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106 critiques
Shame
Soul Eater avait tout pour me plaire, des personnages sympathique, un background original, une animation qui sort du commun .... Ca s'annonçait comme un vent de fraicheur comparé aux Shonen...
le 2 oct. 2011
Quel animé ! quelle expérience !
Je ne l'ai vu que récemment, et je l'ai vu avant de lire le manga, manga que j'ai dévoré immédiatement après. J'ai déjà une très grande admiration pour les deux premières saisons animées de Fire Force, je suis le manga, et du coup j'ai voulu connaître ce premier succès d'Atsushi Okhubo.
C'est au-dessus de tout, il y a Dragon Ball, il y a Devilman crybaby et il y a Soul Eater.
Par quoi commencer ?
Le premier opening met d'emblée la barre très haut et décline les qualités impressionnantes de cet animé : une galerie élevée de personnages captivants, des décors soignés aux petits oignons, une fantaisie onirique qui laisse pantois, une imaginations débordante avec cette Lune qui grince des dents et vous fixe de son oeil suintant le sarcasme, un jeu de mouvement dynamique pour une caméra subjective qui virevolte dans tous les sens, et une musique déjà attachante, une introduction réussie avec la phrase de Maka de l'âme saine composé d'un esprit sain dans un corps sain.
Les trois premiers épisodes correspondent à une sorte de prologue, chaque épisode est consacrée à un des trois groupes de héros principaux de cette histoire : Soul Evans et Maka Albarn, puis Black Star et Tsubaki, enfin Death the kid avec Patty et Lise.
Le premier épisode est divin d'emblée. Maka Albarn est un personnage génial. Elle a une minijupe écossaise, un grand manteau noir volant, des couettes rigolotes sur le côté, des chaussures tapageuses avec des ferrures abondantes pour les enjoliver. Dans les cosplays, ils proposent des bottes avec des ajouts pour faire le fer, mais en réalité de telles sortes de bottines stylées existaient à la fin des années 90 ou au début des années 2000, il ne s'agit pas d'une invention pure de l'auteur, mais d'un souvenir d'une mode folle éphémère dans sa fureur. Maka a aussi un visage impressionnant. La série accentuant parfois le côté rock (un morceau dans le style de "Brown sugar" des Stones est parfois inclus dans l'animé) et même le côté punk (surtout l'ending "I wanna be"), il est difficile de ne pas faire le rapprochement entre la tête de Maka et une tête anglaise punk. Elle a un côté Johnny Rotten, il y a un jeu sur le côté cheveux coupés court sur les côtés, elle a ce côté crâne un peu à l'anglaise punk que je n'ai jamais vu dans un manga ou un animé. Et elle joue avec sa faux avec des poses étonnamment stylées. Mais comme pour plusieurs personnages de la série, Maka est transformée selon qu'il s'agit d'être dramatique, épique ou comique. Maka peut passer en mode gamine gentille petite fille en un clin d'oeil et ça ne choque jamais dans les transitions. Puis, et c'est plus net au début de la série, il y a un jeu fantastique sur les dessins sommaires caricaturaux aux positions invraisemblables. Quand elle se met en colère, c'est un régal de voir les mimiques inventées, sa façon de marcher les jambes écartées, sa façon de serrer les dents, plisser les yeux et de préparer ses poings (la scène qui se répète où elle chasse la sorcière avec Soul). Et ça n'en finit pas d'être génial. La VF de Soul eater dépasse de très loin en qualité la version originale japonaise. La voix de Maka est exceptionnelle et elle est incroyablement marquante quand elle fait son rire d'idiote ou quand elle fait les discours d'annonce pour l'épisode suivant avec des séries de feintes et son leitmotiv : "je prendrai ton âme". Et enfin, elle aura même droit à des versions chibis fendantes quand elle devient enfant ou à des scènes habillées pour soirées ou pour danser. Dans la création de personnage, on a du lourd, du très lourd.
A noter en passant une petite originalité, l'auteur a l'air d'aimer les nez en trompette. De profil, la plupart des personnages, Tsubaki et Maka notamment ont le nez qui remonte. Cela donne une identité originale aussi aux têtes des personnages par rapport aux autres mangas et animés.
