Wunderkind nous immerge dans la Bulgarie de la fin des années 80, juste avant la chute du communisme. Et plus particulièrement dans le milieu des jeunes musiciens prodiges "embrigadés" dans une école qui les soumet à une discipline de fer qui s'oppose à leur caractère rebelle à toute autorité. Le personnage de Konstantin, surdoué et au caractère ardent, est pétri de contradictions. Entre son amour du piano, son tempérament presque bipolaire et son mal être adolescent, il trouve difficilement sa place dans une société corsetée qui se marie au ciel gris de Sofia. Ce roman de Nikolai Gozni, qui raconte sa propre jeunesse, est très exigeant. Il passionnera sans aucun doute les amateurs de musique classique, les aficionados de Chopin, notamment, mais son caractère cérébral, son écriture à la fois virtuose et abstraite, son absence "d'action", hormis dans ses dernières pages, donnent au livre un tempo bizarre, déstructuré et, il faut bien l'avouer, passablement fastidieux si l'on n'entre pas de plain pied dans ces pages touffues et verbeuses. Son côté sombre, lancinant, tragique et révolté rend la lecture parfois pénible et étouffante.

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le 9 févr. 2017

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