C'est ainsi que l'on pourrait résumer ce film, ayant pour figure centrale Jupiter, cette géante gazeuse, mystérieuse et tourmentée. Mais voilà, les Wachowski, une fois de plus, ne font pas dans la finesse, hélas. Si la réalisation est encore une fois impeccable, portée par des effets spéciaux flamboyants - quoiqu'on a vu mieux, et par un sens du spectacle et de l'action hors norme, l'histoire, elle, se noie dans les gazs tourmentés de la planète.
Peu fan du casting, cantonné à des rôles plats et sans intérêts, je me suis vite retrouvé perdu dans cette histoire de science-fiction tirée par les cheveux dont les enjeux sont expédiés au dépend de l'action. Pire, les Wachowski, méticuleux d'habitude dans la cohérence de leur univers laissent l'invraisemblable surgir et en science-fiction, rien de pire. A plusieurs moments, les terriens devraient découvrir qu'ils ne sont pas seuls mais seule Mila Kunis semble comprendre et voir. Ce pourrait être logique, vu qu'elle est la reine de la planète Terre et une descendante de la lignée royale qui gouverne l'Univers mais tout de même : des vaisseaux s'écrasent au beau milieu de Chicago !
Matrix me semble loin, très loin, ce film avait un peu de sens et de style. Cloud Atlas avait le mérite d'avoir une véritable cohérence scénaristique. Jupiter Ascending cumule les défauts des deux films précédents sans parvenir à innover, inventer ou proposer quelque chose de neuf. C'est un simple plaisir geek, rien de plus, aux enjeux dramatiques faibles. De plus, toute science-fiction se doit de faire réfléchir sur l'humanité, sur le présent. Elle offre souvent un regard utopique sur notre propre monde. Ici, tout est froid et sans message. Restent quelques scènes d'actions jouissives et des effets visuels superbes, notamment lorsque Jupiter s'effondre sur la base secrète qu'elle abrite.
De l'eau dans le gaz, voilà pourquoi Jupiter s'effondre totalement.