Dès le départ, "Mission Pays Basque" donne le ton. Mal joué, pauvrement mis en scène, cousu de fil blanc (le final est prévisible dès les premières minutes). En outre, cette histoire de cadre parisienne qui tente d'acheter une quincaillerie basque pour effectuer une juteuse opération commerciale transpire les clichés par tous les pores.
Bref, on croirait avoir affaire à un téléfilm lambda tourné paresseusement, et diffusé en deuxième partie de soirée. Je suis prêt à parier que le projet a initialement été conçu ainsi.
Et encore, de nombreuses situations ne tiennent pas la route. Même en le regardant dans un état second et sur un TV de chambre d'hôtel je n'aurai pas pu rentrer dans l'histoire.
Restent la couleur locale basque, et la (courte) prestation de Daniel Prévost. Je note aussi l'effort (mesuré) de Ludovic Bernard, qui le temps de quelques secondes a essayé d'injecter des tics dynamiques à la Edgard Wright (essayé, je dis !). Mais enfin ça n'empêche pas "Mission Pays Basque" de demeurer un navet.