grande série, à voir en priorité !
La série raconte comment une petite ville du Texas, Dillon, vit au rythme de son équipe de football américain. Dans ce coin paumé du sud, où le seul espoir de s’en sortir passe par le foot, la plupart des habitants ne vivent que pour les résultats de leur équipe locale centrée autour du charismatique coach Taylor. L’occasion pour le réalisateur et ses scénaristes de nous concocter un portait aux petits oignions d'une Amérique d’aujourd’hui.
Car, on l'aura compris, dans Friday Night Lights le foot n’est qu’un prétexte pour nous raconter la vie de gens ordinaires, coincés dans leur petit monde avec leurs problèmes du quotidien, entre joies et souffrances. Des thèmes comme le racisme, l’adultère, la maladie y sont abordés, sans pathos, mais également l’actualité de l’époque (m’ouragan Katrina, la guerre en Irak…) et surtout la religion, très présente à Dillon comme dans les états du Sud de l’Amérique. Bref, un portrait attachant et réussi, bien loin des tracasseries bourgeoises des Desperate Housewives.
Mais là où la série séduit peut-être le plus et tranche avec bon nombre de productions, c’est dans sa mise en scène, dans sa réalisation. Le filmage caméra à l’épaule, presque à la manière d’un documentaire, donne un vrai rythme et aux épisodes ; et les couleurs un peu ternes, un peu tristes rappellent un peu la façon de faire du cinéma indé américain... surtout si l’on y ajoute la superbe musique de Explosion in the sky qui ouvre chaque épisode avec sans doute un des plus beaux génériques de série vu depuis bien longtemps !