Avec la mention Sundance Festival (à prononcer avec l'accent anglais) et le label Cannes (via une sélection à la Semaine de la Critique), on pourrait s'attendre au film indépendant calibré pour les festivals ; c'est oublier qu'à la production se cachent les trublions Phil Lord & Chris Miller, auteurs de l'hilarant TEMPÊTE DE BOULETTES GEANTES, ainsi que The Lonely Island, trio du Saturday Night Live (émission de divertissement mythique de la télévision américaine) à l'origine de chansons humoristiques qui ont fait le tour de la planète geek. Aurait-on alors affaire à un film qui cache bien son jeu ?
En tous cas, voilà une comédie ébouriffante de sympathie, un bon "feel good" movie qui vous ferait bien en ce tristoune mois de novembre, malgré son pitch de prime abord misérabiliste : un homme enfermé malgré lui dans un bunker avec ses parents, fan absolu de l'émission pour enfants "Brigsby Bear", et qui retrouve ses vrais géniteurs, mais est toujours obsédé par ce show... complètement inventé par son ravisseur de "père". C'est alors le début d'une quête initiatique consistant tout simplement à... terminer lui-même sous la forme d'un film les aventures de science-fiction de son ourson favori.
Rien de forcément innovateur niveau mise en scène, mais un petit film sincère, plein de charme, émouvant parfois, qui ravira aussi bien le public lambda que la sphère geek amatrice de science-fiction et surfant continuellement sur le web, laquelle appréciera les multiples références à la saga Star Wars. Malgré son argument de base, un long-métrage qui ne tombera jamais dans le glauque et gardera toujours un ton optimiste et plein d'espoir pour son personnage principal.
A noter une apparition d'Andy Samberg, le trublion de la série BROOKLYN NINE-NINE, toute en retenue et qui laisse rêveur sur un possible rôle dramatique dans les années à venir.