Une épopée américaine
Il est des romans gigantesques. Non pas tant par leur nombre de pages, mais pas l'immensité des thèmes abordés. A l'Est d'Eden n'est pas exceptionnellement long. Il ne fait que la moitié des...
Par
le 23 nov. 2017
63 j'aime
10
Si Les raisins de la colère est le Mont-Blanc à gravir, celui-ci est définitivement l'Everest. 800 pages denses, riches en descriptions et tournant autour de dialogues à la philosophie développée et complexe, autant le dire tout de suite A l'est d'Eden tient par le génie de son auteur mais manque sérieusement d'air. A bon entendeur...
Il est très difficile d'analyse une oeuvre pareille qui plonge dans les profondeurs des relations humaines, qui en emprunte à la philosophie biblique, aux rapports étroits entre le Bien et le Mal, qui se construit sur une longue chronologie intergénérationnelle et une trame narrative qui navigue sans autre but que de vivre avec ses personnages, sans chercher forcément à répondre à une intrigue particulière. Je n'oserai pas tirer de conclusions trop franches car je ne suis pas certain d'avoir complètement saisi le sens général de l'oeuvre, ni senti la subtilité de certains dialogues très (trop?) denses philosophiquement à l'image de la scène finale. La complexité est le signe des grandes oeuvres mais sur près de 800 pages, cela finit par devenir sérieusement aride au bout d'un moment.
A l'est d'Eden est un gros morceau de littérature sans aucun doute, traversée par le génie de son auteur mais ce n'est pas une oeuvre facilement abordable, loin de là.
Créée
le 1 mai 2019
Critique lue 199 fois
D'autres avis sur À l'est d'Eden
Il est des romans gigantesques. Non pas tant par leur nombre de pages, mais pas l'immensité des thèmes abordés. A l'Est d'Eden n'est pas exceptionnellement long. Il ne fait que la moitié des...
Par
le 23 nov. 2017
63 j'aime
10
Considéré par l'auteur comme son chef-d'œuvre, l'aboutissement de toutes ses idées, A l'Est d'Eden est sans surprise une véritable fresque californienne aux accents bibliques. Le parallèle incessant...
Par
le 4 juil. 2011
61 j'aime
6
La période de la Grande Dépression marqua profondément la littérature américaine. De cette crise sans précédent, l'image de l' American dream sera profondément altérée, exhumant les pathologies...
le 12 août 2020
42 j'aime
9
Du même critique
Sachant que j'allais voir une oeuvre de Mel Gibson, je ne m'attendais pas franchement à de la prose marxiste. Franchement pas! Mais à la sortie du cinéma, je me suis rendu compte que j'étais encore...
le 4 déc. 2016
5 j'aime
3
Il y aurait tant à dire sur Le Lambeau, son sujet, sa construction, sa prose, son rapport à la réalité... Car Le Lambeau est un livre complet, incroyablement précis et dense, particulièrement...
le 24 mars 2019
4 j'aime
Venu le moment du générique de fin de Under sandet, deux choses surprennent et frappent. La première est qu'il est tout de même étonnant que l'on puisse, encore aujourd'hui, découvrir de telles...
le 20 janv. 2016
4 j'aime