Ce qu'on ne peut pas enlever à 1-800-hot-nite c'est qu'il a du style.
L'affiche a du style, La BO a du style, les lumières ont du style, les acteurs ont du style, la mise en scène… bon là un peu moins, mais quand même il y a quelques influences qui se dégagent.
Alors, oui quand je parle de style, je parle d'un style adolescent. S'adressant à un certain public, un peu tape à l'œil et parfois mal assuré. Mais c'est un style qui colle parfaitement à son sujet !
Le film nous raconte les aventures de 3 adolescents de Los Angeles, durant une nuit agitée. C’est au cœur de cette nuit riche en émotion que Tommy vivra en accéléré toutes ces premières expériences qui mettent fin à l'innocence. C’est cela le thème du film : nous montrer un adolescent forcé à mûrir, à prendre des responsabilités et à devenir adulte…
Malgré les lumières un peu irréelles et quelques faux raccords, on n'a pas de mal à croire à ces trois personnages et à leurs aventures.
Une vraisemblance qui est en partie dûe à la performance des jeunes acteurs, mais aussi parce que le film prend pour base la vie de Nick Richey, le réalisateur. (Pour l'anecdote, il est toujours aujourd'hui ami avec le vrai O'neil qui l'a aidé à financer son film)
Bourré de vie et de passion, 1-800-hot-nite est aussi plein de défauts et de petites imperfections. Finalement, c'est un film qui est cohérent, avec une esthétique en accord avec son thème, mais aussi avec ce qu’il est en lui même. À savoir un film à l'état d'adolescent, pas totalement aboutit et peut-être poussé un peu trop vite dans le grand bain.
Ça peut paraître dur, mais bien au contraire, j’aime le film et je pense qu'il aurait pu être mieux avec des moyens. Car si on prend en compte le fait que le film a coûté seulement 200 000$ et a été tourné en 18 jours (3 heures de tournage/jours), on se rend compte que ce film n'aurait même pas dû être à l’état d'embryon, alors avoir réussi dans ces conditions à accoucher d'un adolescent est un sacré exploit que je salue !