La série documentaire revient en détail et avec de nouveaux éléments (témoignages, enregistrements vidéo) sur le meurtre de Marie Trintignant par Bertrand Cantat à Vilnius à l’été 2003. Il dissèque le traitement odieux de l’affaire par des médias relayant les mensonges abjects de son entourage pour sauver Noir Désir (qui n’a jamais autant vendu qu’après le drame), il rend compte des pressions pour réhabiliter Cantat et relativiser son geste (Pascal Nègre, quel ordure) ou pire, transférer la faute sur la victime (Lio, admirable, défendant son amie seule face à la meute). Tout révulse dans ces trois épisodes qui s’attachent aussi à raconter le destin moins connu mais tout aussi tragique de l’ex-femme de Cantat, Krisztina Rády, morte de l’avoir protégé. « Bertrand Cantat dort toujours quand ses femmes meurent », dira l’avocat de la famille Trintignant…
Un documentaire salutaire, même 20 ans après, pour rappeler qu’on ne tue pas par amour et qu’un féminicide sera toujours la conséquence du comportement toxique et violent d’un homme. Et lorsqu’on voit l’indécence et la perversité de Cantat remontant fièrement sur scène, ça donne des hauts le cœur….