L'opposition du missionnaire
Je préviens, film duraille. Ça rigole pas. Pour son dernier film, Ford envoie paître la sacro-sainte règle hollywoodienne, au diable le happy-end. Et c'est pas moi qui vais m'en plaindre.
Ford quitte l'Ouest américain, direction la Chine des années 30 en proie à l'anarchie. Il nous sert du Chinois et du Huns (sort of) en lieu et place d'Indiens et de Mexicains, en gros du bon sauvage et du barbare pilleur et violeur.
Au milieu de tout ça, une colonie de femmes missionnaires toutes plus cinglées les unes que les autres.
Avec Ann Bancroft dans le rôle... d'Ava Gardner ! Ava est là devant nous pendant 1 h 30. C'est sa coupe de cheveux, sa façon de fumer, son côté masculin extrêmement érotique, son visage ! Fascinant.
Comme dans tous les Ford, on ne s'ennuie pas une seconde, c'est plaisant, rythmé, drôle et dur (mais ça je l'ai déjà dit). C'est dingue, ce type était incapable de faire un mauvais film.