À Monte-Marino, les Bacchantes ne sont pas aussi belles qu'ailleurs !
Surtout à deux ans d'écart et sans le Maître des ris ... heu ... Dhéry aux commandes.
Toujours méta, c'est un rien errata sans donner dans la cata.
Bonjour sourire, c'est Bonjour Tristesse de Françoise S'agace en mieux ... ou pas ... et Ah! Les Belles Bacchantes! en moins bien.
Le pitch, un conte semi-merveilleux sur fond d'argent sale prétexte à une suite de gags et de pubs pour la bande de joyeux lurons présents.
Henri Salvador fait rire mais cabotine à mort, Annie Cordy joue les atouts charmes, Jimmy Gaillard et Christian Duvaleix suivent.
En réalité, le film sert d'écrin pour la chanson Bonjour sourire d'Henri Salvador. Et Henri Salvador et Annie Cordy, qui arrachent un sourire à Olga Thorel dans la diégèse, sont plus touchants et émouvants que drôles.
Étrangement, ce sont les deux pseudo-non-humoristes jouant réellement un rôle, le duo de La Soupe aux choux - Louis De Funès et Jean Carmet -, qui font vraiment rire. Le Glaude joue un de ses méchants à accents et à moustaches typiques de cette époque et le Bombé joue les Pourceaugnac automates qui rappelle sans arrêt qu'il n'est pas celui qu'on pense et qu'il vient d'un patelin obscur. Ce sont eux qui, extra-diégétiquement, arrachent des rires à la salle.
Le film vaut donc surtout pour ses premières minutes dignes d'un cartoon, une gentille exposition, pour sa scène de mariage servie par le Maître des crêpes à la contifure ... à la tonficure ... au chocolat - j'ai nommé Pierre Repp, en duo avec un De Funès enragé à souhait - et par une mariée peu appétissante quand bien même elle chanterait une chanson douce.
Amusant, sympathique, sans prétention, Bonjour sourire est probablement passé des mains du patriarche des Branquignols à celles d'un jeune débutant qui Sautet à pieds joints dans le 7e art mais dans un bain d'absurde où il a bu la tasse (de thé destinée à d'autres).
Allez, quand même, un p'tit sourire !