Paracuellos : L'Intégrale par crash
Paracuellos nous narre ici des souvenirs d'enfance, personnels ou racontés, mais toujours vrais, de notre ami à tous (comment, c'est pas votre ami à vous?) C. Gimenez.
Il est vrai que même si pour rien au monde on ne souhaiterai vivre dans les foyers de l'assistance sociale espagnols de cette époque, on s'y sent étrangement comme si l'on y connaissait déjà les mœurs et les usages. La force du dessin de Gimenez se retranscrit peut-être là, dans le fait que l'on ressente personnellement chaque claque donnée, que l'on aie envie, nous aussi, de défoncer le crâne d'un tortionnaire d'un bon coup de brique, et qu'on est terrifié, nous aussi, de la réaction qu'auront les personnes qui tiennent lieux de tuteurs, lorsque les gamins se font pincer pour une énième connerie.
Alors, des mots mêmes du maître Gotlib, il paraît qu'on est sensé se mouiller son froc de rire. Perso, ça m'a valu une nuit blanche, vous comprenez, quand on est pas habitué. C'est sûr que ceux qui s'attendent à voir une BD sur les choristes vont s'en prendre plein la gueule. Littéralement.
Mais cette œuvre est également marquante pour son humour féroce, et une intensité des expressions et des scènes que j'ai rarement trouvé autre part.
... Pis pour une fois qu'on tape pas dans le belge, ça vaut le coup de faire un effort, mierda.