le 13 avr. 2025
Anarchy in the USA
Retour à la Floride et à Tim Dorsey. J'étais déjà familiarisé avec l'écrivain avec Triggerfish Twist, et sa description d'un état où tous les excès sont permis. Il faut dire qu'on doit le parcourir...
Retour à la Floride et à Tim Dorsey. J'étais déjà familiarisé avec l'écrivain avec Triggerfish Twist, et sa description d'un état où tous les excès sont permis. Il faut dire qu'on doit le parcourir en long et en large en compagnie de Serge A. Storms, psychopathe fini dont la liste des pathologies n'a d'égale que la ribambelle de cadavres qu'il laisse derrière lui. Pour les amateurs de jeux-vidéos, c'est un peu le Trevor Phillips de GTA V en version littéraire. Et le personnage principal, ça vous annonce la couleur. Carl Hiaasen croque "The Sunshine State" avec une folie douce, chez Dorsey elle sera furieuse.
Florida Roadkill - écrit en premier mais chronologiquement postérieur à Triggerfish Twist - est une plongée tête la première dans le style Dorsey. Des personnages tous plus allumés les uns que les autres voués à se percuter le temps d'un voyage mené pied au plancher. L'intrigue ? On en arrive aux problèmes. Ma précédente lecture de l'auteur m'avait déjà alerté sur l'aspect scénettes prenant le pas sur le récit à proprement parler. Un défaut encore plus prononcé ici. Le livre débute pourtant bien, les personnages se dessinent et on se frotte les mains à l'idée de les voir se rencontrer. Notamment celui de Sharon, l'arnaqueuse sans foi ni loi qui manipule, pille et tue comme une seconde nature. Voilà qui annonçait un duel de haute volée entre elle, la sangsue au nez bien poudré, et Serge le malade qui cumule les tocs. Mais voilà, Dorsey multiplie les protagonistes dont certains n'auront littéralement aucune prise sur le fil rouge (le trio de bikers, au hasard). Et si vous y ajoutez les flash-backs, qui émaillent le récit...
Tout cela est très confus, et le fait de ne côtoyer que des dingues n'aide pas à s'accrocher à l'histoire. Sur ce terrain, Carl Hiaasen est bien plus mesuré et clair dans sa manière d'agencer ses tableaux de la Floride. Je pense donc m'arrêter là pour les escapades avec Dorsey, puisque le style anarchique montre vite ses limites. Oui, j'ai pu en sourire mais la lecture avançant, j'y prenais de moins en moins de plaisir.
Créée
le 13 avr. 2025
Critique lue 12 fois
le 13 avr. 2025
Retour à la Floride et à Tim Dorsey. J'étais déjà familiarisé avec l'écrivain avec Triggerfish Twist, et sa description d'un état où tous les excès sont permis. Il faut dire qu'on doit le parcourir...
le 15 sept. 2021
Peut-on partir avec un avantage si l'on décide d'aller voir l'adaptation d'une œuvre matrice dans la littérature ? Oui, en ne l'ayant pas lue. Il n'est pas toujours aisé de jongler entre...
le 20 févr. 2021
Dur d'échapper à son rôle phare. Propulsée sur le devant de la scène avec le rôle d'Amy dans le d'ores et déjà classique Gone Girl réalisé par David Fincher, l'actrice Rosamund Pike n'a pas ménagé...
le 13 déc. 2023
Huit mois, ça peut être un vrai obstacle à la compréhension à l'ère du streaming et du binge-watching. Tout spécialement si vous vous lancez dans la suite d'un film pas très fameux, et que cette...
NOUVELLE APP MOBILE.
NOUVELLE EXPÉRIENCE.
Téléchargez l’app SensCritique, explorez, vibrez et partagez vos avis sur vos œuvres préférées.

À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2025 SensCritique