Mise à jour : série malheureusement annulée par Amazon. Difficile donc de la recommander malgré une bonne qualité globale, à cause du cliffhanger sur lequel la première saison s'achève et des questions restées en suspens auxquelles nous n'aurons pas de réponse.
Voilà donc une série que je n'attendais pas du tout. À vrai dire je n'en connaissais même pas l'existence et c'est en parcourant le catalogue Prime Video suite à un essai gratuit du service que je suis tombé dessus. L'histoire d'un couple de retraités qui dispose dans son jardin d'un passage vers une autre planète. C'est le côté science-fiction de la chose qui m'a immédiatement attiré, mais rétrospectivement, la mention « un couple de retraités » est suffisamment explicite sur le fait qu'il ne faille pas s'attendre à voir le successeur de Stargate SG-1.
Car si ce fameux passage sert de cadre à l'histoire, il n'en est néanmoins pas le centre. Celui-ci est formé par toute la galerie de personnages gravitant autour de lui, notamment ces retraités et leur famille. Ceux qui s'attendent à voir de la science-fiction pure pourront donc être déçus. Parlons de ces personnages : le couple Sissy Spacek et J.K. Simmons, lui bougon et protecteur et elle douce et bienveillante, marche très bien. On a l'impression de manger de la barbe à papa en les observant et on n'a absolument aucun problème à croire que ces deux-là vivent ensemble depuis 50 ans. Ce sont eux qui donnent la plupart du temps le tempo, tempo qui pourra constituer le deuxième point d'achoppement pour une partie du public : en effet, il faut être honnête, la série est très lente et il ne s'y passe souvent pas grand chose, elle est quasiment dénuée d'action.
J'ai bien conscience que ce que je viens de dire ne vend pas du rêve, mais contrairement à ce que j'aurais imaginé, j'ai trouvé de la satisfaction dans ce rythme, qui, s'il peut vite endormir dans certaines oeuvres, m'a procuré ici de l'apaisement et de la relaxation. Je n'ai pas binge les épisodes, mais je les ai regardés avec assiduité et je dois dire que ça fait du bien de ne pas avoir 50 personnages à suivre, de l'action à gogo et des rebondissements effrénés à chaque épisode. Juste un bon scénario qui se dévoile lentement. Car même si le rythme est ce qu'il est, la série parvient à conserver l'attention tout simplement parce que l'histoire est intéressante et les personnages attachants.
J'en arrive au seul grief que j'aie à exprimer : le dernier épisode m'a laissé sur ma faim dans les révélations qu'il offre sur le passage. Pourquoi Jude (le jeune homme qui, en le traversant, vient perturber la vie du couple) a-t-il été banni ? Qu'est-ce exactement que cet ordre secret qui est supposé protéger le passage et comment est-il organisé ? Qu'est-ce qui se passe vraiment sur cette planète à laquelle on accède en l'empruntant ? La série tombe dans le même piège que beaucoup d'autres, c'est-à-dire qu'elle en dévoile trop peu et donne l'impression à l'audience que la première saison qu'elle vient de voir n'est qu'un simple prélude et que les choses réellement sérieuses ne commenceront que plus tard. Personnellement je trouve toujours cette sensation frustrante mais je n'ai rien d'autre à reprocher à Vers les étoiles, que je qualifierais d'agréable et reposante parenthèse par rapport à mes visionnages habituels.