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• SAISON 6.2 (4/10)

[Critique du 10 décembre 2024]

Ce milieu de saison 6 nous plonge directement dans le grand tournoi de Barcelone, où nos chers karatékas vont découvrir qu'il existe des dojos internationaux plus redoutables que leur antagonisme habituel avec Cobra Kai. Les épisodes commencent sur des phases de qualification en équipe pour aboutir en une phase finale aux mains des capitaines de chaque dojo. Pour compenser la maigreur de l'intrigue, on subit des péripéties annexes ridicules dans la ville espagnole. La plupart des situations se montrent prévisibles et théâtrales. On note également pas mal d'équipes figurantes sans personnage à développer. Par ailleurs, les querelles entre Johnny et Daniel sont usantes et inscrivent les personnage dans un rétropédalage agaçant. Ce n'est pas mieux du côté des ados, riches en teen drama et invectives puériles. L'acting médiocre n'aide pas, et Xolo Maridueña surjoue encore pas mal. La mise en scène garde des allures cheap avec beaucoup d'effets et des excès de ralenti dans les chorégraphies ; on y perd en lisibilité. La bande-son est également trop emphatique pour son propre bien. Il y a tout de même des séquences qui font toujours leur effet, dans l'esprit divertissement rétro, et le match Cobra Kai/Miyagi Do est plaisant à suivre. Néanmoins, le climax final est bien trop ridicule dans sa débauche, à tel point qu'il tire une balle dans le pied de cette deuxième partie de saison qui avait réussi à redresser quelque peu la barre.


• SAISON 6.1 (4,5/10)

[Critique du 06 août 2024]

Deux ans d'attente pour la sixième et dernière saison de Cobra Kai que Netflix décide de diffuser dans ses habitudes charcutières : 5 épisodes en juillet, 5 autres en novembre et les 5 derniers quand ils auront un créneau l'an prochain. Consternant. Le service au N rouge n'a pas fait que du bien à cette série, malgré un meilleur budget, et si l'on devinait déjà les limites du concept dans les précédentes trop concentrées sur du teen drama, le premier tiers de cette saison conclusive déçoit. On retrouve nos ados bien pubères qui reprennent leur entraînement bon enfant après avoir vaincu les anciens senseis assoiffés de sang. Le but ultime est désormais un tournoi de karaté prestigieux et international, avec l'ombre violente de Cobra Kai venant de nouveau chahuter le scénario. Tout le monde est réconcilié, les adultes se comportent comme des enfants, et l'environnement universitaire avec ses fratries et harceleurs est très stéréotypé. On se coltine donc des conflits d'ados sur fond d’interactions et répliques affligeantes. On sent que les acteurs se forcent sur la plupart des scènes, et affichent un gros manque de naturel en plus d'un jeu bien mauvais. Même les chorégraphies sont devenues mollassonnes, surdécoupées et abusant de ralentis supposément cool mais qui deviennent rapidement cheap. La mise en scène est basique, majoritairement en steadycam portée à l'arrache, pour un rendu purement télévisuel, et on ne s'étendra pas sur la laideur des flashbacks.



• SAISON 5 (7/10)

[Critique du 17 octobre 2022]

Au bout de cinq saisons, la série commence un peu à tourner en rond et on sent qu'elle va chercher de nouveaux ressorts scénaristiques (typés CW) pour faire perdurer l'intérêt. Tout en continuant à rendre hommage aux différents films Karate Kid, cette saison va tout d'abord prendre des allures de sitcom, en appuyant lourdement sur les séquences comiques et relations entre les personnages. Ce qui donne toute une partie au Mexique assez ridicule, et une pénibilité à suivre la redondance de la relation entre Sam et Miguel, tous deux pas mal immatures. On est aussi agacé par la répétitivité des conflits dans le clan LaRusso, et entre Miguel et Robby ; heureusement, la saison évolue par la suite. Les adultes en deviennent presque plus divertissants que les jeunes karatékas, notamment Johnny qui prend tout au premier degré, l'excellent Thomas Ian Griffith qui campe Terry Silver avec son envergure démesurée, et les combats issus de ces rivalités trainées pendant plus de 30 ans.

Puis, c'est à un dojo Cobra Kai qui a viré totalement du côté sombre de la force, avec ses senseis Lord Siths caricaturaux, que l'équipe Daniel LaRusso/Johnny Lawrence doit faire face, avec ce qu'il faut de coups vicieux, rires diaboliques et répliques tellement kitsch qu'elles en sont drôles. La saison s'attarde beaucoup sur le dojo mené par Silver, au point d'en oublier les protagonistes originaux, même si c'est le nom de la série. La série essayant de trouver de nouveaux axes scénaristiques pour se poursuivre davantage n'hésite pas à pousser son histoire un peu loin pour une simple histoire d'ados qui apprennent le karaté ; l'écriture de certains senseis est douteuse au vu de leur comportement de méchant de série B. On peut à nouveau saluer l'affrontement final, qui fait preuve de bien peu de retenue dans les coups. On ne peut s'empêcher de penser que l'idée feel good du départ à laisser la place à un produit qui sacrifie peu à peu sa crédibilité.

