Rencontre Sylvester Stallone-Arnold Schwarzenegger = blockbuster testostéroné

Surfant sur "Les ailes de l'enfer", mon film du dimanche de Pâques (et qui, la vingtaine arrivant, n'a encore pris aucune ride !), il s'ensuit un duel d'action, une habitude que j'ai prise depuis quelques années. Le duel affiché est donc "Evasion" / "The equalizer", deux films récents en la matière et qui font office poids lourds en terme d'acteurs (Sly, Schwarzy et Wash). "Evasion", c'est donc la rencontre de deux immenses stars, de deux gabarits, de deux légendes de l'action des 80's-90's, soit la réunion improbable de l'incontournable Terminator et du mythique Rambo. Ou lorsque Conan retrouve l’Étalon italien. Un duo, Arnold Schwarzenegger/Sylvester Stallone, qui a mis du temps à se former (une première fois sous forme de caméo pour les besoins du premier opus "Expendables") en raison de la variabilité d'emploi du temps des deux hommes, l'un étant Gouverneur, et l'autre à payer ses arriérés d'impôts ("Du plomb dans la tête", "John Rambo" qui fut malgré tout bien accueilli par le public). "Evasion", c'est aussi la qualité du scénario, en effet taillé pour ses deux énormes action-men. Ray Breslin (Sly), un expert dans la conception de prisons ultra-sécurisées, est chargé de tester l'efficacité des super-bâtiments en se faisant enfermer puis en s'évadant. Contacté par une agence privée, il se retrouve prisonnier et piégé dans un pénitencier high-tech dirigé par le véreux Hobbes (Jim Caviezel). Pour s'évader, il va devoir s'allier à un certain Rottmayer (Schwarzenegger)... . Un script béton donc, armé pour nos deux bodybuilders qui n'y vont pas dans la dentelle. Également doté d'un zeste d'humour et de répliques qui tuent, les scénaristes s'en sont donnés à cœur joie, et c'est tant mieux car on en prend plein les mirettes (et les oreilles) !! D'abord, pour rester côté casting, là est bien le seul point positif de ce blockbuster dopé à la testostérone pure et dure, nous avons droit à trois méga-points. Premier : le duo impérial Rocky-Monsieur Univers. Second atout : Jim Caviezel, cynique à souhait dans le rôle du directeur de la prison. Figurant pour "Rock", il s'est démarqué dans "La ligne rouge" et "La passion du Christ" pour finalement revenir à la télé ("Person of interest"). Et prouve avec "Evasion" qu'il fait partie aujourd'hui des gueules du cinéma. Tout simplement. J'adhère ! Troisième utilité : le duo formé par Caviezel/Sam Neill (Alan Grant de "Jurassik park", c'est lui !!) est tellement propre qu'il en est contrasté par le premier point. Ces deux anti-duos font de "Evasion" un film en deux couches. L'une, peu épaisse, et l'autre, qui prend de la profondeur, grâce à l'étincellement Caviezel/Neill. "Evasion" est donc un film tout en subtilité qui sait se délecter pour tout gourmand de cinéma qui soit. Heureusement ! Avec aussi Vincent D'Onofrio (autre figure marquante de la double décennie 1980-90 : "Full metal jacket", "JFK", "Men in black"...), et Curtis Jackson surnommé 50 Cent dans le milieu du rap ("Réussir ou mourir", "13" avec Rourke). "Evasion", c'est bien entendu un combat entre Sly et Schwarzy (qu'on attend avec impatience !), mais aussi tout aussi bon défouraillage en tout genre. En cela, l'évasion finale est parfaite !! Tout comme la première rencontre dans un même plan, qui sans les hors-champs, arrive au bout de la première demie-heure pour notre très cher duo de tête. "Evasion", c'est aussi un rythme d'enfer endiablé tout comme "Les ailes de l'enfer" : on ne voit pas le temps défiler. La tension nerveuse est à son comble, on en prend plein la tête, nos neurones sont ainsi déconnectés pendant deux heures pour un plaisir tout autant partagé. Spectateurs, si vous visez l'évasion, ce film est fait pour vous !

brunodinah
8
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le 1 juil. 2019

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