Or, il y a plein de personnages fascinants dans cette série qui les aligne, et il y en a deux notamment qui sont très proches de Maka pour la qualité et le caractère hypnotique, c'est Medusa et Shinigami. Medusa n'apparaît dans les premiers épisodes, mais là encore c'est du grand art. Malgré des pieds souvent exagérément gros, elle dégage un magnétisme de folie. Elle a une espèce de sex appeal quand elle est femme, mais son visage se déforme avec un côté bien laideron quand elle a des pensées démoniaques qui l'amusent. Elle sait aussi évidemment afficher le regard du méchant. Elle connaîtra un changement de corps dans la série. Sa voix en VF est juste encore une fois. Elle arrive aussi à être exploitée de manière comique sans que ça ne choque avec sa constante de personnage cynique. Il faut dire que son humour vachard permet facilement de créer des scènes où l'effet comique se fait à ses dépens.
Un autre personnage d'exception, c'est donc le shinigami. Il a un côté burlesque irresponsable parfaitement réussi. La voix française s'est calquée sur les jeux de la voix originale, mais elle sublime les effets et va beaucoup plus loin. Le travail sur la voix du personnage est originale et c'est encore un immense argument pour s'intéresser à cet animé. Il y a la baffe de la mort aussi qu'il ne faut pas manquer.
D'autres personnages sont exceptionnels et plusieurs personnages secondaires accrochent votre attention, ont une sorte de présence forte alors même qu'ils jouent un rôle dérisoire dans l'histoire, la petite sorcière Angela ou Blair. Difficile de ne pas s'attacher au professeur Stein, à Crona, à Black Star et Tsubaki, Death the Kid et ses acolytes Lize et Patty, même si parfois Tsubaki peut sembler sous-exploitée et Patty un peu limitée. La sorcière grenouille, parmi les rôles très secondaires, est attachante. Il faut bien sûr remettre une mention spéciale à Excalibur, renversant de drôlerie dans les épisodes qui lui sont consacrés.
La série vaut donc pour sa galerie de personnages, mais elle hypnotise aussi pour ses ambiances, ses décors. Dans la chambre de la mort, salle où vit Shingami, on a des fenêtres suspendues dans le ciel bleu et des nuages qui se déplacent comme des escargots ayant mis le turbo. La nuit, on a une Lunce en croissant, jaune, avec de grosses dents serrées et un oeil, et le jour on a un soleil à visage lui aussi, lequel exprime ses émotions et souffre parfois de sa propre chaleur. On a droit à des scènes d'arrière-plan fascinantes, comme quand dans la salle à manger ou de réception de la femme araignée, les petits démons de la mort un peu dans le style de shinigami changent sans cesse le motif assiettes ou vases sur les piliers. On a les trois yeux fascinants du grand dévoreur, on a le duel final entre le château arachnéen de BabaYaga et la ville de DeathCity. On a le personnage attaché à Crona. C'est du pur bonheur que de suivre une série avec toutes ces petites idées folles. Et puis il y a ces scènes à l'intérieur des âmes, il y a notamment ce qui se joue entre Crona et Maka, et puis il y a l'univers du diablotin au sein de Soul Evans. Que dire de tant de merveilles !
L'histoire est captivante d'un bout à l'autre. Evidemment, l'animé ne tient qu'en 51 épisodes par rapport à un manga en 25 tomes. En clair, l'animé ne raconte même pas la moitié du manga et surtout son dernier cinquième ne correspond pas au manga, l'animé prend un tournant, a sa propre fin, et des développements de quelques personnages sont du coup complètement différents. Les fans du manga risquent de vous déconseiller l'animé, mais non l'animé est sublime et même sa fin alternative se regarde avec joie et reste mémorable pour ses idées propres qui ne sont pas dans le manga. C'est certain qu'un animé aussi bien parti on aimerait qu'il fasse tout le manga, mais il y a fort à parier qu'un remake du manga en animé ne rivalisera pas avec l'évidente perfection de ces premiers 51 épisodes, quand bien même il rendra plus fidèlement la fin de l'histoire. Il faudrait exiger qu'on ne fasse de nouveaux épisodes que ce qui n'a pas été adapté fidèlement du manga en respectant l'esprit des 40 premiers épisodes, et on sait que ça n'arrivera jamais, qu'ils n'y réussiront pas s'ils le font. Faisons contre mauvaise fortune bon coeur, on a deux histoires distinctes pour un seul titre d'oeuvre. Et les deux expériences sont géniales.
Il y a bien de petits défauts, mais l'animé Soul Eater quand tu as fini les 51 épisodes, il te tarde de recommencer leur visionnage.
