Ludovic Bernard nous raconte ici une très belle histoire : l’histoire extraordinairement vraie de Samy, jeune de banlieue, qui, pour montrer son amour à sa dulcinée, va tenter de gravir le Mont Everest sans préparation.
Un très joli film, basé sur le périple réel de Nadir Dendoune, le premier franco-algérien à avoir gravi l’Everest. On se demande d’ailleurs pourquoi le réalisateur a choisi de changer l’identité de son personnage, passant d’un franco-algérien à un franco-sénégalais ... Au niveau de la mise en scène, Ludovic Bernard, qui vient de la maison Besson, parvient à développer de nombreuses émotions, avec de l’humour, de la tension et de sublimes paysages. Si le début du film est un peu forcé, avec des situations et des gags un peu simplistes, l’ambiance se bonifie au fur et à mesure que le personnage passe les étapes. On a vraiment l’impression d’être dans la peau de Samy qui tente tout, à la simple force de sa volonté.
Ludovic Bernard parvient donc à faire ce que Baltasar Kormakur n’avait pas tout à fait réussi à faire avec son « Everest » il y a deux ans : donner au spectateur l’occasion de s’attacher aux personnages. C’est aussi sans doute lié à la performance des acteurs. Qu’on aime ou qu’on n’aime pas Ahmed Sylla, il faut bien reconnaître qu’il est, dans ce film, impressionnant de justesse. Nicolas Wanczycki en guide de haute montagne un peu rude est aussi très touchant tandis qu’Alice Belaïdi est, comme d’habitude, magnifique.
En bref, une histoire d’amour et de dépassement de soi qui peut toucher tout le monde. A voir !