• SAISON 4 (7,5/10)

[Critique du 11 janvier 2022]

4ème saison pour la série Cobra Kai qui, pour rappel, n'est partie que d'une blague autour du film Karate Kid et connaît désormais un succès immense qui la force à ne plus être qu'une simple histoire de fans pour les fans, mais à rallier de nouveaux spectateurs. On reprend directement là où s'était arrêté la S3 avec une entente entre Johnny et Daniel pour contrer Kreese et remporter le tournoi All-Valley Karate.

Dans l'ensemble, cette saison surpasse la précédente, en délaissant le surplus de drama et revenant davantage aux fondamentaux : le karaté, d'une part, mais aussi cette relation sensei/deshi qui est remise en avant. L'histoire progresse donc avec ses (non-)évènements, l'introduction de nouveaux personnages qui se révèlent critiques dans les épisodes suivant ainsi que pour la suite de la série et, également, le développement intéressant de la psyché d'anciens persos qui rend encore plus difficile la prise de partie pour le spectateur. On note, tout de même, un délaissement de Miguel, protagoniste depuis la 1ère saison, ce qui peut être frustrant mais rappelle que le show ne lui ai pas consacré et met ainsi en lumière ses camarades.

Quelques écueils, tout de même, au niveau du scénario qui tombe parfois dans la redite en perdant quelques épisodes sur la rivalité Johnny/Daniel, pourtant déjà traitée an longueur dans la saison passée, tout comme les conflits Miguel/Robby et Tory/Sam qui perdent de leur saveur. On a aussi des personnages secondaires récurrents bien trop secondaires puisqu'ils servent juste de stand-in ou comic relief, c'est dommage de ne pas élaborer davantage malgré le grand nombre de persos. Heureusement, la série se termine sur deux excellents épisodes en guise de finale, avec de très bonne chorégraphies et de belles surprises qui laissent présager une nouvelle dynamique dans la saison suivante.

• SAISON 3 (7/10)

[Critique du 11 mars 2021]

La série continue dans sa lancée nostalgique, entre hommage à la série de films Karate Kid et développement des arcs narratifs des anciens protagonistes et de leurs jeunes recrues. Cette saison par contre joue un peu trop la carte du fan-service et de la niaiserie, même si les chorégraphies sont toujours rondement menées et que l'équilibre dans les valeurs morales des personnages est bien dosé. En arrivant sur le finale, on constate que cette S3 fait un peu guise d’introduction à la future S4.

• SAISONS 1 & 2 (9/10)

[Critique du 10 novembre 2020]

Après une dizaine de shows sibyllins et esthétisés, je voulais retourner à une série plus légère et terre-à-terre. J'ai été pris de court par la justesse de cette série, conçue comme une suite au film Karate Kid. Ce qui a tout l'air d'être une idée ridicule est, en fait, finement appréhendé pour offrir un point de vue bien différent à ce récit. 35 ans plus tard, on retrouve donc les personnages du film d'origine, dans leur vie adulte. Et c'est avant tout autour de Johnny Lawrence que la série se concentre. Johnny qui a du mal à stabiliser sa vie et à vivre avec son temps, éternel nostalgique de son adolescence. En face, Daniel LaRusso est un businessman et homme accompli, mais la rivalité reste entre les deux hommes qui, en prenant des poulains sous leurs ailes, vont renouer avec leur pratique du karaté.

Les acteurs d'antan sont de retour, aux côtés d'un jeune casting nouveau, et l'alchimie fonctionne parfaitement. Bercé de références 80s, le show possède une dynamique irrésistible et surtout une écriture très maligne et soignée qui se sert habilement des flashbacks. La caractérisation et le comportement des personnages sont vraiment réussis, tout comme leurs réactions qui, bien qu'idiotes, sont clairement à l'image d'une spontanéité et impulsivité naturelles. Là où Cobra Kai tire son épingle du jeu, c'est dans l'exécution de certaines situations prévisibles et clichés du genre que les créateurs parviennent à réajuster et donner une contre-mesure qui nous empêche bien souvent de prendre partie tant le manichéisme est brouillé.

La première saison est une excellente introduction à la nouvelle psyché des personnages et aux relations qui vont s'instaurer, tout en suivant un déroulement scénaristique classique. Tandis que la deuxième saison se permet plus de liberté, un peu moins de sérieux également, et peut-être un peu trop de drama vers la fin, mais sans perdre l'esprit fougueux qui anime la série, et ses intéressantes réflexions sur la vie. Qui plus est, la réalisation est très propre, avec parfois ces aspects de film indie, mais jamais trop mièvre. Et puis la BO typée Hard Rock suffit à donner la bonne énergie au show. On ne peut qu'attendre impatiemment la suite !

AntoineRA
7
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Créée

le 10 janv. 2023

Modifiée

le 17 oct. 2022

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3 j'aime

AntoineRA

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