Avec Pet, c’est un peu l’axe Germano-italien qui se reforme pour envahir l’Europe…de la pop. Deux allemands (dont le batteur de Mouse On Mars) et deux italiens pour un groupe franchement anglophile. La pop stylée avec des guitares sans cesse rehaussé de rutilants claviers eighties évoquera carrément Zoot Woman. Comme Who made who, Pet appartient à une double culture, celle d’un rock abrasif (glam, punk, ce que vous voulez) et celle d’une musique électronique faîte pour faire danser. Fondamentalement, on est plus proche de la première (avec pour preuve la possibilité de ranger les claviers au placard pour l’instrumental noise Slow machine ; ou de faire du bon Lush sur Wurlitzer jukebox) mais la seconde, essentielle, aura donné envie à ces musiciens de troquer leur éventuel perfecto pour un costume clair idéal pour le dancefloor. Mais surtout, l’enrobage électronique est utile pour « mélodifier » la musique. De là à dire que Pet prend des allures de groupe pop idéal, il n’y a qu’un pas. Accrocheur, léger, sexy. Pop, quoi ! Ce n’est pas pour rien que le groupe est comparé à Scissor sisters par la presse britannique. Le mélange s’avère franchement séduisant et plus réussi que, par exemple The Servant. D’autant plus quand Pet a la finesse mélodique de Donald Fagen tout en restant abordable pour le commun des mortels (Diving for pearls). Un bon petit album comme on les aime.