Je suis une légende
(Le film de 1964)
Je me suis dit qu’avec la sortie prochaine d’une suite à ‘’Je suis une légende’’ de 2007 portée par Will Smith, qu’il était enfin temps de revenir à l’origine de cet univers postapocalyptique si singulier. À la base, il faut le savoir, c’est un roman du même nom par Richard Matheson publié en 1954. Le cinéma n’a pas attendu bien longtemps pour l’adapter puisque sa première tentative est sortie sur grand écran 10 ans après.
Et depuis, il existe trois adaptations, celle de 1964 avec Vincent Price, puis celle de 1971 avec Charlton Heston et bien évidemment la version de 2007 avec Will Smith. Personnellement, je ne connais pas le roman, cependant les critiques en ligne s’accordent pour dire que le film de 1964 est la version la plus fidèle de l’œuvre. Cette dernière est d’ailleurs surtout connue pour être l’inspiration principale de George A. Romero pour son ‘’La Nuit des morts-vivants’’ de 1968.
Suite à une épidémie qui a transformé l’humanité tout entière en vampires, le docteur Robert Morgan est désormais le dernier humain sur Terre. Seul depuis 3 ans, il tente désespérément de trouver un remède au fléau qui l’entoure.
D’emblée, il est plus qu’évident que ce long-métrage doit être jugé dans le contexte de son époque, l’œuvre date de 61 ans au moment où j’écris ces quelques lignes. Le film est donc limité sur bien des aspects par son époque. Avec ce postulat en tête et ayant en prime la dernière itération comme point de comparaison. On peut dire que la version de 1964 nous propose un récit sombre et nihiliste au possible.
On n’y trouve aucune lumière au bout du tunnel, comme on dit. Robert Morgan est certes une légende, mais pas comme on pourrait s’y attendre. Contrairement à son équivalent contemporain de 2007, il n’est pas réellement un héros de sa propre histoire. C’est par ailleurs intéressant de pouvoir comparer les adaptations entre elles, car chacune d’elles propose une vision assez opposée d’un même roman. En ce qui a trait au dénouement c’est d’autant plus choquant pour la version de 1964. La conclusion qu’apporte ce film est d’une troublante fascination que je vais me garder de vous révéler.
Car c’est sans doute le seul réel intérêt de visionner cette adaptation. Ça et son attrait de précurseur en matière de représentation des morts-vivants sur grand écran. En somme, ça mérite le coup d’œil, d’autant plus que le film est disponible gratuitement en ligne vu qu’il est dans le domaine public.
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