Les trois premiers épisodes racontent chacun une histoire pour introduire les personnages principaux. Il y aura plusieurs ennemis importants dans la série, mais l'ennemi qui joue un rôle fondamental, Medusa, n'apparaît qu'au septième épisode je crois.
Tout n'est pas expliqué sur ce monde, il conserve donc pour nous une part de mystère, et c'est très bien ainsi, cela donne la sensation d'une pâtisserie qu'on ne pourra plus se préparer quand le pâtisser aura fermé boutique. Les explications sont tout de même suffisantes pour suivre. C'est une histoire dans la continuité de la mode lancée par Bleach. Nous avons une école d'élèves effectuant un travail de shinigami, même si seul le grand maître porte ce nom. La nature comique et parodique de la série, où les allusions culturelles pullulent, fait que les héros ont un côté idiots, équipes de bras cassés, tout en étant tout de même des êtres reconnus pour leurs aptitudes exceptionnelles.
Le principe est d'associer un "Meister" à une "arme", l'arme étant un être humain qui se transforme en arme et qui a la capacité de manger des âmes démoniaques pour se perfectionner. Le "Meister" manipule l'arme et leur interaction peut être encore renforcée par un principe de résonance des âmes entre elles. Certains personnages ont des pouvoirs plus spécifiques. Tsubaki est une arme un peu particulière qui d'ailleurs se change en armes différentes. Maka a un pouvoir très particulier hérité de sa mère, mais ce ne sera pas son seul atout. Death the kid est lui particulier de nature en tant que fils du grand Shinigami. Ils ont aussi des tares. Black Star est une caricature des côtés un peu fonceurs et idiots de Goku. Death the Kid a des tics et une passion obsessionnelle pour la symétrie, ce qui provoque certains blocages étonnants dans les scènes d'action. Il décide alors qu'il en est dispensé de rejoindre les élèves de l'école de jeunes shinigamis. Cela fait un personnel de sept héros principaux parmi les élèves : Maka et son arme Soul Evans, Black Star et son arme Tsubaki, Death the Kid et sa paire d'armes Patty et Lise. Mais plusieurs adultes approchent des rôles principaux avec le Shinigami, le professeur Stein et le père de Maka par moments n'est pas si secondaire que ça. Il y a plusieurs vagues de méchants et du coup plusieurs méchants emblématiques : Medusa, Arachnoia et le grand dévoreur, avec un statut particulier pour Crona. A partir du septième épisode, les éléments de l'intrigue se mettent en place. Il est question de faire naître des êtres d'une folie extraordinaire capables de vaincre les shinigamis et de contaminer le monde. Or, pour des raisons que je ne dévoile pas ici, cette folie va guetter certains des héros, notamment le duo Maka et Soul Evans, et puis le professeur Stein.
Les ruses de Medusa permettent de faire avancer la série tout un temps et c'est déjà captivant. Mais, à un moment donné, il y aura deux grands groupes de méchants, le clan de Medusa et le clan d'un autre personnage, avec en prime un personnage de grand dévoreur pas tout à fait contrôlable. Or, dans l'écriture, tout ce qui concerne Medusa est décidément excellent, parce que jouant une partie différente de l'autre clan dirigé par une sorcière elle va donner à l'intrigue des rebondissements et une allure vraiment intéressante et non simpliste.
Il faut avouer que l'autre chef du clan des méchants demeurera plutôt un personnage de second plan, tandis que le grand dévoreur ne prend son importance que par moments et évidemment à la fin de la série.
Je ne partage pas les frustrations d'autres commentaires sur la fin de la série. Oui, le dernier épisode a un point mauvais, la résolution par le "courage". La feinte est annoncée quelques épisodes à l'avance avec un message que reçoit Maka, et cela permet d'éviter une solution tout le temps annoncée avec la capacité antidémon. Mais le traitement donne un peu l'idée courte que comme le personnage est courageux ça lui permet de dépasser ses lacunes et de gagner. Ce n'est pas tout à fait comme ça qu'il faut comprendre ce qu'il se passe, mais c'est vrai que c'est un peu l'impression simpliste que ça laisse vu le traitement.
