n'importe quoi, bien plus malaisant que marrant.
Étonnamment, et il faut le souligner, les scènes dans l'espace sont visuellement très réussies. Les vaisseaux (notamment une cathédrale et un simili château de Versailles) sont détaillés et rendent super bien, tout comme la scène finale que je ne m'explique pas encore.

Aztec Rex
3.3

Aztec Rex (2007)

Tyrannosaurus Azteca

1 h 34 min. Sortie : 2007 (France). Aventure, Fantastique

Film de Brian Trenchard-Smith

Kohohohala a mis 3/10.

Annotation :

Vu en VF en 2023

Sur le papier, cet 'Aztec Rex' envoie du lourd : un tyrannosaure chez les Aztèques pendant l'invasion des Conquistadors.
Sur l'écran, ça pique les yeux. Déjà, les Conquistadors (emmenés par Cortés et sa perruque de chanteuse des années 80), ils sont sept. Ils vont bien rigoler les Aztèques. Ah ben manque de bol, ils sont six. Même que les Espagnols se demandent si les quatre huttes c'est juste un avant-poste d'un vrai village. Non, non, chicos, vous venez de voir l'intégralité des décors du film. Il m'en reste un peu plus je vous le mets ? Allez, on rajoute l'impressionnante pyramide en carton-pâte de deux mètres de haut, mais on peut pas faire plus. Dès les premières minutes, les intentions du film sont lancées à la gueule du pauvre spectateur perdu : on est fauché sa mère, et on fera difficilement semblant du contraire. Donc les dix couillons vont un peu se taper dessus jusqu'à ce qu'on comprenne que le "lézard sacré" est le nœud du problème. Les Aztèques, qui ont fort heureusement appris l'espagnol grâce à un moine alcoolo, tellement bien appris qu'ils le parlent entre eux quand ils sont seuls, enfin je dis l'espagnol mais c'est de l'anglais hein, quoique j'ai vu la VF donc non, VF qui est probablement le truc le plus réussi du film d'ailleurs, voila je sais plus où devait aller cette phrase, merci.
Attention dino danger... Les Espagnols ont réveillé la bête qui se contentait, jusqu'à présent, d'un cœur humain fraichement prélevé par sacrifice au sommet de la vertigineuse pyramide de deux mètres de haut. Et là, c'est la boucherie numérique. Allez, c'est clairement pas la bestiole la plus moche vue dans ma quête, mais on l'impression que les animateurs ont pu jouer avec la version d'essai sans jamais pouvoir débloquer la mise à jour. Amateurs de textures pixellisées vues en gros plan, reprenez du popcorn. Le monstre est inséré n'importe comment dans les décors, sans aucun respect des échelles ou de la lumière. Dans ce genre de cas, grosses pensées pour les acteurs qui espéraient secrètement que ça rendrait bien sur écran lorsqu'ils gesticulaient dans le vide.
Bon, je vais pas m'étendre une heure sur cette serie Z oubliable (presque oubliée déjà) et pas très rigolote si on a l'habitude de voir des effets spéciaux aussi misérables. Chacun semble faire ce qu'il peut et même si c'est pas grand chose, c'est déjà pas mal.

BIM Stars
4.4

BIM Stars (1980)

The Apple

1 h 30 min. Sortie : 18 août 1982 (France). Comédie musicale, Science-fiction

Film de Menahem Golan

Kohohohala a mis 5/10.

Annotation :

Vu en VF en 2023
✪✪
Pfiou... Un cas difficile que ce BIM Stars.
En toute objectivité, on verse dans le disco-kitsch le plus total, costumes à paillettes, maquillages à paillettes et univers dystopique totalitaire à paillettes. Le film aligne tellement les fautes de goût à la louche qu'il en ressort une ambiance assez unique de transe improbable sous acide. Alors qu'il est censé être une allégorie de la lutte entre Dieu et le diable (enfin je crois...), BIM Stars illustre plutôt le combat entre les années 60 passées (avec son héros chanteur folk et sa joviale bande de hippies) et l'exubérance à venir des années 80 (bandeaux dans les cheveux, jambières fluos, bijoux fantaisie, ce film a tout anticipé). Pas de bol, il en ressort un gloubi-boulga écœurant mais à l'enthousiasme communicatif. Malgré une certaine ambiance rétrofuturisco-brutalisto-post-soviétique moustachue (le film a été tourné à Berlin, on comprend mieux), BIM Stars n'est pas avare en chorégraphies ambitieuses (et parfois un peu coquines) et personnages hauts-en-couleur qui feraient passer la gay pride pour un cortège mortuaire. Ce qui nous renvoie à la scène finale où Dieu débarque en bagnole dans le ciel et vient récupérer tous les hippies et les héros, et on les voit marcher dans le ciel/paradis.
En toute subjectivité... bordel, j'ai trouvé ça plutôt cool en fait. Les chansons sont neuneus mais restent entrainantes, il y a une histoire (déjà vue, ok) et des enjeux. Le côté rétro est absolument délicieux presque 45 ans plus tard. Ça n'en fait pas pour autant un bon film mais quand je compare à Cats, vu très récemment, c'est sans appel. BIM Stars n'est pas, à mon sens, un film risible (coucou Francis Huster). Désuet, mégalo (je n'ai pas évoqué l'histoire de Menahem Golan derrière tout ça), baroque, bruyant, mais avant tout attachant.

