C'est lorsqu'un personnage de ce cinquième tome explique que "arrive un moment où les gens en ont marre de baiser et de bouquiner" que j'ai réalisé en effet l'une des faiblesses de la série TV "The Walking Dead" : personne ne baise (auto-censure classique dans un pays où le sexe choque plus que les tueries) ni ne lit (même quand le monde aura pris fin, pas certain que les Américains ré-apprennent à lire !). Outre ce point - non négligeable (ici le viol répété de Michonne par le Governor est quand même diablement plus effrayant que les menaces jamais concrétisées de la série TV) -, une fois de plus le comic book est moins intelligent et moins efficace à la fois que la Saison 3 qui en reprend les grandes lignes : c'est que le Governor ambigu de la série a quand même bien plus de profondeur et de charme troublant que le psychopathe prévisible du livre ! De plus, au cinquième tome, il ne reste plus rien à espérer désormais du graphisme, d'une laideur et d'une inefficacité tragiques. Pas sûr que je tienne longtemps, en prenant aussi peu de plaisir à la lecture de "The Walking Dead" ! [Critique écrite en 2014]

EricDebarnot
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le 18 mai 2015

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Eric BBYoda

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