I could kiss you with lines of escape in my mouth
Le saviez-vous ? En dehors de faire ce blog, il m’arrive de faire des choses, genre des trucs de non geeks, comme de profiter du soleil de cette belle journée pour me lever à 6h afin d’aller à Versailles. Oh la non, je n’avais pas mis mon petit polo et mes chaussures bateau, juste l’équipement minimum pour 1h30 prévue de grande régalade à plus de 4400 personnes dans le jardin du château.
Ouais, c’est ma grande fierté en vrai, à part ce blog bien sûr, pouvoir courir 15 km, en bien moins d’1h30, ah mais parce qu’en entrainement je n’ai jamais fait moins d’1h30. Donc là, j’ai fait bien moins. Alors que je me suis mise à courir cet hiver.
Et là, je sais pas ce que c’était, la préparation, la condition physique, le challenge, courir avec une copine, le beau temps peut-être, mais non en fait, c’était surement Vancouver.
Oui oui oui.
A l’aller tu vois, j’ai dit : Tiens, tu veux choisir de la musique à nous mettre ? Et voilà ce qu’elle a choisi. Et ça faisait si longtemps. Et il y a eu Vancouver que j’avais si tant oubliée.
Le 29 mai 1997, je préparais gentiment mon bac que Jeff Buckley en profitait pour se noyer, ah ben oui, je ne faisais pas attention à ce moment-là, j’étais si concentrée. Je n’avais même pas eu l’occasion de profiter pleinement de son talent et de connaître vraiment ce à quoi le monde échappait malheureusement.
Quand l’album posthume est sorti, je me suis précipitée dessus, la vérole, le bas-clergé, vous voyez ? Pareil, comme un chien sur une quille, un magasin de porcelaine sur un éléphant, avec un gravillon, une anguille et une baleine. J’te jure.
Vancouver était le single de l’album, ce qui m’a fait courir dans les magasins, et l’écouter en boucle, si tant, période passée en partie à Lille, je vous ai déjà parlé de Lille fin des années 90 ? Non parce que Lille en fin des années 90 me rappelle surtout d’autres musiques.
Et comme toutes les choses sur lesquelles on s’attarde trop, c’est devenu banal, et on le met de côté.
Pour ce réveil de souvenirs et l’hommage au talent pur et mort, merci.
Ah heu, vous voulez en savoir un peu plus sur la chanson ? Ben écoutez, il y a tout. Le chant incroyable avec des variations de mélodie absolues, le rythme bancal qui te fait trébucher dessus encore et encore, et puis la guitare, avec ce petit je ne sais quoi.