Cats
2.9

Cats (2019)

1 h 50 min. Sortie : 25 décembre 2019 (France). Comédie musicale, Drame, Fantastique

Film de Tom Hooper

Kohohohala a mis 5/10.

Annotation :

Vu en VOST en 2023

Un des plus gros succès de Broadway, un casting 4 étoiles, un réalisateur oscarisé, un budget faramineux... Comment ce si beau projet pourrait mal tourner ?
Déjà, une grande partie des reproches qu'on peut faire à "Cats le film" devraient être reportées sur "Cats la comédie musicale", d'après ceux qui ont eu le courage de voir le spectacle d'origine (ce qui n'est pas mon cas, mais 3 minutes sur youtube m'ont convaincu). C'est bizarre, kitsch, sans réelle histoire et heu... vraiment bizarre. Et sur ce plan, le film est fidèle. Sauf que sur grand écran (ou petit, ne soyons pas sectaire) ça devient particulièrement chiant et ça tourne beaucoup en rond. Même si j'avoue que j'ai un peu lâché l'affaire dans la deuxième heure, j'ai pas trop compris les enjeux, les personnages et l'univers en général. Juste une successions de tableaux pénibles et déconnectés les uns des autres, mais ça c'est l'apanage de nombreuses comédies musicales à mon humble avis.
Évidemment, c'est un autre aspect du film qui va attirer le chasseur de nanar. Willkommen! And bienvenue! Welcome! ...dans l'uncanny valley. Ces chats à visages humains sont terrifiants et c'est vraiment le genre d'images que je n'aurais pas aimé voir à cinq-six ans. C'est complètement loupé, une vraie catastrophe industrielle. Je pense que ce n'est même pas un problème de budget ou de finalisation des effets spéciaux. C'est une idée de merde dès le départ, ça ne peut pas marcher. On dirait une convention flippante de furry-cosplay (pléonasme) avec des vieilles personnes qui se grattent maladroitement le derche. Ça m'a même rendu triste pour Ian McKellen ou Idriss Elba qui ont l'air particulièrement couillons. (En revanche, ça n'a rien changé pour James Corden.)
Mais en toute honnêteté, malgré une direction artistique aux fraises (amateur de couleurs criardes et saturées, vous en aurez pour votre argent) et un rythme peu maîtrisé, Cats ne mérite peut-être pas le torrent de haine qu'il s'est pris dans la tronche. Si on parvient à occulter les SALES GUEULES de tous les personnages, et le budget surdimensionné pour un film de niche (c'est le comble)... il ne reste rien de bien méchant, juste un truc insipide, pas de quoi fouetter un chat.

Overdose
3.2

Overdose (1987)

1 h 28 min. Thriller

Film de Jean-Marie Pallardy

Kohohohala a mis 4/10.

Annotation :

Vu en VF en 2023
✪✪
Pas le nanar du siècle mais il se dégage une petite ambiance de ce thriller à deux balles. Pallardy est plutôt sage, cette fois-ci. Pas trop de nichons, ni de détours scénaristiques bizarres. Là, on est plutôt dans la sobriété, droit au but, pas de chichis. La preuve, ce bon vieux John-Mary joue ici le rôle d'un homme de main muet et taciturne. Bon, faut pas trop déconner, il est également un peu tueur en série sur les bords. Mention spéciale à la pauvre fille qu'il grille sur un barbecue comme une pauvre côte de bœuf. Quoiqu'il en soit, le nœud de l'histoire est ailleurs. On suit les pérégrinations de Karen, une passeuse de drogue qui décide de se carapater dans un coin paumé du Sud de l'Espagne. Après avoir dansé et chanté 'Jingle Bells' en balançant la cocaïne dans la mer, elle tombe sur un ostréiculteur un chouïa nerveux. Le mec, après avoir déclamé que "jamais jamais j'ai frappé une femme", lui envoie un énorme coup de coude en pleine face. Circonstance atténuante, c'est elle qui avait commencé par un coup de boule avec un bruitage digne d'un Rambo.
Bon là y'a plein de persos inutiles qui déboulent de chaque côté, la sœur, le frère, le docteur (interprété par Jess Hahn dont la voix française nous offre ma ligne de dialogue préféré de l'histoire des nanars : un début d'anecdote qui meurt dans un rire hystérique et impossible, j'en ai pleuré) et évidemment les gens du crus, de gentils ploucs espagnols bourrus qui acceptent difficilement la Karen. Bon, forcément, les méchant dealers sont à la recherche de la fille. Même que l'un d'eux c'est Bruce Baron. Toute cette petite histoire se termine dans un filet de pêche et voila.
Clairement pas incroyable, je n'arrive pourtant pas à reprocher quoi que ce soit à ce film. Hormis que c'est très mauvais, hein. On n'est presque pas dans l'outrance, c'est un nanar à nuances, il faut réussir à capter les fulgurances. Comme par exemple les apparitions régulières de ce chanteur un peu craignos qui vient gratter sa guitare pour nous offrir toujours le même refrain nasillard (et un peu faux) et pourtant prenant.

