Un voleur s’introduit dans une voiture de luxe et se retrouve piégé à l’intérieur…
Je n’avais pas vu la moindre bande-annonce et encore moins le synopsis que j’avais déjà deviné ce qu’il allait advenir du héros à peine avait-il mis les pieds dans l'habitacle du véhicule (et ce, sans avoir vu le film originel).
Aussi bien sur le plan de la mise en scène qu’au niveau de l’écriture, Piégé (2025) est d’une incroyable paraisse. On jurerait avoir affaire à un mixe toute pété entre Saw (2004) & Phone Game (2003),
avec le redresseur de torts qui s’en prend au vilain petit canard pour lui faire admettre ses erreurs (son parcours de vie et ses choix)
et le téléfilm Monolith (2016),
pour le côté SUV high-tech dans lequel on ne peut ni entrer, ni sortir.
David Yarovesky réalise ici le remake de 4x4 (2019) de Mariano Cohn, un film argentin qui n’était pas folichon et qui se suffisait à lui-même (c’est d’ailleurs le 3ème remake, après une version brésilienne et indienne). Le pitch de départ est d’une simplicité redoutable et il en sera de même avec l’intégralité du film. Il ne suffit pas de réaliser un thriller claustro dans une bagnole blindée pour obtenir un effet wahou.
Si bien que le film devient assez vite répétitif
(les décharges électriques, boire son urine, tenter de s'échapper du véhicule par tous les moyens, musique infernale, le coup de la clim et du chauffage, …).
Tout devient mécanique et sans réelle saveur. Si Bill Skarsgård fait le job (mais ne lui en demandez pas trop), ne vous attendez à rien de la part d’Anthony Hopkins, dont on ne verra le visage que pendant 20min montre en main (on n’entendra uniquement sa voix le reste du temps).
Aussitôt vu, aussitôt oublié.
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