Fragments que j'ai eu pendant le visionnage, qui, pour chacun, aurait pu donner un statut :
Dès le début le trilinguisme m'a donné envie de baffer tous les personnages. "Regardez-nous nommes sommes si cosmopolites"
Là où j'ai compris que je voulais gifler plus particulièrement Elio, jusqu'à faire complètement disparaître son petit sourire narquois, c'est quand il name-drop plusieurs noms de compositeurs classiques pour faire croire qu'à 17 ans il a compris tous les tenants et aboutissants de la musique de Bach.
C'est quand même la première fois que je vois des gens qui lisent l'Heptaméron pour le plaisir (en plus en allemand... je n'ai pas compris, Marguerite de Navarre était française).
La scène d'après c'est Oliver qui écrit un papier sur Heidegger : "Regardez nous oh oui nous sommes si culturés"
Le père d'Elio qui apprend à Oliver qui est le plus grand sculpteur de la Grèce Antique alors que celui-ci est un futur doctorant en archéologie, ça me fait doucement rigoler.
En quoi Call me by your name est une histoire d'amour ? Les personnages ne partagent que du désir sexuel, à aucun moment leur attirance ne va au-delà de ce qu'il y a sous la ceinture.
Call me by histoires de coucheries typiques de la période estivale.
Bon par contre CMBYN est très clairement un film pédophile. Non, quand on a 30 ans c'est pas ok de coucher avec un mineur, même si les parents du mineurs sont d'accord et trouvent cela "profond". Si le film en était resté sur l'attirance d'Elio pour Oliver j'aurais trouvé ça ok et même un peu touchant, mais de voir que l'adulte partage ses fantasmes, c'est à vomir.
LA SCENE DE LA PÊCHE !!! Depuis quand c'est sexy de lécher une vaginette qui a déjà servi ???
Malgré de jolis paysages et une photographie colorée, la réalisation est vraiment plate et sans saveur. Le jeu des acteurs laisse entrapercevoir leur complicité uniquement à la toute fin du film, lors de la scène du téléphone. Et encore, c'est un entraperçu. Je comprends pas comment ce film a pu cartonner dans des festoches.
Le discours du père, qui a apparemment tant ému les spectateurs et spectatrices, m'a personnellement décroché un ou deux baillements. J'ai jamais vu un discours prônant l'acception de l'homosexualité aussi lourd et pompeux.
Si vous voulez voir une belle romance homosexuelle entre deux hommes durant la même période de l'année et la même décennie, regardez Eté 86. Call me by poubelle.