♫ "Cocaina, oh cocaina, burning up my braiiiiièèèènn" ♪♩

Ouais. Et en plus ça dénonce grave.

Les Crados, le film
2.5

Les Crados, le film (1987)

The Garbage Pail Kids Movie

1 h 40 min. Sortie : 22 août 1987 (États-Unis). Fantastique, Comédie

Film de Rod Amateau

Kohohohala a mis 5/10.

Annotation :

Vu en VOST en 2023
✪✪
Rooooh les Crados ! Toute mon enfance, ces vignettes autocollantes vraiment dégueus, première entrée dans un monde transgressif et régressif. Complètement passée inaperçue en France, cette adaptation vaut pourtant le détour... pour les nanarophiles qui ont connu cette époque. Les autres, passez votre chemin.
Ce film est le plus pur condensé de l'ambiance pop fluo des années 80 que j'ai jamais vu. Vraiment. Tout y est. Les costumes bariolés et cuir, la pop FM entêtante, les ruelles sombres et enfumées avec des bars craignos décorés aux néons... Bon en revanche, si on y cherche une histoire, c'est déjà plus compliqué. On nous sert un kid movie très mauvais où le gamin se fait harceler par des mecs qui doivent avoir le double de son âge mais il va réussir à s'affirmer en fabriquant des vêtements et en draguant la copine du méchant. Et le rapport avec les Crados ? Il va en découvrir 7 d'entre eux (notamment un qui pète, une qui vomit, un qui est un gros nerd boutonneux, une qui a le nez qui coule, etc.) dans la boutique d'antiquités où il travaille et ceux-ci vont l'aider. Mouaif. Y'avait tellement mieux à faire, d'autant plus que certains dialogues sont très réussis. Pendant très longtemps, il ne se passe rien. Les Crados vont au cinéma, les Crados font du quad, les Crados chantent. Ça s'anime sur la dernière partie, avec quelques idées sympas (l'espèce de fourrière pour les "ugly people", les trop gros, les trop bizarres, j'aime bien le concept).
Le film est plutôt fauché et on sent qu'il a du mal à se positionner. Il paraît qu'ils voulaient faire un film d'horreur à la base et ça se sent un peu. Il faut avouer que le côté malaisant est bien retranscrit dans les costumes des Crados même s'ils sont censés être gentils (ils sont surtout très bruyants). Ça donne un ton décalé et vraiment étrange à ce film qui se veut être aussi une ode à la tolérance. Enfin, je crois.

Sky Sharks
3.5

Sky Sharks (2020)

1 h 50 min. Sortie : 2 décembre 2020 (France). Comédie, Action, Épouvante-Horreur

Film de Marc Fehse

Kohohohala a mis 4/10.

Annotation :

Vu en VF en 2023

Et nous revoila dans le fabuleux monde des vraies fausses parodies de nanars de requins avec effets numériques à la truelle. Pour une fois, le problème n'est pas le manque de moyens. L'ambiance techno-pulp-steampunk-néon (ouais, tout ça) est pas trop mal conçue et les effets gore, bien que trop numériques, font le job (j'ai vu un certain Tom Savini au générique). Non, le souci c'est la vulgarité et la vacuité du truc.
J'ai eu l'impression de regarder un film porno. Non pas que ce soit particulièrement cochon (encore que... merci le casting féminin siliconé toujours à poil), mais le scénario est clairement un prétexte pour enchaîner des scènes débiles sans vraiment chercher un minimum de cohérence. C'est dommage car il n'aurait pas fallu un immense effort intellectuel pour pondre un truc bien branlé et vraiment cool à la Kung Fury par exemple. Là on dirait que ça a été écrit par un ado de 15 ans ou un plutôt par un vieux quarantenaire bedonnant qui cherche à se souvenir de ce qu'il était à 15 ans. Les références et les idées sympas sont trop noyées dans une réalisation tape-à-l'œil et finalement mal rythmée. Et vas-y des scènes par écrans interposés qui ne servent à rien, et vas-y les longues scènes de flashback qui auraient pu se régler en trois lignes de dialogue, et vas-y les pubs de l'armée américaine qui veulent lorgner du côté de Starship Troopers mais qui se vautrent davantage dans une ambiance de mauvais jeu vidéo bourrin.
Allez, il y a quelques trucs à sauver, mais cette espèce de racolage putassier caché sous une fausse cool attitude, ça me gonfle.

Kohohohala

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