Ce préquel de Yellowstone est visuellement sublime mais esthétisant à outrance (on ne pourra pas compter tous les couchers de soleil). Il ne craint pas l'anachronisme (le blond peroxydé de son héroïne, une certaine modernité et un féminisme qui reflètent plus 2021 que 1883) et peut parfois flirter avec le mièvre (le piano lors de la traversés du fleuve ep3).
N’empêche, il est touchant, éprouvant, émouvant, formidablement interprété, extrêmement bien écrit (les dialogues sonnent souvent très juste).
Ce récit incarne avec force ces vies de violence, de maladie, de mort mais aussi d'aventure, de découverte, d'inconnu,... et nous renvoie à nos existences contraires, paisibles, confortables, protégées et en même temps, puisqu'il n'y a plus de terre vierge à découvrir, tristes, routinières et sans perspectives. Il pose aussi la question de notre perception et notre acceptation de la violence lorsqu'il s'agit de gagner sa liberté.