Une ode à la ville éternelle et une réflexion sur l’existentialisme.
C'est une oeuvre magistral que nous avons là. Une ode à la "dolce vita", une magnifique carte postal de la ville au sept collines. Un écrivain mondain sur le retour, Jep Ganbardella (Toni Servillo absolument parfait), apprend le décès de son amour de jeunesse qui ne l'a jamais oubliée. Il est alors pris d'une crise existentielle. Sa condition de mondain, sa vie passée, sa vie futur, ses amours...tout est remis en question. Paolo Sorrentino dresse le portrait d'un homme en proie à ses doutes et ses démons. Par l'intermédiaire, de ce romain atypique, le réalisateur nous renvoie à notre propre vacuité et nous incite à nous interroger sur nous-même, sur nos envies et nos désirs. Porté par un bande-originale éclectique et une photographie de toute beauté, ce film injustement boudé à Cannes est à voir de toute urgence, ne serait-ce que pour la "grande bellezza", Rome, la ville éternelle.