On saura gré à Epicure de raisonner dans le vide quand il s'agit du cosmos interstellaire ou encore des phénomènes climatologiques.
On rira de ses paroles imprécises:
- le soleil est plus grand, plus petit ou de taille identique à ce que l'on voit,
- le lever ou coucher des astres (soleil, lune et étoiles) sont dus à des allumages ou des extinctions,
- les séismes sont dus à des souffles issus de la terre...
On appréciera ses intuitions pertinentes :
- la lune pourrait tirer sa lumière du soleil,
- les éclipses (du soleil et de la lune) pourraient être dues à une occultation par un tiers corps,
- les nuages se constituent et se transforment en eau sous l'effet de la pression...
Au-delà du témoignage historique de l'état des connaissances datant de plus de 2000 ans, le texte est donc un formidable miroir :
- de nos connaissances actuelles,
- des lacunes antiques,
- de nos propres certitudes qui pourraient être autant d'imprécisions.
Au jeu de la science et de la politique de notre époque, on peut aisément imaginer que les plus assertifs d'entre nous passeront demain pour de fieffés couillons.
Espérons pour eux qu'ils nous paraissent pour autant sympathiques...
Retenons l'enseignement majeur de la Lettre à Pythoclès :
Ne délaissons pas les phénomènes qui nous entourent.
Etudions les de manière raisonnée.