Cobra n'est pas si génial que je me le rappelais, mais son côté sympa et attachant booste un peu mes notes d'épisodes. Le premier problème de Cobra est d'être un shonen manga à la base, les scénarios restent assez basiques et naifs, peu d'explication, des facilités scénaristiques à la pelle et des incohérences plus ou moins violentes.
La première partie avec Crystal Boy est la meilleure et ne souffre pas trop des problèmes énoncés. Après les personnages sont plutôt sympathiques même si Cobra souffre souvent d'un côté invincible qui rend le tout assez prévisible. La réal et l'animation sont franchement bonnes pour une série de 82 et les musiques sont superbes. A noter des fin d'épisodes souvent très abruptes, un style assez surprenant aujourd'hui.
Il est un peu dommage que Space Adventure Cobra soit une oeuvre ancrée dans son époque, on est en 3000 hors Cobra utilise des VHS, un téléphone filaire identique à ceux de l'époque, un Walkman, bref l'équipe n'a pas joué la carte visionnaire et a préféré ne pas chercher trop loin les innovations technologiques, ce qui rend l'histoire scientifiquement anachronique.
Pour les références de chara design, on trouve des acteurs français du moment, Belmondo, Delon, Bardot mais aussi américains comme Telly Savalas (Kojak), Terasawa a été puiser ses référence à l'étranger et ne fait que peu référence au Japon, c'est sans doute ce qui lui donne ce côté atypique et qui a facilement conquis le coeur des fans hors du pays.
Niveau Scénar, anatomie et costumes difficile de ne pas penser à Heavy Metal / Metal Hurlant, tellement la filiation est évidente et c'est encore plus criant dans les dernières minutes du dernière épisode. N'oublions pas Star Wars qui plane sur beaucoup d'idées mais surtout sur le design de Salamandar très proche de celui de Darth Vader, ils ont d'ailleurs inclus Han Solo sur un plan d'épisode, aveu d'admiration pour les 2 films de Lucas (Et oui Le Retour du Jedi ne sortait qu'un an plus tard).
Au Final Cobra n'est pas un chef d'oeuvre en raison des problèmes cités plus haut mais son cocktail d'humour, d'univers et de scénarios inspirés par Heavy Metal et certains classiques du cinéma américain font mouche. Son héros au Psychogun (Sans doute l'idée maitresse de l'oeuvre) lui offre un capital sympathie élevé. Cobra est indéniablement un descendant de Lupin III dans un contexte SF et qui a très certainement engendré City Hunter avec qui il a de nombreux points communs (Rappelons de Hojo était assistant de Terasawa sur le manga de Cobra). Bref Cobra est une oeuvre d'animation japonaise qui tranche avec le reste de la production et saura combler aussi bien les fans de Japanim, les lecteurs de Métal Hurlant ou tout simplement les fans de Space Fantasy.