Cyborg
4.3
Cyborg

Film de Albert Pyun (1989)

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Ne me demandez pas comment c’est arrivé sur mon écran, c’est là, c’est tout. Pour la petite histoire, ce réalisateur inconnu au bataillon a réalisé une adaptation de Captain America en 1990, loin loin du bordel marvelien actuel et c’était d’ailleurs une production américano-yougoslave. Son fait d’arme le plus connu doit être Kickboxer 2, sans JCVD. Bon, après, je reconnais que je n’ai vu aucun de ses presque 50 films (oui oui) .


On est dans le futur, un genre de peste a ravagé la planète et il ne reste plus rien de la civilisation. C’est le foutoir, des gangs font la loi, vous voyez le tableau. Il y a un gars, Gibson, qui a un compte à régler avec le chef du gang local. Il va le traquer et dans le même temps tenter d’accompagner une cyborg qui posséderait le remède à la peste jusqu’à un labo à Atlanta, et en même temps, il s'en fout un peu. C’est pas tout près, alors en route.


Le début du film, c’est ni plus ni moins que n’importe quelle bisserie post-apo des eighties : des types bodybuildés et grimaçants, lunettes de soleil futuristes sur le pif, en short déchiré mais avec une cotte de mailles (parce que pourquoi pas) qui grognent et se marrent en traînant dans des rues vides avec des trucs en feu autour d’eux. S’il n’y a pas grand monde, c’est soit parce que tout le monde est mort, soit parce que ça coûte cher, des figurants. Bon, mais le plus important dans tout ça, c'est qu’il y a Jean-Claude. Et JC, il est pas là pour prêcher la bonne parole mais pour distribuer des pains. Donc non, il n’y aura rien d’original dans tout ça. Soit vous aimez le genre, soit non. La musique au synthé fauché est omniprésente, les décors sont surexploités, le jeu ne se distingue pas par sa finesse, l’intrigue est cousue de fils blancs, la dramaturgie est un peu lourdingue, les flash-back du trauma sont repassés en boucle. Mais il y a Jean-Claude qui a un capital sympathie intact. Mais il y a pas mal de scènes de baston, filmées comme à l’époque, avec un montage hyper-cut qui montre les coups sous plusieurs angles. Mais le méchant est très méchant et pas beau. Mais le kitsch des uns est parfois la beauté des autres.


Et donc c’est un film clivant. Pas au sens où sa profondeur diviserait la critique et ferait imploser la rédaction de Télérama, au sens où, pour le cas où vous auriez décidé de tenter l’aventure, avant même de le lancer, vous saurez ce qu’il en est … et madame ne sera déjà pas d’accord. Qu’elle se rassure cependant, qui dit JCVD dit le postérieur de JCVD. CQFD. C’est important le compromis.


>>> La scène qu’on retiendra ? JC, sur la croix dans une lumière crépusculaire, sorte d’allégorie de fond de garage, alors qu’il tente de faire céder l’édifice à coups de talon. C’est beau comme la vieille Golf du voisin.

Konika0
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le 4 mai 2024

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