Ce film de Lars von Trier est tellement réaliste qu'on a l'impression de réellement suivre les grands moments de la vie de Bessie McNeil, pourtant tout à fait fictive.
Ce film est bouleversant, tant dans son dénouement, que dans sa réalisation qui rythme cette histoire peu banale en apparence, et finalement si commune.
Bessie McNeil est une enfant qui va se découvrir peu à peu. Elle va faire l'expérience de Dieu, ou de ce qu'elle estime être Dieu, puis faire l'expérience de l'amour, ou de ce qu'elle estime être l'amour... N'ayant ni réussi à aimer Dieu, ni son Mari, elle se sacrifie une dernière fois par fatalisme dans une scène de mensonge, et de fausse croyance, en dépit de sa faiblesse.
Un scène m'a particulièrement marquée:
Bess se rend à l’Église et comme à son habitude elle incarne Dieu en fermant les yeux et se parlant à elle-même, comportement qui en soit est très enfantin, elle se rassure quant à sa morale et se remet en question à travers ce Dieu qu'elle incarne. Mais cette fois-ci, allant à l'Eglise pour une énième conversation avec elle-même, elle ne trouve pas les mots pour répondre à ses propres questions, elle ne sait pas, étant donné que son Dieu fictif n'est autre qu'elle-même et que donc aucune autre puissance à pars elle ne peu l'aider, elle ne peu avoir la réponse, elle fait donc l'expérience de la solitude à travers sa propre conversation. Ça a été pour moi un très beau moment.
Le film m'a eu, je n'ai pas grand chose à dire d'autre si ce n'est: Allez le voir.