La carrière et la vie de Maria Schneider, victime d'une agression sexuelle par Marlon Brando, avec la complicité du réalisateur Bernardo Bertolucci, sur le tournage d'un film culte des années 1970 : Le Dernier Tango à Paris.
Le nouveau film de Jessica Palud pose une nouvelle fois la question suivante : doit-on déterminer la qualité d'un film uniquement en fonction du sujet qu'il traite ?
Car ici, il semble nécessaire de dissocier le propos du film de ses qualités cinématographiques.
Si l'histoire du destin brisé de cette actrice mérite d'être connue de tous et est passionnante en ce qu'elle dit d'une époque et d'un monde dont nous ne sommes pas encore tout à fait sortis, il faut bien reconnaître que la façon dont elle est filmée et racontée n'est pas très réussie.
La réalisatrice se contente de survoler la vie de Maria Schneider sans jamais vraiment creuser des arcs narratifs qui auraient pu apporter des éclairages intéressants (comme la relation de l'actrice avec son père, son rapport au métier d'actrice...) et d'évoquer, brièvement et un peu à la chaîne, les conséquences de cet acte tragique sur sa vie et le reste de sa carrière.
Ainsi, le film ne parvient jamais à réellement embarquer, notamment si l'on connait déjà cette histoire.
Parce qu'ils cherchent sans doute à compenser une mise en scène peu investie et trop scolaire, les acteurs sont souvent en sur régime, notamment le personnage de la mère de Maria Schneider, en surjeu constant. Anamaria Vartolomei parvient malgré tout à se montrer une nouvelle fois épatante.
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