Il y a peu de films pour lesquels je me sens obligé de regarder le générique de fin jusqu'au bout. Et Barry Lyndon fait partie de ceux-là, et ce pour plusieurs raisons. Pardonnez-moi, mais même si Kubrick est le chef d'orchestre, ce chef d'oeuvre n'est pas l'apanage d'une seule personne. Les grands réalisateurs sont aussi ceux qui savent très bien s'entourer. Après tout, le réalisateur n'est peut être que la partie emergé de l'iceberg. L'histoire elle-même n'est pas de Stanley, mais de William Makepeace Thackeray, auteur à succès du XIXème siècle, dont la réputation atteint quasiment celle de Charles Dickens.
Quelques recherches supplémentaires m'ont d'ailleurs permis d'apprendre que la nouvelle de Thackeray : "The Luck of Barry Lyndon" est belle et bien basée sur une histoire vraie. En effet, ll s'agirait de la vie d'un certain Andrew Robinson Stoney, un aventurier "Anglo-irish" qui se surnommait lui-même "Captain" Stoney alors qu'il n'était que Lieutenant. Ainsi, l'histoire atypique de cette homme violent et mensonger constituait d'elle même les personnages profonds mis en avant dans l'adaptation de Kubrick.
Une bonne histoire c'est bien, mais ça ne suffit pas. Des beaux décors? Des beaux costumes? ... Inutile de se voiler la face, on peut ne pas aimer ce film, mais on ne peut pas raisonnablement dire que les décors et les costumes sont moches. A moins d'être un anti-Kubrick à la marge de toute cette agitation cinéphile : un rebelle, un vrai, celui qui clame ne pas être le n-ième mouton, celui qui critique ouvertement cette infâmie aux nez et à la barbe de tous. "Nan, nan, moi Kubrick j'accroche pas, je comprends pas, c'est nul." Soit. N'insistons pas.
La musique, baah c'est "cul-cul la praline" non? Euhh... Comment te dire...
Personnellement, je ne pense pas être capable de mesurer toute la majestuosité de "Sarabande" du maître Handel. Mais que c'est sublime, et triste à la fois ! Car si "Sarabande" est repris de manière ingénieuse dans l'oeuvre de Kubrick, il est aussi à l'honneur dans un documentaire de la BBC sur Auschwitz... La musique révèle en effet un certain côté tragique et inexorable à la fois.
PS: Pardonnez-moi pour ce titre dont la référence est honteuse.