Dans la mesure où l'appel au courage vient de la mère de Maka, il aurait été plus habile de bien relier le courage au pouvoir tranche-démon. D'ailleurs, le poing à la fin a le même effet que le pouvoir tranche-démon. L'ennemi se brise. Amené par une réflexion de Crona, le thème du courage est aussi implicitement celui du bon coeur qu'a Maka, il y a un conflit entre les dialogues qui ne parlent que de courage et les images qui montrent des mains désignant le coeur. Le manga est d'origine japonaise, mais on pense au sens ancien du mot "coeur" en français qui veut dire bien sûr coeur mais aussi courage, comme dans Le Cid de Corneille ("Rodrigue, as-tu du coeur ?"). Il aurait fallu insister sur le lien entre courage et bonté pour dire que c'était ça qu'il allait permettre au pouvoir de tranche-démon de vraiment marcher. Il aurait été plus intelligent de voir des gens ne penser au tranche-démon que comme une technique à maîtriser, alors que Crona aurait mieux compris le pouvoir du tranche-démon. Moi, je vois les choses ainsi en regardant l'épisode, ce qui fait que ça ne gâche pas mon plaisir.
Qu'un personnage de méchant soit tué rapidement en n'ayant pas eu une part importante à l'action ne me gêne pas du tout. Je n'ai pas ce délire de demander que banalement on distribue tant d'importance, tant d'heures de bataille, tant d'efficacité, à un personnage annoncé comme un méchant important et machiavélique. Les gens ont des attentes trop routinières. C'est même parfois plus réaliste et aussi plus comique de voir quelque chose tourner court.
Quant au grand dévoreur, il a deux grands moments, il n'est pas en permanence sur le devant de la scène. Où est le problème ? Il est un instrument pour deux sorcières et quand il agit avec sa volonté propre, on n'a pas un personnage de méchant à moitié campé. Le combat du château de BabaYaga avec la DeathCity, j'en ai adoré le côté parodie des animés Goldorak ou Gundam. Le combat entre Crona et Medusa qui s'éloigne du manga est une parodie du combat père et fils Darth Vador contre le jedi, allusion que ne percevra même pas l'écrasante majorité des spectateurs. J'ai adoré aussi que le combat commence par une allusion très comique à la baffe de la mort face à un adversaire araignée. J'ai adoré les délires sur le pilotage et les dérapages de l'araignée. C'était du bon délire. La narration du combat entre le shinigami et le grand dévoreur est très bien faite. On a les réactions décalées du shinigami, on a une altération significative de sa voix au fur et à mesure que l'autre le provoque et essaie de l'assimiler à un hypocrite, et la fin du combat est superbement préparée, et l'effet carpette est divin. Oui, ils ont inventé rapidement une fin à l'animé et ce n'est pas de l'auteur du manga, mais moi je vois bien que ça a des qualités et que ça vient de gens qui ont transcendé le manga en animé tout au long de la quarantaines d'épisodes fidèles au manga. Les gens, ils savent que le manga a un scénario différent, ils trouvent que l'ambiance n'est pas assez dramatique, et ils prétendent vous prouver que c'est mauvais, bâclé. A part, le dernier épisode avec l'histoire du courage, il n'y a rien de bâclé. Oui, la fin de Medusa ou le dernier mot du courage ça rend pas tout à fait hommage à la profondeur de tout ce qui a précédé, mais faut pas exagérer non plus, ça reste top dans l'ensemble.
Parmi les différences majeures entre le manga et les disons dix derniers épisodes de la série, il faut dire qu'il y a les rôles de Crona et Medusa. Il n'y a pas que ça, mais le rôle de Crona est vraiment très différent dans le manga. Au passage, il y a eu quelques loupés dans l'adaptation française. On peut croire que Crona est un garçon quand elle dit qu'elle ne sait pas comment parler aux filles lors du premier épisode où elle apparaît, mais en réalité on s'aperçoit, surtout dans le manga, que c'est une fille. D'ailleurs, la voix japonaise de Crona est tenue par une femme. Ceux qui suivront l'animé pourront aussi trouver peu développées le duo de filles, une aux cheveux roses et une aux cheveux bruns. Elles sont plus développées dans le manga et ceux qui auront lu le manga trouveront qu'elles sont caractérisées de manière très sommaire et un peu à la va-vite dans certains épisodes de l'animé. Bref, tout en ne boudant pas son plaisir face à un animé d'exception, il ne faut pas hésiter à lire ensuite le manga pour assouvir sa soif de Soul eater. L'auteur du manga continue d'être vertigineux avec Fire Force. Peut-être que son style d'humour dans Fire Force passe moins bien, alors que dans Soul eater il déchire, mais Fire Force a un très haut niveau de qualité. C'est des pépites, ça devrait aussi couru que Full Metal Alchemist ou Bleach. C'est meilleur que Demon Slayer. L'auteur a aussi fait Soul eater not, mais là ça déconcerte un peu, ce n'est pas que ce soit mauvais, mais l'auteur nous fait un manga dans l'univers de Soul eater, mais tout en retenue avec des filles bien gaminettes. Je vais essayer de me procurer le manga tout de même. Car, en fait, on voudrait en avoir d'autres des histoires dans les univers de Soul eater et Fire Force.
