Une mère célibataire qui mène une vie assez médiocre écrit à la riche épouse de son ex mari pour lui dire toute sa jalousie de leur bonheur parfait.
Parce que les lettres ne sont jamais envoyées et que les toutes dernières décrivent une action assez peu compatible avec celle de se poser pour rédiger une missive, le choix du genre épistolaire apparaît bien artificiel : un journal intime/"de bord", même en conservant l'adresse à la femme ennemie, aurait permis à l'auteur suédois de conserver les confidences envieuses et inquiétantes de son héroïne tout en amenant plus naturellement le prévisible dénouement de son récit.
L'écriture est jolie et certaines phrases plus poétiques font mouche, mais dans l'ensemble je me suis ennuyé ferme, ne pouvant qu'acquiescer en soupirant en lisant page 183 : "cela ne fait que tourner en rond".