Mirez moi ce feuillu les tovariches, y'a comme des odeurs de Babel version Montreuil. Un Néo-Montreuil façon virée aux Saintes-Marie de la Reum.


La cause à tout ça ? Un putain d'livre mi-ouinche mi-françois. Pardonnez mon envie de parler comme dans l'Histoire m'sieurs-dames, j'en ai la tête qu'a chaviré. Si vous comprenez pas, t'as qu'à te jeter sur le dernier né de Rolland Auda. (quant à moi je prie mes moult partenaires sociaux de bien vouloir m'excuser pour les mois qui vont suivre à m'extraire le ouinche de l'occiput).


Pour cause ?


Il t'fait un petit frère au Livre sans nom, il s'accapare Tueurs Nés et les Affranchis, valse avec un univers hispanico-gitan-biblique dans un futur aléatoire, sorte de France apocalyptique qui fleure la scène de la décharge dans l'Dobermann de Jan Kounen.


Il t'faut encore de l'argument ?


Au hasard tiens, tu prends un espèce de légionnaire cramé au catch, qu'a décidé de donner sa vision bien à lui du bras Justice, d'une bande de marlous gitans hauts comme cinq pommes et qui causent genre à t'faire passer le Nadsat pour de la pisse de felix-ze-cat. C'est aussi l'histoire d'une tragédie grecque qui finira forcément dans un bain sanguino-prophétisant : tu secoues très fort, t'ajoutes un auteur qu'a du se défoncer à Kill Bill, John Woo, Sailor & Lula, qu'a aussi dû chourrave les mêmes disques que moi quand il allait faire ses courses chez Auchan dans les années quatre-vingt dix (Noir Désir, Hole, Dead Can Dance, Renaud, The Kinks, RATM, Ravel (Le Boléro, oui oui), Nick Cave, ...). En termes clairs du pur gros son mastard à t'en décoller les esgourdes.


Et BANG.


Si j'te dis que tu vas t'en prendre plein les glazes, je serai encore loin du compte.


Pour le côté littéraire (pasque quand même y'a d'la recherche), c'est rythmé par des chansons à t'en faire caguer dans ta culotte. Poétique, beau, violent, efficace. Auda flirte avec un genre qui amène un putain de renouveau sur la littérature trash pour ados. Despentes et Pille peuvent aller se rhabiller, Beigbeder peut rester le nez rayé sur un capot de voiture. Point la peine de tergiverser j'imagine que t'entraves l'idée un peu ?



  • On prend son pied en matant les illustrations de Jérôme Lerpinière, on s'marre en lisant les petits private joke de l'auteur et de l'éditeur, bref ...


Le relève est assurée les gars ! En deux romans Rolland Auda dealent ses mots, sa philo (todo quo) à t'en rendre accroc.
En clair, si tu veux te faire un shoot Danny Trejo façon çais-fran, t'sais ce qu'il te reste à faire, rouilla.


Mon seul regret ? L'bouquin passe pas à travers mes narines.

LouKnox
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le 3 juin 2020

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Lou Knox

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