MIDSOMMAR (16,66) (Ari Aster, USA, 2019, 147min) :
Ce dérangeant cauchemar fantastique plonge un couple et leurs amis dans une véritable descente en enfer anthropologique sur fond de folklore suédois, distillé par une communauté sectaire vénéneuse. Un solaire long métrage morbide sublimé par l'étourdissante mise en scène, où la caméra aérienne offre de nombreuses séquences sidérantes de virtuosités formelles pour mieux inoculer son poison récit dépressif à l'intérieur d'un huis clos étouffant en plein air. Ari Aster loin des films d'horreur à jump-scares U.S, décline avec maestria une languissante mécanique (trop?) narrative très riche thématiquement et emplie de symboles (triangle, carré, cercle, rune), où l'atmosphère inquiétante ne cesse de nourrir les psychologiques abîmes intérieurs, jusqu'au climax final hallucinant de souffrance cathartique. Une terrifiante odyssée païenne diurne en plein de solstice d'été, dont vos nuits seront dorénavant hantées, ensorcelées par la musique traditionnelle rythmant les rites, les effrayants chants et cris incantatoires. Un choc mental et visuel. Glaçant. Brillant. Perturbant. Fascinant.