2001 l'odyssée de l'espace, un film aussi dur à comprendre qu'à débriefer, aussi esthétique que culte, aussi puissant qu'efficace, aussi autant tellement à critiquer qu'en ayant recours à des superlatifs.
C'est avant tout un film qu'on aime ou qu'on déteste, auquel on adhère ou durant lequel on s'ennuie, c'est un, deux, trois visionnage et à chaque fois que le film se termine une sensation différente qui en émane.
Un début qui laisse perplexe la première fois, où chacun s'est demandé s'il avait mit le bon dvd (où s'il ne s'était pas trompé de salle pour les plus chanceux) puis l'arrivée du monolithe qui plonge tout de suite le spectateur dans le film.
Les éléments s'enchainent ponctuer par l'apparition du monolithe dont on saisit tout de suite l'importance pour la trame scénaristique sans comprendre pourquoi. Le film nous tient en haleine au cours de quatre différents chapitres dont les enjeux haletant nous écartent de cette trame principale, qui pourtant présente en filigrane tout au long de l’œuvre, semble très loin de notre attention pour venir nous exploser en pleine figure à la fin.
Puis 2001 l'odyssée de l'espace c'est aussi une musique, une ambiance, des sons qui nous travail et nous oppresse. En quelque seconde l'attention est captivé puis l'ouverture sur les vastes paysages du début se resserre petit à petit pour finalement donner une impression de confinement centrer sur les personnages qui pourtant évoluent dans un paysage cette fois ci réellement infini. En résulte un malaise tout au long du film qui pourtant au lieu de nous dégouter nous rend addicte.
Enfin que dire sur le dernier chapitre ? L’apogée du film, un feu d'artifice dont la durer et l’intensité est directement proportionnelle à l'explosion du spectateur qui, en bien ou en mal, se retrouve scotché par une interrogation métaphysique qui encore aujourd'hui défraye la chronique quand à son interprétation ou par un rejet qui le propulse hors du film face au désemparement dont il est victime devant cette scène.
Un film incroyable en fait dont finalement seul les bonus du film ou l'expo kubrick ou les études de cinéma permettent de saisir l'ampleur.