J'ai parcouru ce livre bien illustré avec plaisir et ai appris pas mal de choses pour me débarrasser de certains produits dont je n'avais aucunement besoin : le vinaigre d'alcool étant devenu mon meilleur ami :).
Cependant, l’œuvre présente dans son premier tiers des évidences qui n'avaient pour moi par grand intérêt à être présentes : faut-il vraiment expliquer en 2016 que cuisiner soi-même est plus sain que les plats surgelés du Carrouf? Ce livre reste pour moi un défi pour les écolos du dimanche qui ont du temps libre, donnant parfois des éléments peu pertinents: pourquoi faire la promotion du savon importé d'Alep alors que nous avons du savon de Marseille (coût transport)? Pourquoi toutes ces recettes sur les produits hygiéniques? Ne pourrait-on pas commencer par garder que l'essentiel comme il est indiqué dans les chapitres précédents ?
La conclusion du livre est d'ailleurs symptomatique. L'auteur conclut en expliquant qu'il habite en campagne et que la famille utilise quotidiennement ses deux voitures... Je trouve la démarche un peu malhonnête d'expliquer aux parisiens comment faire une yaourtière en se disant écolo alors qu'il n'agit pas sur la première source de pollution de son foyer. La solution cher Jérémy, c'est "déménager et vivre près des transports en commun" comme je fais depuis que je suis né. J'espère pouvoir faire cela le plus longtemps possible.