Army of the Dead est enfin là. Le retour de Zack Snyder dans le genre zombie était prometteur, surtout avec un budget de 150 millions de dollars. Le pitch est assez simple : un groupe de mercenaires doit aller chercher le pactole dans un Vegas zombifié. Ça avait tout pour me plaire : une équipe de badass avec un cast sympa, un scénar qui semble aller droit au but et du pognon à ne plus savoir qu’en faire.
On ne va pas tortiller du cul pour chier droit : c’est nul. Il y a probablement un film sympa qui se cache derrière ces 2h30, mais en l’état, c’est chiant. Entre dialogues insipides, rythme anémique et sous-intrigues honteuses, c’est franchement la honte. Aucun personnage n’arrive à exister, alors qu’on se perd dans des dialogues en gros plan censés essayer de les densifier.
Le métrage est globalement surexposé, même dans des scènes censées se dérouler dans une noirceur profonde… Alors oui, les scènes d’action sont cool et gores comme il faut, t’as quelques plans sympas. Snyder réussit presque son plan final, mais il préfère rajouter une louche de crème fraîche sur un gâteau déjà trop gras pour préparer une suite.
Il faudrait sortir Argento de sa retraite pour nous faire un cut d’1h30. On sent que Snyder tente de faire de son film une épreuve cathartique à travers la relation entre le personnage principal et sa fille (ce qui aurait pu être touchant), mais ça ne marche jamais : on a l’impression de voir un empilement de clichés. L’autre point qu’il essaye de développer, c’est l’évolution des zombies ; ça se limite à des zombies yamakasi et à une zombie enceinte. Franchement, autant revoir Land of the Dead : tout est meilleur.
Après, en amateur du genre comme moi, le ride se laisse suivre, mais j’ai de gros doutes sur l’envie de revoir le truc. Putain, 2h28… Il n’y a vraiment personne chez Netflix qui s’est dit : « Putain les gars, c’est long quand même » ? Pas étonnant que la Warner n’ait pas voulu mettre des billes dans ce truc.