Platoon n'est pas un film qui se tripote la nouille sur la philosophie humaine, Platoon est le premier film qui décrit vraiment ce qu'était le Vietnam. Un souvenir pour tous les vétérans... comme Oliver Stone. De la première à la dernière seconde du long-métrage on suit les péripéties de Chris Taylor, petit bourgeois qui lâche la fac et rejoint l'US Army par esprit patriotique. Ses rêves vont bien évidemment se briser face à l'hostilité de l'environnement et la sournoiserie de l'ennemi. Ce n'est pas la 1e et 2e guerre mondiale comme son père et son grand-père ont fait, c'est totalement différent. Outre des souvenirs d'un mode de vie militaire, Oliver Stone dépeint également la vision divisée de l'Amérique sur ce conflit, notamment par les 2 camps au sein de la patrouille: ceux qui sont obligés d'être là, qui écoutent la Motown en fumant des joints et puis les conservateurs, pro-militaires, racistes, meurtriers et violeurs qui écoutent de la country ! Plus cliché tu meurs ! Ca nous rappelle bien qu'on est face à un film du réalisateur engagé et maladroit, Olvier Stone. A l'instar de la musique de film, adagio for strings, pourtant magnifique, qui est exploitée à outrance pour tirer le plus possible sur la corde sensible de son audience.
Malgré cela le film a été acclamé par 4 oscars. Les raisons sont que c'est un film indépendant a très petit budget est très loin donc du mastodonte Apocalypse Now. Ici les explosions sont cheaps (tout ce qui est napalm n'est que effet de lumière). Et ca l'Academy elle kiffe. De plus Platoon est sorti en pleine période Rambo, pro-militaire, à gros budget et à gros bras. Faut dire également que la patrouille à de la gueule, outre Charlie Sheen, nous voilà à faire des rondes avec Johnny Depp, Willem Dafoe, Tom Berenger, Forest Whitaker, John C. McGinley,... si ca c'est pas la classe !
Platoon est un témoignage réaliste et nostalgique pour ceux qui ont vécu le Vietnam, et même si ca tombe parfois dans le larmoyant, voire la putasserie comme sa scène finale où Charlie Sheen, évacué en hélico, pleure à chaudes larmes face à la boucherie qu'il vient de vivre, ca reste un très bon moment de cinéma !