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Écrivain prolifique et très populaire à Taïwan, Giddens Ko a vu une grande partie de son œuvre être portée à l’écran, avant de passer lui-même à la réalisation en 2011 avec You Are the Apple of My Eye, comédie romantique douce-amère adaptée de l’un de ses propres écrits. Avec Mon Mon Mon Monsters, il traite une nouvelle fois de l’adolescence, mais sous une forme bien plus sombre. Le film met en scène Lin, jeune homme paisible et solitaire, qui subit régulièrement les humiliations de Ren-hao et de sa bande. Accusé à tort d’un vol d’argent, l’adolescent brimé se retrouve contraint d’effectuer un travail d’intérêt général en compagnie de ses tortionnaires. Peu à peu, Lin prend lui-même part aux méfaits de ses camarades, au départ pour s’intégrer au groupe, puis parce qu’il y prend finalement goût. Une nuit, au sortir d’un cambriolage foireux, l’équipe tombe sur une paire de monstres cannibales, parvient à capturer l’une des créatures et décide de lui faire subir les pires sévices.


Explorant sans aucune concession les tourments de l’adolescence, Mon Mon Mon Monsters illustre de façon radicale l’adage selon lequel le véritable monstre n’est pas toujours celui que l’on croit : entraînés dans une implacable spirale de violence, les personnages se révèlent en définitive aussi condamnables les uns que les autres. Tous sombreront dans l’horreur, y compris le héros, initialement doux et bon, qui finira par céder lui aussi à ses instincts les plus bas. Très belle, la mise en scène de Giddens Ko ne recule devant aucun effet gore (cet impressionnant massacre à bord d’un bus, accompagné d’une reprise de My Way). Mon Mon Mon Monsters ose une certaine outrance et assume son postulat de départ jusqu’au bout, clôturant son récit par un plan final enragé et nihiliste à souhait. Indéniablement l’une des projections les plus marquantes de cette dix-septième édition.


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Cygurd
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le 27 juil. 2017

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Film Exposure

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