La Planète des singes fait partir des franchises les plus célèbres du cinéma. J’apprécie énormément le dernier cycle en date initié en 2011 par La planète des singes : l’origine réalisé par Rupert Wyatt. Il s’agissait du premier opus d’une trilogie que j’ai trouvée remarquable sur tous les plans. C’est donc avec beaucoup de plaisir que j’ai accueilli l’été dernier l’arrivée dans les salles d’un quatrième épisode intitulé La planète des singes : le nouveau royaume.
Noa est un jeune singe qui appartient à une communauté se consacrant à l’élevage de rapaces. La belle harmonie du groupe disparait le jour où il est victime d’une attaque menée par une bande de gorilles sanguinaires. Ils sont tous tués ou faits prisonniers. Seul le jeune héros échappe à ses agresseurs. Isolé, il décide de partir à la recherche de sa famille pour la libérer. Son périple va l’amener à faire des rencontres et des découvertes qui vont le chambouler profondément…
Le personnage de Noa est attachant. Sa naïveté et sa fragilité éveillent naturellement l’empathie. Devoir se faire violence pour surmonter ses peurs va le faire grandir. La trame propose donc le voyage initiatique de ce jeune singe qui, au gré des rencontres et des événements, va voir ses croyances chamboulées et un nouveau monde s’ouvrir à lui. La construction du héros utilise finalement des recettes classiques mais savamment cuisinées avec des ingrédients de qualité.
Au cours de son périple, Noa fait des rencontres. La première prend les traits de Raka, un orang-outang qui va le guider en lui ouvrant l’esprit, lui permettant ainsi de prendre conscience de l’ampleur du monde et de ses enjeux. J’ai une affection particulière pour ce grand sage simien qui bien que construit sur des bases classiques dégage un charisme et une bienveillance des plus touchants. Les deux nouveaux amis vont être amené à adopter une jeune humaine pleine de mystère. Tout au long du film, on se questionne sur son rôle, ses envies ou ses moyens. Je trouve son interprétation par Freya Allan plutôt bonne. Le trio fonctionne bien. Leur constitution marque le début d’une nouvelle étape dans l’histoire.
L’antagoniste prend les traits de Proxemus César. Le seul but de ce singe à la stature imposante est de s’approprier les connaissances des hommes. Pour cela, il cherche à forcer la résistance d’un bunker dont le contenu l’attire de manière obsessionnelle. Pour mener à bien son projet, sa garde rapprochée a réduit à l’esclavage les autres communautés simiennes. Les proches de Noa font ainsi partie de ces victimes dont la seule mission est de travailler du matin au soir pour permettre au tyran d’atteindre son but. Je trouve ce « méchant » assez réussi. Il possède un certain charisme tout en dégageant une forme de fragilité. Son profil n’est pas manichéen. Néanmoins malgré ses nuances, il reste un dictateur inquiétant et puissant promettant ainsi un affrontement rude et aléatoire avec le héros.
Le scénario est également une belle réussite. Les périodes contemplatives alternent avec des moments plus rythmés ou plus dramatiques. J’ai vraiment eu le sentiment d’accompagner Noah et ses amis dans leur quête. L’intensité de l’intrigue est forte et joliment rendue. Le suspense est constant. L’implication émotionnelle dans l’histoire est totale. Je me suis passionné pour cette aventure du début à la fin. Une belle réussite !
La réalisation s’est avérée être à la hauteur de mes attentes. La qualité des images s’inscrit dans la lignée de la première trilogie. Les singes sont criants de réalisme. L’attachement aux personnages est immédiat. L’immersion est forte. L’ensemble est intense sur le plan émotionnel. Les effets spéciaux sont exceptionnels et se mettent clairement au service d’une belle histoire et d’un excellent film.
J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir La planète des singes : le nouveau royaume. Il s’agit d’une jolie suite qui se montre à la hauteur des trois précédents chapitres. Je trouve les nouveaux personnages réussis et suis vraiment curieux de découvrir la suite des aventures de tout ce petit monde …