C'est typiquement le genre de film qui te ramène bien à ton ignorance;
Des flopées de chiffres, de lettres, et de symboles, ainsi vont les maths;
Les maths "high level", c'est comme la Hard SF, tu comprends rien, mais t'es fasciné;
C'est comme la chimie, Comme Le Pi d'Aronofsky, comme la Théorie des Cordes;
C'est tellement inaccessible pour un être lambda (comme moi) que t'as l'impression
qu'ils écrivent n'importe quoi et que tu peux faire la même chose, mais qu'on ne s'y
trompe pas, c'est réel; c'est fou, mais réel;
Fort heureusement, le sujet ne s'arrête pas là, c'est la toile de fond; ouf ! Sauvé !
Le sujet est suffisamment fort et le scénario bien pensé pour mettre de côté l'éventuelle frustration qui en ressortirait; car la réalisatrice porte un regard très ouvert et touchant
sur ces êtres doués d'une intelligence rare assujettis à un univers qui les obsède et les
dépasse en même temps; malades jusqu'à oublier de vivre, tout simplement;
Ce que va apprendre presque à son insu la très inspirée Ella Roumpf que je suis ravi de revoir
et qui m'avait déjà bien plu dans GRAVE ; soyons clair, elle porte à elle seule ce film; bien accompagnée certes d'un Philippe Darroussin coutumier de la réalisatrice; d'une rare mais précieuse Clotilde Courau, mais petit bémol subjectif, j'ai moins accroché Julien Frison,
que j'ai trouvé bizarre et sûrement volontairement antipathique; même quand il n'est sensé
plus l'être; avec ses expressions et ses grimaces qui ne m'ont pas enchanté; oubliable;
Beaucoup aimé les moments de Majong ! Bien joué ! Ca aurait même pu faire une série dans le style LE JEU DE LA DAME; genre : "une matheuse autiste reine du majong met à mal les mafias chinoises "
Mais n'oublions pas les maths et la fameuse Conjecture de Goldbach...Tout un programme n'est-ce pas ? Vous avez dit quoi, déjà ?
Bonne séance;