Impassible ou terrifiante, Nanny traverse le miroir. Entre secrets, culpabilité et péché mortel, les monstres les plus ambigus sont humains. Longtemps on se demande qui de l’impassible nounou ou du gamin est le plus dans la duplicité, qui est le plus inquiétant des deux. Les affrontements entre les deux sont d’une rare cruauté psychologique. Bette Davis en tout cas y est parfaite en Nanny ambiguë. Le malaise s’installe et tout prend sens dans la scène qui explique ce titre à priori bizarre : « confession à un cadavre » Ce qui est intéressant est le suspens, une angoisse qui monte avec de plus en plus d’intensité.