Alors là, la claque. En regardant un film de Gaspar Noé, on sait plus ou moins à quoi s’attendre, mais climax est unique en son genre, et si Irréversible vous avait perturbé, Climax va vous marquer et vous retourner les tripes à sa manière.
L’univers dans lequel Noé nous plonge parait léger aux premières minutes du film, avec les portraits des différents danseurs présentés sous forme d’interview : chacun a son caractère bien définis, sa place et son importance dans la troupe qui semble d’ailleurs aller pour le mieux.
Or, quelqu’un a mit de la drogue dans la sangria.
La descente aux enfers. Le film s’assombrit crescendo, les personnalités des personnages se révèlent sous l’effet de la drogue, et la soiree part totalement en live.
L’ambiance instaurée par les lumières, la BO, les plans caméras, les points du vue, les personnages et le lieu est prenante et angoissante. L’effet qu’elle porte à notre atteinte est effrayant, elle nous retourne le bide et nous laisse sans voix du début à la fin. Tout y est, si bien que l’on a l’impression d’être présent à cette soirée, d’avoir pris de cette sangria en même temps qu’eux, et d’être victime des mêmes effets.
Noé a réussis son coup, bien ouej.