Pourquoi me suis-infligé ça ? Qu'est ce que j'en attendais ? Aucune idée. Geostorm a finalement tout pour me déplaire. Une histoire vue un bon millier de fois auparavant, des effets spéciaux aux fraises, une musique pompeuse, et une gamine qui termine le film par un message d'espoir qui respire le fake.
A éviter de bout en bout. Comment des acteurs comme Andy Garcia, Ed Harris ou encore Jim Sturgess peuvent se retrouver là-dedans ? Autant y retrouver Gerard Butler est logique car il gâche à peu près tout ce qu'il entreprend au même titre que Nicolas Cage depuis de trop nombreuses années. Ces acteurs se fourvoient et c'est d'une tristesse...
Geostorm est affligeant de mauvais goût et bourré de stéréotypes pro-américains bien médisants que seul Roland Emmerich avait jusqu'alors exposé. Si j'y ai vu de nombreuses ressemblances avec l'autre daube 2012, j'y ai vu des références directes à Gravity et pire encore, Dean Devlin s'inspire librement d'Armageddon (un film beaucoup trop sous-estimé) tout en proposant des rebondissements tirés par les cheveux visibles à des kilomètres.
Geostorm c'est ce genre de film où le président des USA est un gars franchement sympa. Ce genre de film où il n'arrive jamais rien aux héros. Ce genre de film où le méchant est vraiment méchant sans que l'on sache trop pourquoi. Ce genre de film où les ennemis des américains sont forcément russes. Ce genre de film où le gamin retrouve son chien alors qu'il vient d'y avoir un foutu tsunami trois minutes auparavant. Ce genre de film où la gamine a un papa qui est le meilleur du monde. Ce genre de film produit en 2017 sans que ce soit compréhensible ! Le genre de film à fuir.
D'un ennui mortel, Geostorm est, en plus d'être mauvais, un divertissement infâme que même la présence d'Abbie Cornish ne peut sauver.
1/10.