On a tous un film qu’on aime pas alors que tout le monde adore. Et c’est le cas pour moi avec CALL ME BY YOUR NAME. Et oui je n’ai vraiment pas aimé ce film tiré du Best-Seller du même nom écrit par André Aciman publié en 2007 aux États-Unis, mais étrangement seulement en 2018 en France. Par contre, contrairement au roman qui est raconté sous forme de flashback d’Elio, CALL ME BY YOUR NAME est compté au présent. La réalisation a été confié à l’Italien Luca Guadagnino, dont l’œuvre principale était Amore (2010), nominé au Golden Globes pour le Meilleur film en langue étrangère. Dans CALL ME BY YOUR NAME, on se retrouve dans les années 80 en Italie avec la famille du jeune Elio Perlman (Timothée Chalamet), sa mère Annella (Amira Casar) et son père professeur (Michael Stuhlbarg). Et comme chaque année, ce spécialiste de la culture gréco-romaine va recevoir un étudiant durant l’été dans sa villa. Cette année, ce sera le séduisant étudiant Américain Oliver (Armie Hammer). Elio & Oliver vont se rapprocher durant ce séjour se laissant aller à leur désir. Quand beaucoup de monde dans CALL ME BY YOUR NAME y voit une belle romance entre un belle étudiant et un jeune homme découvrant son homosexualité, moi j’y voit une amourette d’été barbante. Je ressentais véritablement la lourdeur des chaleurs d’été en me demandant si le sommeil allé me délivrer de cet ennui. Durant ce film, j’avais l’impression d’être un été où quoi que je fasse je m’ennuie. Quand certain voyait de sublime plan, moi je me disais que la lenteur de ceux-ci faisait devenir mes paupière lourde. Pour ne rien arranger, les acteurs me sortaient par les yeux. Déjà Timothée Chalamet a selon moi une véritable tête à claque d’un niveau supérieur. Sa prestation dans LADY BIRD me l’avait déjà rendu insupportable, ici il finit le travail. Et que dire de son comparse Armie Hammer, qui déjà dans THE SOCIAL NETWORK ne volai pas haut, alors là si ce n’est pour son physique, je ne vois pas la raison pour laquelle il a été choisi. Bon j’avoue que la prestation de Michael Stuhlbarg m’a vraiment plu. Lui qui est habitué au second rôle comme dans La Forme de l'eau où il est le docteur soviétique, montre encore sa capacité à sublimer ses personnages. Il est vrai aussi que l’on ressent bien le tabou et la gêne que cela pouvait provoquer d’être homosexuel dans les années 80. En France, c’est 120 BATTEMENTS PAR MINUTE qui montrait la dure réalité de l’homophobie il y a 20 ans. Ici certes, ce n’est pas aussi violent psychologiquement, on est plus romancé, mais on ressent quand même le tourment de ce jeune homme qui n’aurait pas ressenti si son désir avait été pour une femme. Oui, je n’ai vraiment pas aimé ce film que je trouve très ennuyeux mais je peux comprendre quand même qu’il est touché ceux qui l’ont vue.
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