J'ajoute un mot sur la partition musicale. Il ya déjà plein de génériques de qualité, qu'on peut se reprendre à chanter à tuer-tête comme les deux endings, le punk I wanna be, et l'autre folie où ils ont l'air de chanter russes et où Maka, Black Star et Death the kid font tour à tour une démonstration. Même le dernier opening, un ton en-dessous du précédent, reste envoûtant. Le premierr opening, très percutant, je disais qu'il alignait les qualités de haut niveau de la série. Parmi ceux-ci, il y a les bruitages étonnants quand Maka frappe le sol et qu'on passe à des images de Crona, un ralenti des notes ou comme une syncope puis tudddddd magique. Or, dans l'animé, on a des, comment appeler ca ? des bruits musiques phénoménaux. Par exemple, lors du duel final entre Black Star et Mifune, on a des bruits musiques saisissants qui accompagnent l'action et ce qui arrive à Black Star, avec un bonus de significations qui rendent plus mystique le duel, et la musique est même un indicateur pour nous mettre dans le bon état d'esprit pour comprendre un combat où le héros semble avoir été malmené et les bruits-musiques sont là pour dire qu'il est en train de se passer quelque chose. Les musiques, elles ne viennent pas du manga. Alors il y a une imitation de bases rocks façon "Brown sugar" qui sont très réussies. Puis il y a d'autres jingles rock fascinants, il y a notamment celui qui sera employé dans le dernier épisode mais qui enchante les dernières secondes de l'animé quand, après l'ending, on a le discours d'annonce du prochain épisode, une espèce de musique entraînante, un truc sautillant, on prend le train du bonheur. Et cette musique accompagne des discours comiques comme on en a à la fin de Bleach. Et c'est du meilleur effet. Les nombreux "Je vais prendre ton âme" un peu frêles, un peu émotifs, un peu kitsch de Maka en vf. Mamma mia ! Ce dessin animé est de l'art jusqu'au bout. Et en plus, c'est du jamais vu on regarde les openings et les endings systématiquement, les discours de pub pour l'épisode suivant aussi. D'habitude, on ne regarde que quelques fois les openings et les endings, puis on les zappe. Là, non, on les regarde religieusement. On ne va pas mettre une seconde de ce que l'épisode a à nous offrir. Un hypnotisme étendu à tout dans un épisode, c'est du jamais vu à ce point d'intensité dans l'histoire de l'humanité.
Le premier épisode offre aussi un motif musical comique fascinant, avec un sifflement persifleur de hautbois, de flûtes ou je ne sais pas quoi, qui ont un effet de scie en même temps qu'un arrondi jovial, motif qui revient dans la série quand il s'agit de tourner en dérisions nos bras cassés.
J'allais oublier l'emploi divin d'une musique un peu jazz, mais surtout désaccordée pour symboliser les scènes où Soul doit assurer la résonance des âmes sous influence du diablotin. Encore du judicieux et un truc casse-gueule hyper bien géré !
Au plan musical, Dragon Ball demeure le chef-d'oeuvre inatteignable à jamais de l'animation japonaise. Je ne pense pas qu'il y aura de nouveau un Ennio Morricone japonais qui fasse une musique symphonique aussi enlevante, aussi descriptive, aussi riche en âmes, avec des motifs mélodiques extrêmement raffinés. Mais là encore sur la perfection de la bande-son, Soul eater là encore vise le podium. Sa maîtrise comique du discours d'annonce de l'épisode suivant c'est du podium aussi; Enfin, dans le manga, on trouve bien sûr les idées folles de la Lune, du Soleil, des nuages et des fenêtres, mais le manga a beaucoup de cases assez blanches. Il faut voir aussi à quel degré de perfection, d'harmonisation cet animé a sublimé la fantaisie onirique des dessins d'Atsushi Okubo.
Alors, je mets Dragon Ball, Devilman crybaby et Soul eater sur les plus hautes marches. Il y a d'autres animés très artistiques, d'autres animés très prenants, mais ces trois animés c'est ceux qui sont à la fois au sommet artistique, au sommet du prenant, au sommet pour ce qui est d'avoir la classe.
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Créée
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