Jennifer et David sont deux ado américains des années 1990. David est renfermé, timide, bûcheur alors que sa soeur préfère sortir avec les garçons que plonger le nez dans un bouquin.
David aime Pleasantville, une vieille série télé en noir et blanc datant des années 50. Il en connaît la plupart des répliques par coeur. Un jour, sa soeur et lui se trouvent projetés dans la série, prenant la place de deux des personnages.
Si David est en terrain connu, Jennifer, elle, ne connait rien des codes et us qui régissent le petit monde parfait de Pleasantville. Elle va rapidement jouer les trublions et semer malgré elle la zizanie dans cette société étriquée dans laquelle l'homme est le chef de famille et la femme torche les mômes avec le sourie et veille à ce que son époux ait un bon dîner lorsqu'il rentre à la maison.
Une histoire à la jonction entre Retour vers le futur et le Truman Show, la musique de Dave Brubeck en plus. Avec son lot d'anachronismes et de décalages socio-culturels donnant lieu à des situations cocasses. Le monde de Pleasantville est si parfait qu'il en est caricatural et drôle. Les personnages sont d'abord incapables de comprendre la notion même de changement. Ils sont aussi perdus que le fut Jennifer lorsqu'elle pénétra ce monde désuet.
De bouleversement en bouleversement, le monde de Pleasantville change. Certains personnages parviennent à s'adapter alors que d'autres rejettent la nouveauté. La bonne humeur laisse place à l'irritation, la camaraderie à l'intolérance. Apparaissent les contraintes, l'asservissement, la répression, la ségrégation. Les autodafés. La violence. Le ver est dans la pomme.
Un film sympathique qui m'a donné une soirée de cinéma fort agréable.