Ava(tar)lonia
61e "Classique d'animation" de Disney, Avalonia, l'étrange voyage est réalisé par Don Hall, le papa récemment de Raya et le Dernier Dragon ou encore Les Nouveaux Héros. Pas vraiment les plus belles...
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le 27 nov. 2022
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Un Disney de Noël qui atterrit en plateforme plutôt qu'au cinéma, c'est une petite tristesse en soi. Mais après avoir vu Avalonia, on comprend mieux ses scores catastrophiques aux États-Unis. Avalonia est une déception, qui mêle une écriture médiocre du scénario, une musique sans envie, des designs grossiers des créatures (une bouillie), un manque cruel d'humour (que c'est sérieux et pompeux...), et un démarrage hasardeux qui ne nous enthousiasme clairement pas (la première impression est aussi importante que la dernière). On débute donc sur cinq petites minutes où la présentation des personnages tient à une chansonnette ultra-ringarde (ce qui aurait pu être un gag court, devient vite infernal) qui nous indique "c'est un botaniste et un musclé.". Et ? C'est tout ? Oui, c'est tout, car dès les cinq minutes passées, on se sépare déjà de ces personnages (une ellipse de 25 ans...) et de cette intro (plus bâclée, on meurt) censée nous faire découvrir et attacher aux héros. Autant dire que c'est totalement raté. Vient ensuite la fameuse scène qui a traumatisé les publics qui crient au "wokisme pour enfants", qui dure en réalité deux minutes sur l'ensemble du film, et égratigne seulement son sujet : on voit le jeune héros qui craque sur son pote, et le papounet trop content de faire sa connaissance (aussi gênant et mignon qu'un parent enthousiaste de rencontrer sa belle-fille ou beau-fils), la scène ne change rien au cliché amusant habituel, n'essaie pas de faire un discours frontal (ce qu'on redoutait), alors ce petit gag inoffensif nous a bien plu. Les personnages du jeune père et du fiston, attachants dans leur relation, sont d'ailleurs les seuls bons éléments que l'on a retenus du film (le doublage de Bruno Choel aide bien). Car ensuite l'aventure ne prend pas, pataugeant dans une incompréhension totale (au fait, c'est où, Avalonia ? C'est quoi cette topographie bord*lique des lieux explorés ? Pourquoi chaque personnage n'est défini qu'en un seul trait de caractère simpliste ? Qu'est-ce que c'est que ces bloubiboulga colorés, censés être des créatures ?), jusqu'à un final qui nous explique tout trop tard (on comprend mieux la topographie et les designs des bestioles, mais après s'y être perdu cent fois mentalement...) et distillant son message écolo appréciable (
l'Homme est littéralement le cancer du monde
) mélangé à un peu de culture théologique hindoue (
la tortue qui porte le monde sur son dos...
). Pourquoi ? On ne sait pas. Un peu comme la majorité de ce film : on navigue à vue, sans envie (le film manque cruellement de fun, d'émotions, et surtout d'humour... On se rappelle de la scène du "papounet gênant" car c'est un des très rares gags), attendant la fin du voyage accoudé nonchalamment au bastingage. Malgré son duo "jeune père et fils" sympa, l'ensemble manque de structure...et de cœur.
Créée
le 28 déc. 2022
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