Avant cette aventure, Champignac n'aurait jamais œuvré pour le bien-être de l'humanité nous dit-on. Ce même Champignac, si "vieille France", mais pas peu attachant pour autant, s'exprime maintenant comme un ado (cf. ce "Coool, non ?" qui détone vraiment dans sa bouche), lui qui est si friand de ses "Sac à papier !" autant que le Professeur Tournesol de ses "Saperlipopette". Et puis il s'y connait en jeux vidéos (il faut bien racoler le jeune lectorat avec un sujet qu'il aime). Champignac a conçu des tas de machines en tout genre, mais lorsqu'il se fait enlever par un robot géant, il s'adresse à celui-ci comme s'il s'agissait d'un gentleman qui tout à coup se serait mal comporté dans un dîner mondain. Champignac en savant fou quoi, un tantinet idiot.
En somme, les premières pages servant à lancer l'histoire sont déjà lamentables... et ça ne s'arrangera pas. Cela dit, les premières pages du Faiseur d'or étaient elles aussi catastrophiques (et déjà au détriment du bon Champignac).
L'histoire est stupide, sans queue ni tête : pourquoi cette Miss Flanner vole des œuvres d'art et noie Paris ? Mystère ! Et la vision de Paris sous la Seine n'est pas particulièrement fascinante.
Au final, il n'y a pas grand chose à ajouter si ce n'est que seule la couverture est bonne (et trompeuse car les personnages sont mal dessinés, "cartoonisés" à outrance à l'intérieur, sans parler de l'escroquerie consistant à placer des photos à la place de dessins pour les décors parisiens). Ce qui est bien mince. A éviter donc. Mais le pire est que ce duo va sévir encore trois fois.